Ordre du temple solaire

mercredi 01 septembre 2010

 

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20 décembre 2006

Procès en appel de l'OTS: M. Tabachnik relaxé pour la deuxième fois

La cour d'appel de Grenoble a relaxé ce 20/12/2006 le chef d'orchestre franco-suisse Michel Tabachnik, poursuivi pour "association de malfaiteurs" après la "tuerie-suicide" de 16 membres de l'Ordre du temple solaire (OTS) dans le Vercors en 1995.

M. Tabachnik était accusé d'avoir placé, par ses écrits, les futures victimes "dans une dynamique mortifère".

Bien que ce soit le parquet qui ait fait appel de la relaxe prononcée en première instance, l'avocat général Jean-Pierre Melendez n'avait demandé ni la condamnation ni la relaxe de Michel Tabachnik, ne se prononçant pas explicitement sur sa culpabilité ou son innocence.

En première instance en 2001, devant le tribunal correctionnel de Grenoble, le parquet avait requis 5 ans de prison.


24 octobre 2006

Ordre du temple solaire: ouverture du procès en appel de Michel Tabachnik 

 

Le procès en appel du chef d'orchestre franco-suisse Michel Tabachnik, poursuivi après la mort de 16 adeptes de l'Ordre du temple solaire (OTS) en 1995, s’est ouvert ce 24 octobre 2006 à Grenoble.

 

En première instance en 2001, le procureur, qui avait requis cinq ans de prison contre M. Tabachnik, lui ayant reproché d'avoir, par ses écrits ésotériques, poussé les adeptes à se suicider aux cotés de leurs proches.

 

Le parquet n'avait cependant pas réussi à démontrer que ces écrits avaient pu placer les futures victimes "dans une dynamique mortifère". Le chef d'orchestre avait été relaxé au bénéfice du doute mais le parquet avait fait appel.

Le procès de M. Tabachnik, poursuivi pour "association de malfaiteurs", doit durer deux semaines.


19 septembre 2003 

L'affaire de l'Ordre du temple solaire revient devant la justice


 

 

A trois jours d'un nouveau procès, un parent de deux victimes de la secte de l'Ordre du temple solaire (OTS) a tenté vendredi de relancer la thèse contestée d'une intervention extérieure dans la mort de seize disciples du groupe en décembre 1995 dans le Vercors. 

 

Alain Vuarnet, qui a perdu sa mère et son frère dans ce carnage, a fait état sur France Info du résultat d'un travail de l'expert Gilbert Lavoué, réalisée et financée à titre privé sur les corps de ses proches exhumés à sa demande le 4 juillet. 

 

Cette expertise montrerait, selon Alain Vuarnet, que les corps portent des traces importantes de phosphore. "C'est la preuve irréfutable que ces victimes ont été exécutées par un lance-flammes à jet directionnel. En effet, le phosphore ne peut être manié qu'à l'aide d'un lance-flammes", a-t-il estimé. 

 

Lundi, s'ouvrira le procès en appel à Grenoble du chef d'orchestre franco-suisse Michel Tabachnik, 60 ans, seul dignitaire de l'OTS encore en vie. Poursuivi pour "participation à une association de malfaiteurs", il a été relaxé en première instance le 25 juin 2001 mais le parquet a fait appel. 

 

Une série de suicides collectifs ou de massacres consentis par les victimes avait fait 74 morts dans l'OTS de 1994 à 1997, dans trois pays: cinq morts le 30 septembre 1994 à Morin Heights, au Canada, 48 morts les 3 et 4 octobre 1994 à Cheiry et Salvan, en Suisse, 16 morts le 16 décembre 1995 à Saint-Pierre-de-Chérennes, en France, cinq morts le 22 mars 1997 à Saint-Casimir, au Canada. 

 

Les enquêtes de police ont montré que les membres de ce groupe ésotérique développé par le Français Joseph di Mambro et le belge Luc Jouret pensaient en mourant organiser leur "transit vers Sirius", une étoile lointaine. 

 

"SECTE LUCIFERIENNE" 

 

Selon de nombreux témoignages, le groupe d'adeptes morts dans le Vercors regrettait beaucoup de n'avoir pas "accompagné vers Sirius" leurs gourous, morts dans les carnages de Suisse. 

 

Selon le scénario retenu par la justice, les seize personnes se sont rendues au lieu-dit "le trou de l'enfer", une clairière isolée, où les membres de la secte Jean-Pierre Lardanchet, policier français, et André Friedli, un Suisse, ont tué avec deux carabines 22 Long rifle les 14 autres personnes, qui avaient absorbé des calmants. 

 

Certaines victimes, notamment trois enfants, semblent avoir été contraintes par les deux hommes à se prêter au "transit". Ils ont ensuite disposé les corps en étoile, les ont incendiés avec de l'essence et du bois, avant de se suicider. 

 

Ce scénario a fait l'objet d'une reconstitution avec des dépouilles d'animaux, jugée concluante par la justice. 

 

Alain Vuarnet et son avocat Alain Leclerc entendent pourtant demander lundi à la cour d'appel de Grenoble le renvoi du procès et la réouverture de l'enquête. 

 

"J'espère bien que, cette fois-ci, la justice nous écoutera et fera preuve de bon sens", a dit Alain Vuarnet. Le parquet général et l'association anti-sectes Unadfi entendent recadrer les projecteurs judiciaires sur Michel Tabachnik. 

 

En première instance, le parquet avait demandé cinq ans de prison ferme contre lui en estimant qu'il avait "créé une dynamique homicide" mais le tribunal avait estimé que la preuve n'était pas apportée. 

 

Michel Tabachnik, chef d'orchestre de réputation internationale, a rédigé une partie de la doctrine dans la secte dans des écrits intitulés "Les Archées". L'enquête a montré qu'il animait des cérémonies truquées où il "interprétait" même de faux messages des "maîtres cosmiques". 

 

Deux discours tenus à Avignon devant des adeptes de la secte, en juillet et septembre 1994, lui ont été particulièrement reprochés car il y annonçait la fin de l'OTS. 

 

En première instance, l'Unadfi avait dénoncé par la voix de son avocat Francis Vuillemin une "secte luciférienne" et l'influence "morbide" de Michel Tabachnik. 

 

Elle semble avoir changé d'optique et parle des "zones d'ombre" du dossier. "Je reste sur le dossier Tabachnik, je laisse les autres faire de la science-fiction", a déclaré à Reuters vendredi son nouvel avocat, Me Jean-Michel Pesenti. 

 

Il a pourtant annoncé qu'il demanderait lundi le renvoi du procès, dans l'attente de l'aboutissement des poursuites pour "violation du secret de l'instruction" engagées à Paris contre un expert ayant été requis par la justice sur le dossier, le spécialiste des sectes Jean-Marie Abgrall. 


Jurisprudence
 

Cour d'appel de Grenoble 
DOSSIER N 01/00937ARRÊT
ARRÊT DU 20 DECEMBRE 2006
1ère CHAMBRE CORRECTIONNELLE


Si le comportement de Michel T. a été sujet à de légitimes interrogations, la preuve fait défaut de ce qu'il ait participé consciemment à un groupement qui avait pour but la commission de crimes.


Bibliographie