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Procès
en appel de l'OTS: M. Tabachnik relaxé pour la deuxième
fois
La cour d'appel de Grenoble a relaxé ce 20/12/2006 le chef
d'orchestre franco-suisse Michel Tabachnik, poursuivi pour
"association de malfaiteurs" après la
"tuerie-suicide" de 16 membres de l'Ordre du
temple solaire (OTS) dans le Vercors en 1995.
M. Tabachnik était accusé d'avoir placé, par ses écrits,
les futures victimes "dans une dynamique mortifère".
Bien que ce soit le parquet qui ait fait appel de la relaxe
prononcée en première instance, l'avocat général
Jean-Pierre Melendez n'avait demandé ni la condamnation ni
la relaxe de Michel Tabachnik, ne se prononçant pas
explicitement sur sa culpabilité ou son innocence.
En première instance en 2001, devant le tribunal
correctionnel de Grenoble, le parquet avait requis 5 ans de
prison.
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24
octobre 2006
Ordre
du temple solaire: ouverture du procès en appel de Michel
Tabachnik
Le
procès en appel du chef d'orchestre franco-suisse Michel
Tabachnik, poursuivi après la mort de 16 adeptes de
l'Ordre du temple solaire (OTS) en 1995, s’est ouvert ce
24 octobre 2006 à Grenoble.
En
première instance en 2001, le procureur, qui avait requis
cinq ans de prison contre M. Tabachnik, lui ayant reproché
d'avoir, par ses écrits ésotériques, poussé les
adeptes à se suicider aux cotés de leurs proches.
Le
parquet n'avait cependant pas réussi à démontrer que
ces écrits avaient pu placer les futures victimes
"dans une dynamique mortifère". Le chef
d'orchestre avait été relaxé au bénéfice du doute
mais le parquet avait fait appel.
Le
procès de M. Tabachnik, poursuivi pour "association
de malfaiteurs", doit durer deux semaines.
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L'affaire
de l'Ordre du temple solaire revient devant la justice
A
trois jours d'un nouveau procès, un parent de deux
victimes de la secte de l'Ordre du temple solaire (OTS) a
tenté vendredi de relancer la thèse contestée d'une
intervention extérieure dans la mort de seize disciples
du groupe en décembre 1995 dans le Vercors.
Alain
Vuarnet, qui a perdu sa mère et son frère dans ce
carnage, a fait état sur France Info du résultat d'un
travail de l'expert Gilbert Lavoué, réalisée et financée
à titre privé sur les corps de ses proches exhumés à
sa demande le 4 juillet.
Cette
expertise montrerait, selon Alain Vuarnet, que les corps
portent des traces importantes de phosphore. "C'est
la preuve irréfutable que ces victimes ont été exécutées
par un lance-flammes à jet directionnel. En effet, le
phosphore ne peut être manié qu'à l'aide d'un
lance-flammes", a-t-il estimé.
Lundi,
s'ouvrira le procès en appel à Grenoble du chef
d'orchestre franco-suisse Michel Tabachnik, 60 ans, seul
dignitaire de l'OTS encore en vie. Poursuivi pour
"participation à une association de
malfaiteurs", il a été relaxé en première
instance le 25 juin 2001 mais le parquet a fait appel.
Une
série de suicides collectifs ou de massacres consentis
par les victimes avait fait 74 morts dans l'OTS de 1994 à
1997, dans trois pays: cinq morts le 30 septembre 1994 à
Morin Heights, au Canada, 48 morts les 3 et 4 octobre 1994
à Cheiry et Salvan, en Suisse, 16 morts le 16 décembre
1995 à Saint-Pierre-de-Chérennes, en France, cinq morts
le 22 mars 1997 à Saint-Casimir, au Canada.
Les
enquêtes de police ont montré que les membres de ce
groupe ésotérique développé par le Français Joseph di
Mambro et le belge Luc Jouret pensaient en mourant
organiser leur "transit vers Sirius", une étoile
lointaine.
Selon
de nombreux témoignages, le groupe d'adeptes morts dans
le Vercors regrettait beaucoup de n'avoir pas
"accompagné vers Sirius" leurs gourous, morts
dans les carnages de Suisse.
Selon
le scénario retenu par la justice, les seize personnes se
sont rendues au lieu-dit "le trou de l'enfer",
une clairière isolée, où les membres de la secte
Jean-Pierre Lardanchet, policier français, et André
Friedli, un Suisse, ont tué avec deux carabines 22 Long
rifle les 14 autres personnes, qui avaient absorbé des
calmants.
Certaines
victimes, notamment trois enfants, semblent avoir été
contraintes par les deux hommes à se prêter au
"transit". Ils ont ensuite disposé les corps en
étoile, les ont incendiés avec de l'essence et du bois,
avant de se suicider.
Ce
scénario a fait l'objet d'une reconstitution avec des dépouilles
d'animaux, jugée concluante par la justice.
Alain
Vuarnet et son avocat Alain Leclerc entendent pourtant
demander lundi à la cour d'appel de Grenoble le renvoi du
procès et la réouverture de l'enquête.
"J'espère
bien que, cette fois-ci, la justice nous écoutera et fera
preuve de bon sens", a dit Alain Vuarnet. Le parquet
général et l'association anti-sectes Unadfi entendent
recadrer les projecteurs judiciaires sur Michel Tabachnik.
En
première instance, le parquet avait demandé cinq ans de
prison ferme contre lui en estimant qu'il avait "créé
une dynamique homicide" mais le tribunal avait estimé
que la preuve n'était pas apportée.
Michel
Tabachnik, chef d'orchestre de réputation internationale,
a rédigé une partie de la doctrine dans la secte dans
des écrits intitulés "Les Archées". L'enquête
a montré qu'il animait des cérémonies truquées où il
"interprétait" même de faux messages des
"maîtres cosmiques".
Deux
discours tenus à Avignon devant des adeptes de la secte,
en juillet et septembre 1994, lui ont été particulièrement
reprochés car il y annonçait la fin de l'OTS.
En
première instance, l'Unadfi avait dénoncé par la voix
de son avocat Francis Vuillemin une "secte luciférienne"
et l'influence "morbide" de Michel Tabachnik.
Elle
semble avoir changé d'optique et parle des "zones
d'ombre" du dossier. "Je reste sur le dossier
Tabachnik, je laisse les autres faire de la
science-fiction", a déclaré à Reuters vendredi son
nouvel avocat, Me Jean-Michel Pesenti.
Il
a pourtant annoncé qu'il demanderait lundi le renvoi du
procès, dans l'attente de l'aboutissement des poursuites
pour "violation du secret de l'instruction"
engagées à Paris contre un expert ayant été requis par
la justice sur le dossier, le spécialiste des sectes
Jean-Marie Abgrall.
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