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Union
européenne / Parlement
européen
Voir
Dialogue
avec les religions, églises et communautés de conviction
(UE)
mercredi 24 décembre 2008
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Parlement
européen
Résolution
du Parlement européen du 8 mai 2008 sur le développement
du cadre régissant les activités des représentants d'intérêts
(lobbyistes) auprès des institutions de l'Union européenne
Texte
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Parlement
européen
Jeudi
8 mai 2008 - Bruxelles
P6_TA-PROV(2008)0193
Droits
de l'homme dans le monde (2007) et politique de l'Union
européenne en la matière
commission des affaires étrangères
PE 400.468
Résolution
du Parlement européen du 8 mai 2008 sur le rapport annuel
2007 sur les droits de l'homme dans le monde et la politique
de l'Union européenne en matière de droits de l'homme
(2007/2274(INI))
Texte
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Résolution du
Parlement européen sur les violations des droits de l'homme
en Chine,
notamment en matière de liberté de religion
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Parlement
européen 1997
Direction
générale des Etudes DOCUMENT DE TRAVAIL Série
Europe des citoyens W-10
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Parlement
européen, commission des affaires étrangères, des droits
de l'homme, de la sécurité commune et de la politique de défense
- Audition publique "Human rights and freedom of
religion,"
17 juin 2003. (en anglais)
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Résolution
A5-0050/2000, du 16 mars 2000 Rapport HAARDER
(1998-1999)
- constate
que, pour les personnes appartenant aux nouvelles
minorités dans l'Union, qui constituent aujourd'hui
avec l'immigration un groupe important de la population
des sociétés européennes, la pratique de leur
religion n'est pas possible dans tous les pays membres
et demande que les pays membres garantissent la même
reconnaissance sociale et institutionnelle de toutes ces
nouvelles communautés religieuses de l'Union;
- préconise
la protection de la liberté de conscience et du droit
à l'objection de conscience.
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Résolution
A5-0223/2001,
du 5 juillet 2001 Rapport
CORNILLET (2000)
- recommande
aux États membres une attention toute particulière aux
activités parfois illégales ou criminelles de
certaines sectes qui mettent en péril l'intégrité
physique et psychique de la personne, en particulier:
- la
mise en œuvre, par les organismes spécialisés et
indépendants dans la défense des droits de
l'homme, d'actions d'information et de
sensibilisation pour que toute personne puisse décider
ou non d'intégrer ou de quitter un mouvement à
caractère religieux ou spirituel,
- l'adaptation
de dispositions judiciaires, fiscales et pénales
suffisantes pour contrecarrer les agissements illégaux
de certaines sectes.
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Résolution
A5-0451/2002,
du 15 janvier 2003
Rapport SWIEBEL (2001)
- appelle
la Grèce à reconnaître le droit de refuser le service
militaire pour objection de conscience sans restriction
et sans référence à des motivations religieuses, à
mettre en place des formes alternatives de service
obligatoire qui ne soient pas d'une durée supérieure
à celle du service militaire, et à libérer immédiatement
toutes les personnes purgeant une peine de prison infligée
pour objection de conscience;
- appelle
les États membres à garantir le pluralisme religieux,
par le traitement équitable de toutes les religions et
à faire en sorte que les points de vue religieux et laïques
soient respectés et puissent être exprimés sur un
pied d'égalité;
- recommande
aux États membres de combattre les activités illégales
des prétendues sectes, qui menacent l'intégrité
mentale ou physique des individus et, ce faisant, de
respecter les principes de l'État de droit et
d'appliquer les procédures normales du droit pénal et
civil, conformément aux vues exprimées par l'Assemblée
parlementaire du Conseil de l'Europe;
- estime également
que la liberté de ne plus adhérer à une religion ou
philosophie et le droit de quitter la communauté
correspondante doit également figurer au nombre des
libertés et que ce droit doit être protégé
activement par les pouvoirs publics là où cela s'avère
nécessaire;- demande aux États membres de veiller à
ce que cette liberté ne porte pas atteinte à
l'autonomie des femmes et au principe d'égalité entre
les femmes et les hommes et à ce qu'elle s'exerce
conformément à l'exigence de la séparation de l'Église
et de l'État.
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Résolution
A5-0281/2003,
du 4 septembre 2003
Rapport SYLLA (2002)
- invite
les États membres et l'UE à favoriser le dialogue
interreligieux dans la mesure où il condamne toute
forme de fanatisme et d'intégrisme, ainsi qu'à
garantir le principe de laïcité, ce qui n'exclut pas
un enseignement de la religion à l'école, un tel
dialogue et un tel enseignement devant accorder,
proportionnellement, autant d'attention aux conceptions
non religieuses du monde;
- tout en
approuvant les progrès intervenus en Grèce en matière
de respect de la liberté religieuse et de conviction,
souhaite que la législation pénale sur le prosélytisme
soit abrogée et que les musulmans puissent obtenir
l'autorisation de construire des mosquées et de
disposer de cimetières où ils puissent inhumer leurs défunts
dans le respect de leur tradition religieuse;
- recommande
une nouvelle fois à la Finlande et à la Grèce de
modifier leur législation sur la durée du service
civil de remplacement afin d'en bannir tout caractère
punitif et discriminatoire;
- met une
nouvelle fois les États membres en garde contre les
agissements dangereux de groupements à caractère
sectaire qui menacent l'intégrité physique ou
psychique des individus et les invite à s'employer, sur
la base de leur législation pénale et civile
ordinaire, à lutter contre les pratiques illégales et
dérives au sein de ces groupements à caractère
sectaire.
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Résolution
du 11 février 1999, sur la liberté de religion.
(B4-0131, 0132 et 0189/99)
Réagissant en particulier aux crimes et actes de violences
touchant des chrétiens, musulmans et autres minorités
religieuses en Inde, le Parlement européen condamne généralement
la persécution des minorités religieuses et les
manifestations de racisme et de xénophobie qui y sont
associées. |
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Asma Jahangir : établir des ponts entre
les communautés
23-06-2008
-
07:06
Dans
le cadre des débats sur le dialogue interculturel
,
les députés ont reçu l'avocate pakistanaise des droits de
l'homme, Asma Jahangir, Rapporteur des Nations Unies sur la liberté
de religion
ou
de conviction. Elle a insisté pour que le terme "dialogue
interculturel" soit compris dans un sens large, rassemblant à
la fois des perspectives religieuses et non religieuses et incluant
un dialogue à tous les niveaux. Elle s'est également opposée à
toute incrimination de "diffamation des religions".
Asma Jahangir a été accueillie mercredi par la Vice-Présidente du
Parlement, Rodi Kratsa-Tsagaropoulou (PPE-DE,°EL), pour qui "cette
intervention contribuera à diffuser le message du Parlement en vue
de favoriser le libre dialogue et la compréhension mutuelle".
Elle a également cité l'article 18 de la Déclaration universelle
des Droits de l'Homme, qui sous-tend le travail d'Asma Jahangir: "Toute
personne a le droit à la liberté de pensée, de conscience et de
religion; ce droit comprend la liberté de changer de religion ou de
conviction, et la liberté, seul ou en communauté, en public ou en
privé, de manifester sa religion ou conviction dans l'enseignement,
les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites".
Asma Jahangir Jilani, née en 1952 à Lahore dans une famille
militante, est l'une des fondatrices de la commission des Droits de
l'homme du Pakistan. En 1980, elle a formé, avec sa sœur et
d'autres militants, le premier cabinet d'avocats tenu par des femmes
au Pakistan. En 1998, elle a été nommée Rapporteur spécial sur
les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires auprès
de la commission des Droits de l'Homme des Nations unies.
Depuis 2004, elle est Rapporteur spécial des Nations Unies sur la
liberté de religion
ou
de conviction. Lors de son intervention, elle a soulevé quatre
questions relatives aux "quoi, pourquoi, qui, comment?"
du dialogue interculturel
.
Dialoguer dans la diversité
"Le terme «interculturel» inclut-il aussi le dialogue
"interreligieux"?" s'est-elle interrogée d'emblée,
ajoutant que les tensions "intra-religieuses" devaient
également être prises en compte. Et "qu'en est-il du
dialogue entre déistes, non-déistes et athées?" Tous les
croyants sont protégés en vertu des lois internationales des
droits de l'homme ainsi que par le droit de ne pas professer de
religion. Par conséquent, "ces dimensions devraient également
être inclues dans les initiatives de dialogue interculturel",
a-t-elle estimé.
Ainsi, le "dialogue interculturel" pourrait être
considéré comme un terme complet, incluant les divers aspects
mentionnés ci-dessus: le dialogue interreligieux et intra-religieux,
également lorsqu'ils impliquent des athées et non-croyants. Plus
important encore, le gouvernement et la société civile ont un rôle
à jouer dans la création d'un environnement où les personnes de
différentes religions et croyances peuvent interagir sans effort.
De ce fait, le concept de dialogue interculturel doit être élargi.
Dialoguer pour prévenir les conflits
"Je suis convaincue que le maintien d'un dialogue
interculturel est de la plus haute importance afin de surmonter les
attitudes sectaires et intransigeantes, et afin de renforcer la tolérance
religieuse dans le monde entier", a-t-elle affirmé. En
dehors de l'éducation, le dialogue interreligieux constitue l'un
des principaux moyens de prévenir les conflits et les violations de
la liberté de religion ou de conviction.
"Il ya toujours eu des personnes qui ont essayé de prouver
que leur culture, leur religion ou leur langue était supérieure à
celle de leurs voisins", a-t-elle ajouté, soulignant la
possibilité qu'offrent les religions de partager des valeurs
morales qui pourraient permettre de parvenir à une compréhension
commune, et au respect. Citant quelques exemples de réussite du
dialogue interculturel en Israël, en Palestine, et en Irlande du
Nord, elle a déploré que "ces efforts font rarement
les gros titres dans les médias - à la différence de violences
interreligieuses".
Dialoguer à tous les niveaux
Bien qu'elle considère que les réunions de chefs religieux soient
essentielles, Asma Jahangir Jilani estime que "le dialogue
interreligieux aux niveaux de base devrait également être encouragé
et entretenu". Le dialogue interculturel devrait inclure également
des croyants objectifs au sujet de leur foi, des athées et croyants
non-déistes, ainsi que des membres des minorités religieuses. Le
point de vue des femmes, qui ont tendance à être marginalisées
dans les grands événements du dialogue interreligieux, doit également
être pris en compte. Il serait également utile, selon elle, de réunir
des personnes partageant la même foi, mais avec des opinions
diverses, ou des artistes, qui ont la capacité "d'établir
des ponts entre les communautés".
Il existe, selon Asma Jahangir Jilani, différents niveaux de
dialogue interculturel: les organisations internationales et régionales,
de même que les ONG, peuvent jouer un rôle dans la facilitation de
plates-formes pour le dialogue interculturel. De même, elle a
souligné l'utilité de bonnes initiatives aux niveaux mondial, régional,
national et également local.
Elle a également salué la "plate-forme parfaite pour le
dialogue interculturel et interreligieux" que constituent
les programmes de l'UE d'apprentissage tout au long de la vie, tels
Comenius, Erasmus, Leonardo Da Vinci ou Grundtvig. L'éducation,
a-t-elle affirmé, est essentielle "car elle permet aux gens
de se familiariser avec d'autres religions et croyances", tout
comme la famille, au sein de laquelle l'ouverture d'esprit peut être
entravée ou nourrie.
Mieux vaut une "guerre des mots" qu'une guerre tout
court
"Le dialogue doit-il exclure la possibilité de critiquer
les principes des autres religions?" s'est-elle interrogée.
En guise de réponse aux applaudissements de l'Assemblée, elle a
estimé que, dans un véritable dialogue, "les
interlocuteurs devraient avoir la possibilité d'être d'accord ou
non".
Et d'ajouter: "Je crois fermement qu'il serait erroné de
poursuivre l'approche de la protection des religions en soi plutôt
que des individus ou des groupes de croyants. En de nombreuses
occasions, j'ai exprimé des inquiétudes par rapport au fait
qu'incriminer la "diffamation des religions" peut être
contre-productive, car elle peut créer une atmosphère d'intolérance
et de peur, voire même augmenter les chances d'un retour de bâton.
Plus encore, les accusations de "diffamation des religions
pourraient décourager les critiques légitimes ou la recherche
relative aux pratiques et aux lois qui semblent violer les droits de
l'homme, et qui devraient être sanctionnées par la
religion".
En guise de conclusion, Asma Jahangir a déclaré que les "valeurs
devraient servir de pont entre les différentes religions et
croyances", ce qui "pourrait, en fin de compte,
conduire à un renforcement des droits de l'homme universels".
Asma Jahangir prendra part à un débat avec les députés jeudi,
lors d'une réunion du sous-commission sur les Droits de l'Homme du
Parlement européen.
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Asma Jahangir : « Donner la parole à l’immense majorité qui
veut vivre dans la diversité »
Relations extérieures -
23-06-2008
-
16:56
Asma
Jahangir était au Parlement européen mercredi 18 juin.
Sa
tâche est vaste : l’avocate pakistanaise Asma Jahangir est aussi
Rapporteur spécial de l’ONU
sur
la liberté de religion et de conviction. La semaine dernière, elle
s’est adressée aux députés européens dans le cadre de l’Année
européenne du Dialogue Interculturel. Nous l’avons rencontrée à
cette occasion, elle qui se dit résolument optimiste.
Le
terme « dialogue interculturel
» sonne très
académique. Que signifie-t-il concrètement et pourquoi est-il si
important ?
«
Il ne faut pas avoir une approche académique du terme, mais
activiste. Promouvoir le dialogue interculturel
, c’est ouvrir l’espace à des voix différentes et des
modes de vie alternatifs. Ce n’est pas seulement en parler, mais
interagir, créer un environnement où vous interagissez
naturellement avec les autres, plutôt que de ghettoïser les gens
en fonction de leur race et de leur religion. »
«
Lorsque les gens pressentent qu’ils ne seront pas entendus ou
compris, ils s’expriment par la violence. Voilà pourquoi
l’interaction est essentielle pour empêcher la violence.
L’Europe,
comme la communauté internationale, doit clairement envoyer le
message que la violence ne sera pas impunie -en particulier aux
gouvernements qui offrent cette impunité aux auteurs de violences
commises « au nom de la religion ». L’Europe est une région démocratique
et elle peut montrer comment il est possible d’approfondir cette démocratie
en étant simplement pluraliste. »
Quel
est le facteur le plus important pour promouvoir cette ouverture :
l’éducation et la famille, les organisations internationales, les
médias ?
«
Tous sont importants. Les médias ont rarement joué un rôle négatif.
La culture elle aussi permet de valoriser le dialogue : en Inde, les
films au cinéma ont fait beaucoup pour l’harmonie
interculturelle. A travers l’éducation, les gens se forgent une
personnalité : elle aussi est importante, tout comme la famille. Il
faut empêcher les familles et les communautés d’imposer des
restrictions au-delà desquelles les échanges avec autrui
deviennent impossibles. Les mariages arrangés, par exemple,
existent encore et sont souvent un tabou, même dans des sociétés
soi-disant civilisées. Il faut aussi que les politiciens soient
ouverts et discutent ouvertement de tout. La dignité des êtres
humains doit résider au cœur de toutes les libertés -que ce soit
la liberté religieuse, la liberté d’expression ou la liberté de
ne pas être exploité.
Vous
avez cité Boutros Boutros-Ghali : « Nous sommes, tous et en même
temps, les mêmes et différents »…
«
J’ai travaillé par le passé avec les couches les plus défavorisées
de la société : pour elles, leur dignité est aussi importante que
celle des plus privilégiés. Lorsqu’on humilie quelqu’un,
quelque soit sa couleur de peau ou sa religion, les sentiments en
retour sont universels. En ce sens, nous sommes tous les mêmes.
Mais nous pouvons être différents dans nos croyances, nos
approches de la vie, notre vie spirituelle. Voilà le sens de cette
phrase : nous sommes les mêmes sous de nombreux aspects, mais aussi
différents.
L’Europe
est une région du monde très privilégiée et ses citoyens ont
beaucoup de compétences : c’est à eux d’être les maîtres des
dirigeants politiques, pas le contraire. Les citoyens ordinaires
doivent montrer la direction, mettre en avant le bon modèle, même
s’il implique des positions impopulaires. Les citoyens européens
ont davantage le pouvoir d’agir qu’ailleurs. »
Les
médias montrent souvent davantage les conflits que l’harmonie :
comment les convaincre du contraire ?
«
Les médias montrent aux gens ce que les gens veulent voir ! S’il
y a un conflit dans un dialogue, c’est ce que les médias vont
montrer. Si ce dialogue est ennuyant, ils ne le montreront pas. Mais
si le travail des gens est créatif, alors les médias, en général,
s’en font l’écho. »
Etes-vous
optimiste quant à l’avenir du dialogue entre les cultures ?
«
Oui je suis optimiste, parce que partout où je suis allée, j’ai
vu que l’immense majorité des gens souhaite vivre dans la
diversité. Trop souvent, c’est une petite minorité qui prend les
autres en otage. Voilà pourquoi, lorsque les gouvernements et les
faiseurs d’opinion publique établissent leurs stratégies, ils
doivent donner la parole à
l’immense majorité qui s’oppose à la violence, aux
discriminations et aux persécutions religieuses. »
REF.:
20080623STO32401
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La Turquie doit accélérer ses réformes26-05-2008 - 06:05
Les
députés encouragent la Turquie
à
"transformer les priorités et les délais établis en plans de
réforme", dans leur dernier rapport sur les progrès réalisés
par ce pays. Adopté mercredi à une large majorité, le rapport
salue plusieurs initiatives législatives prises récemment tout en
soulignant la nécessité d'accélérer le rythme des réformes.
Les
négociations d'adhésion avec la Turquie
ont été
ouvertes le
3 octobre 2005
, point
de départ d'un processus d'adhésion de longue haleine à l'issue
encore ouverte. La Turquie s'est engagée à entreprendre des réformes,
à entretenir de bonnes relations de voisinage et à intégrer
progressivement l'acquis communautaire.
Le rapport d'initiative de Ria Oomen-Ruijten (PPE-DE, NL), adopté
à une large majorité par 467 voix pour, 62 voix contre et 61
abstentions, se "félicite de l'engagement pris par
le Premier Ministre Erdogan de faire de 2008 l'année des réformes"
et "presse le gouvernement turc de tenir ses promesses"
à cet égard. Soulignant que "la modernisation est avant
tout dans l'intérêt de la Turquie", il relève aussi que "de
nouveaux retards affecteront sensiblement le rythme des négociations".
(…)
Religions
Le gouvernement turc est invité à respecter, dans le contexte des
réformes, le pluralisme et la diversité ''dans une Turquie
laïque
et démocratique''. Suite à la mesure positive que constitue l'adoption de la loi sur
les fondations, le gouvernement turc devrait donner suite aux
engagements qu'il a pris quant à la liberté de religion en établissant
un cadre juridique permettant à toutes les communautés religieuses
de fonctionner ''sans contraintes excessives'', en
particulier pour ce qui concerne leur statut juridique, la formation
du clergé, l'élection de la hiérarchie, l'éducation religieuse
et la
construction de lieux de culte.
La Commission devrait, selon les députés, analyser la question de
savoir si cette loi résout toutes les questions auxquelles sont
confrontées les communautés religieuses non musulmanes pour ce qui
concerne la gestion et l'acquisition de biens immeubles, y compris
les biens confisqués vendus à des tiers par le gouvernement de la
Turquie.
Par ailleurs, les députés sont préoccupés par ''l'hostilité
témoignée avec force'' dans certains secteurs de la société
à l'égard des minorités et par les actes de violence motivés par
des considérations politiques et religieuses. Les autorités
turques sont invitées à mener une enquête approfondie sur
l'assassinat de Hrant Dink et de trois chrétiens à Malatya, ''de
même que sur tous les autres cas de violence motivés par des
considérations politiques, religieuses ou raciales''.
(…)
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