Droit comparé

Turquie

mercredi 15 octobre 2008

 
Textes
 
Actualité
 
30 juillet 2008  
La justice turque rejette la demande d'interdiction du parti au pouvoir

5 juin 2008

 

Turquie: un amendement sur le port du foulard à l'Université annulé


5 juin 2008

 

Turquie: les juges réunis pour trancher la question du port du voile à l'université.


4 mars 2008

 

Turquie
Le Conseil d'Etat se prononce contre les cours obligatoires de religion


22 février 2008

Turquie: adoption d'une loi sur le droit de propriété des non-musulmans


7 février 2008

 

La Turquie autorise le port du foulard islamique à l'Université

4 février 2008


La Cour de cassation turque hostile à un projet sur le voile islamique


18 janvier 2008

Le débat sur le port du voile dans les universités relancé en Turquie


27 octobre 2005 : Arrêt de Grande Chambre dans l’affaire Leyla Şahin c. Turquie prévu pour le 10.11.2005

La Cour européenne des Droits de l’Homme tiendra le jeudi 10 novembre 2005 à 9 h 30 (heure locale) au Palais des Droits de l’Homme à Strasbourg une audience publique pour rendre son arrêt de Grande Chambre dans l’affaire Leyla Şahin c. Turquie (requête no 44774/98).

Le communiqué de presse et le texte de l’arrêt seront disponibles immédiatement après l’audience sur le site Internet de la Cour (http://www.echr.coe.int).

Leyla Şahin c. Turquie

Leyla Şahin est une ressortissante turque âgée de 32 ans. Elle vit à Vienne depuis 1999, l’année où elle quitta la Turquie pour poursuivre ses études à la faculté de médecine de l’université de cette ville. Issue d’une famille traditionnelle pratiquant la religion musulmane, elle porte le foulard islamique afin de respecter un précepte religieux.

A l’époque des faits, elle était étudiante en cinquième année à la faculté de médecine de l’université d’Istanbul. Le 23 février 1998, le Rectorat de celle-ci émit une circulaire disposant que les étudiants barbus et les étudiantes portant le foulard islamique ne pouvaient être admis ni aux cours, ni aux stages, ni aux travaux dirigés.

En mars 1998, la requérante se vit refuser l’accès aux épreuves écrites dans l’une de ses matières au motif qu’elle portait le foulard islamique. Par la suite, on lui refusa pour le même motif son inscription ou son admission à plusieurs cours, de même que l’accès aux épreuves écrites dans une matière.

Par ailleurs, la faculté lui infligea un avertissement pour avoir enfreint le code vestimentaire de l’université, et l’exclut également pour un semestre en raison de sa participation à un rassemblement non autorisé visant à protester contre les règles sur les tenues vestimentaires. A la suite de l’entrée en vigueur d’une loi d’amnistie, les sanctions disciplinaires infligées à la requérante ont été annulées.

La requérante se plaint de l’interdiction qui lui fut faite de porter le foulard islamique à l’université, s’appuyant sur l’article 9 (liberté de pensée, de conscience et de religion) de la Convention européenne des Droits de l’Homme. Elle se dit également victime d’une atteinte injustifiée à son droit à l’éducation, au sens de l’article 2 du Protocole no 1 (droit à l’instruction). En outre elle allègue la violation de l’article 14 (interdiction de la discrimination) combiné avec l’article 9, considérant que l’interdiction du foulard islamique oblige les étudiantes à choisir entre l’éducation et la religion et opère une discrimination entre croyants et non-croyants. Elle invoque enfin les articles 8 (droit au respect de la vie privée et familiale) et 10 (liberté d’expression).

Par un arrêt de chambre du 29 juin 2004 (voir communiqué 330 de 2004), la Cour européenne des Droits de l’Homme avait conclu à la non-violation de l’article 9 de la Convention et que nulle question distincte ne se pose sous l’angle des articles 8 et 10, et de l’article 14 combiné avec l’article 9 ainsi que l’article 2 du Protocole no 1 à la Convention. L’affaire a été renvoyée devant la Grande Chambre à la demande de la requérante.


10 juin 2005

Les objecteurs turcs se tournent vers la Cour européenne des droits de l'homme

Les objecteurs de conscience turcs viennent de porter leur cause devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) après avoir épuisé tout recours possible dans leur pays.

Selon la constitution, tout citoyen turc est obligé d'accomplir un service militaire: il est appelé sous les drapeaux à partir de 18 ans, sauf s'il souffre d'un handicap physique ou mental, pour servir de six à 15 mois selon son niveau d'éducation.

Le droit à l'objection de conscience n'est pas reconnu. Les objecteurs ne se laissant pas enrôler de force, leurs actes de résistance civile sont suivis de garde à vue et de peines de prison. Un objecteur risque jusqu'à cinq ans de prison aux termes du code militaire.
13 mai 2004, 
Turquie: le parlement adopte le projet controversé sur les écoles religieuses

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Bibliographie