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Mise
à jour : mardi 26 octobre 2010
Septembre
2010
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Question
N° : 87348 de M. Christian Vanneste ( Union pour un Mouvement
Populaire - Nord ) Question écrite
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales Ministère attributaire > Intérieur, outre-mer
et collectivités territoriales
Rubrique > enseignement Tête d'analyse > politique de l'éducation
Analyse > laïcité
.
application
Question publiée au JO le : 07/09/2010 page : 9600
Texte de la question
M. Christian Vanneste interroge M. le ministre de l'intérieur, de
l'outre-mer et des collectivités territoriales sur les conséquences
de la loi du 15 mars 2004 « encadrant, en application du principe
de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une
appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées
publics ». Selon un sondage Ifop d'août 2009, 8 % des femmes
musulmanes de moins de 35 ans déclarent porter souvent le voile
. Il
aimerait savoir quelle a été l'efficacité de cette loi
d'interdiction du voile au sein des établissements scolaires
publics, et si celle-ci a été appliquée.
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Question
N° : 87293 de M. Éric Raoult ( Union pour un Mouvement Populaire
- Seine-Saint-Denis ) Question écrite
Ministère interrogé > Culture et communication Ministère
attributaire > Culture et communication
Rubrique > cultes Tête d'analyse > lieux de culte
Analyse
> églises. vols d'objets. lutte et prévention
Question publiée au JO le : 07/09/2010 page : 9577
Texte de la question
M. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de la culture
et de la communication sur le dossier des vols d'objets d'églises.
En effet, cette forme de vol, qui était assez répandue dans les
communes rurales ayant une vieille église sur leur territoire, était
assez suivie par les gendarmeries. La présence d'objets de
valeur, qui n'étaient pas assez protégés, avait eu tendance à
constituer des réseaux de recel pour des antiquaires peu honnêtes
et sourcilleux sur l'origine de ces objets anciens. Ce recel a pu
apparaître comme florissant et rentable et constituer une véritable
source de profits rentables pour ces voleurs. De plus, il est à
craindre que ces voleurs n'agissent et ne revendent avec des réseaux
très organisés de revendeurs liés à des antiquaires et
collectionneurs, localisés en France et à l'étranger. Il
conviendrait de se pencher sur ce phénomène qui inquiète l'église
et de nombreux ecclésiastiques qui constatent que leurs édifices
religieux ne sont pas assez protégés et donc très exposés à
ces individus qui n'hésitent devant rien pour commettre leurs méfaits.
Il lui demande donc de lui indiquer l'action qu'il compte mener.
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Question
N° : 87246 de M. Jean-Claude Mignon ( Union pour un Mouvement
Populaire - Seine-et-Marne )
Question écrite
Ministère interrogé > Alimentation, agriculture et pêche
Ministère attributaire > Alimentation, agriculture et pêche
Rubrique > agroalimentaire Tête d'analyse > réglementation
Analyse > abattage rituel
Question publiée au JO le : 07/09/2010 page : 9567
Texte de la question
M. Jean-Claude Mignon appelle l'attention de M. le ministre de
l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur la nécessité
d'étendre à l'abattage rituel l'obligation d'insensibilisation
des animaux de boucherie. La directive européenne n° 93/119/CE
fait obligation d'insensibiliser les animaux de boucherie avant de
les saigner, tout en accordant un statut d'exception aux abattages
rituels par saignée directe. En France, les abattages rituels relèvent
aussi d'une dérogation à l'obligation d'insensibilisation prévue
par le décret du 16 avril 1964. Aujourd'hui, des abus se fondant
sur cette dérogation sont de plus en plus constatés. Plusieurs
enquêtes menées en France ou dans d'autres pays européens sous
l'égide d'associations protectrices d'animaux font état de dérives.
Elles dénoncent notamment l'agonie des animaux après la saignée.
Le rapport de 2009 sur la douleur animale de l'Institut national
de la recherche agronomique fait état quant à lui d'une perte de
conscience rapide chez certains animaux mais pouvant se prolonger
chez certaines espèces. Ces études remettent en cause la dérogation
accordée à l'obligation d'insensibilisation, d'autant que les
parties des animaux considérées non consommables, car impures,
sont la plupart du temps revendues dans le commerce traditionnel.
Le consommateur, même désapprouvant ces pratiques, y participe
ainsi indirectement. Enfin, étendre l'obligation
d'insensibilisation ne remet nullement en cause la liberté de
culte. Il est à noter que plusieurs autorités religieuses
musulmanes acceptent déjà cette obligation. Aussi, il souhaite
connaître la position du Gouvernement sur cette question.
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Question
N° : 88425 de M. Jacques Remiller ( Union pour un Mouvement
Populaire - Isère ) Question écrite
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales Ministère attributaire > Intérieur, outre-mer
et collectivités territoriales
Rubrique > retraites : régimes autonomes et spéciaux Tête
d'analyse > cultes Analyse > montant des pensions. anciens
membres des collectivités religieuses
Question publiée au JO le : 14/09/2010 page : 9885
Texte de la question
M. Jacques Remiller appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur,
de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur les inquiétudes
formulées par "l'Association pour une retraite
convenable"
concernant les droits en matière d'assurance vieillesse et
invalidité des anciens ministres du culte et anciens membres des
collectivités religieuses (AMC). Relevant pour leur retraite de
la caisse d'assurance vieillesse invalidité et maladie des cultes
(CAVIMAC), les AMC vivent une situation d'autant plus précaire
que la durée de leur service ecclésiastique a été plus longue.
En 2007, une pension annuelle d'environ 350 euros par mois ne peut
leur permettre de vivre sans les compléments dont bénéficient
les affiliés restés en institution et sans faire appel à
l'assistanat. L'association a multiplié les démarches amiables,
sans succès auprès des autorités religieuses catholiques, afin
qu'une solution urgente, collective et concertée, entraînant une
amélioration des pensions servies et à venir, soit trouvée.
Plusieurs réformes, dont les principales intervenues en 1998,
2003 et 2006, ont certes amélioré les choses pour les futurs
pensionnés mais les trimestres passés dans les institutions
religieuses avant 1979 n'ont qu'une valeur indigne alors que le décret
n° 79-607 du 3 juillet 1979 qui précise les modalités
d'application de la loi n° 78-4 du 2 janvier 1978 créant le régime
de protection sociale des cultes devrait les prendre en compte. La
situation est d'autant plus urgente, que ces pensionnés du régime
CAVIMAC ne bénéficient pas de droits à retraite complémentaire.
Il souhaite par conséquent connaître ses intentions.
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Question
N° : 87851 de M. Jean-Christophe Cambadélis ( Socialiste,
radical, citoyen et divers gauche - Paris ) Question écrite
Ministère interrogé > Éducation nationale Ministère
attributaire > Éducation nationale
Rubrique > enseignement : personnel Tête d'analyse >
enseignants Analyse > sanction
Question publiée au JO le : 14/09/2010 page : 9866
Texte de la question
M. Jean-Christophe Cambadélis alerte M. le ministre de l'éducation
nationale sur l'histoire à peine croyable et pourtant absolument
vraie d'un professeur d'histoire de lycée, en Lorraine,
aujourd'hui suspendu pour quatre mois. La sentence est tombée la
veille de la rentrée. Ce professeur certifié d'histoire-géographie
est suspendu pour quatre mois. Dans un an, elle sera à la
retraite
.
L'enseignement, le contact avec les élèves, la transmission du
savoir et des valeurs fondamentales, c'est toute sa vie, tout ce
à quoi elle croit. C'est pourquoi, depuis quinze ans, elle
organise un voyage scolaire. Il s'agit d'un projet pédagogique
qu'elle a construit et porté notamment avec l'association « Déportations
persécutions mémoire ». Le « Voyage de la mémoire de la Shoah
» vient clore l'année scolaire et le programme de terminale. Il
emmène les élèves sur les lieux de la persécution et de
l'extermination : six jours en Pologne et en République tchèque,
qui contribuent à leur édification. C'est ce voyage qui est au
centre de tout. C'est autour de lui et de la personnalité de
l'enseignante, femme entière et enseignante passionnée, que se
cristallise toute l'affaire. En novembre 2009, le conseil
d'administration du lycée, appelé à se prononcer sur le projet
pédagogique, l'accueille favorablement, mais réduit considérablement
le nombre de participants. Le jour de la visite officielle du
ministre de l'éducation nationale, une manifestation est organisée
par les lycéens qui veulent attirer l'attention du ministre. On
accuse le professeur d'en avoir été l'inspiratrice. À partir de
là, rien ne va plus. Une affaire de soirée trop arrosée lors du
voyage de 2009, où est mêlée une professeure stagiaire, sort
opportunément pour alourdir le dossier. Le point d'orgue, ce sera
fin juin, avec une inspection de l'éducation nationale, demandée
par le recteur. Deux inspecteurs mènent une enquête pour
comprendre ce qu'il se passe dans ce lycée où un climat délétère
s'est installé. Ils entendent des professeurs, des élèves, des
parents, et l'intéressée. En août, ils rendent un rapport
accablant. Ils estiment que la dimension mémorielle du travail
l'emporte sur celle de l'histoire, que les principes de laïcité
et
neutralité
religieuse
qui organisent l'école républicaine « sont clairement enfreints
», et que l'enseignante fait cavalier seul. Les nombreux témoignages
favorables à la professeure ne sont que peu repris. Dans leur
rapport, les inspecteurs font des observations étonnantes. Ils
relèvent en substance qu'elle utilise dans ses explications à
quatorze reprises le terme de shoah, qui signifie « anéantissement
» en hébreu, au lieu du terme « à la fois plus neutre et
juridiquement fondé de "génocide" »... Son avocate
conteste la suspension par une procédure en référé devant le
tribunal administratif. En conséquence, il lui demande s'il
estime, comme les conclusions du rapport des deux inspecteurs de
l'éducation nationale, qu'au cours de ces voyages la dimension mémorielle
du travail l'emporte sur celle de l'Histoire, que les principes de
laïcité et neutralité religieuse qui organisent l'école républicaine
« sont clairement enfreints ».
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Question
N° : 87749 de M. Patrice Verchère ( Union pour un Mouvement
Populaire - Rhône ) Question écrite
Ministère interrogé > Alimentation, agriculture et pêche
Ministère attributaire > Alimentation, agriculture et pêche
Rubrique > consommation Tête d'analyse > information des
consommateurs Analyse > viandes halal
ou
casher. mention. création
Question publiée au JO le : 14/09/2010 page : 9831
Texte de la question
M. Patrice Verchère appelle l'attention de M. le ministre de
l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur la
commercialisation de la viande halal vendue sans mention spécifique.
En effet, la viande halal, qui provient d'un animal égorgé sans
étourdissement avant son abattage afin de répondre à des rites
religieux, est autorisée. Toutefois, nous savons que toutes les
parties de l'animal ne sont pas consommées du fait qu'elles sont
dites impropres à la consommation par les personnes pratiquant
ces rites religieux. Aussi, il souhaiterait savoir, ce que
deviennent les morceaux de l'animal dits impropres à la
consommation, s'ils sont réinjectés sur le marché et consommés
par le consommateur qui achète dans certains supermarchés de la
viande halal non étiquetée comme telle.
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Question
N° : 87748 de M. Jean-Charles Taugourdeau ( Union pour un
Mouvement Populaire - Maine-et-Loire ) Question écrite
Ministère interrogé > Alimentation, agriculture et pêche
Ministère attributaire > Alimentation, agriculture et pêche
Rubrique > consommation Tête d'analyse > information des
consommateurs Analyse > viandes halal
ou
casher. mention. création
Question publiée au JO le : 14/09/2010 page : 9831
Texte de la question
M. Jean-Charles Taugourdeau appelle l'attention de M. le ministre
de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur la
commercialisation de la viande dite halal. La réglementation
européenne qui impose l'étourdissement de l'animal avant son
abattage autorise des dérogations pour obéir à certains rites
religieux qui stipulent que l'animal ne doit être blessé et donc
étourdi avant d'être égorgé. Toutefois, nous savons que toutes
les parties de l'animal abattu selon ce rituel religieux ne sont
pas consommées du fait qu'elles sont dites impropres à la
consommation par les personnes pratiquantes. C'est pourquoi il lui
demande de bien vouloir l'informer sur ce que deviennent les
morceaux de l'animal dits impropres à la consommation. Sont-ils réinjectés
sur le marché et consommés par le consommateur qui achèterait
dans certains supermarchés de la viande halal non étiquetée
comme telle. Si cela était le cas, une meilleure traçabilité
des produits serait indispensable. Il souhaiterait avoir des éléments
sur ce sujet.
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Question
N° : 87882 de Mme Danielle Bousquet ( Socialiste, radical,
citoyen et divers gauche - Côtes-d'Armor ) Question écrite
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales Ministère attributaire > Intérieur, outre-mer
et collectivités territoriales
Rubrique > ésotérisme Tête d'analyse > sectes
Analyse
> lutte et prévention
Question publiée au JO le : 14/09/2010 page : 9882
Texte de la question
Mme Danielle Bousquet attire l'attention de M. le ministre de
l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales
sur la lutte contre les mouvements sectaires. En effet, la plupart
des membres de la direction centrale des renseignements généraux
qui travaillaient sur le sujet ont été intégrés dans la
nouvelle direction centrale du renseignement intérieur, pour
laquelle la lutte contre les sectes ne semble pas faire partie des
priorités affichées. De plus, les structures et le
fonctionnement de la direction sont couverts par le « secret défense
», ce qui pénalise les autres administrations, comme la Mission
interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives
sectaires. Elle lui demande donc de la rassurer en indiquant les
mesures prises par le Gouvernement pour lutter contre les dérives
sectaires.
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Question N° : 50805 de M. Michel Zumkeller ( Union pour un
Mouvement Populaire - Territoire-de-Belfort ) Question écrite
Ministère interrogé > Écologie, énergie, développement
durable et aménagement du territoire Ministère attributaire >
Écologie, énergie, développement durable et mer
Rubrique > ésotérisme Tête d'analyse > sectes
Analyse
> rapport. propositions
Question publiée au JO le : 02/06/2009 page : 5239
Réponse publiée au JO le : 14/09/2010 page : 10005
Date de changement d'attribution : 23/06/2009
Texte de la question
M. Michel Zumkeller interroge M. le ministre d'État, ministre de
l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement
du territoire, sur le rapport annuel sur les sectes, publié par
la Miviludes
(Mission
interministérielle de vigilance contre les dérives sectaires).
Ce rapport décrit les méthodes employées par les sectes, pour
s'installer dans les « niches nouvelles ». Il souhaite connaître
les actions menées pour lutter contre l'emprise des sectes dans
les domaines relevant de sa compétence.
Texte de la réponse
Le ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement
durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations
sur le climat (MEEDDM) n'a pas eu connaissance de faits
particuliers au sein de ses services qui pourraient relever de dérives
sectaires. Le périmètre ministériel du MEEDDM n'entre pas dans
le champ d'activité des objectifs annoncés par le rapport présenté
au Premier ministre par la mission interministérielle de
vigilance contre les dérives sectaires (Miviludes
) qui
pointe essentiellement les dérives néo-chamaniques et la
protection de la jeunesse. Le MEEDDM reste, bien entendu,
particulièrement vigilant afin d'identifier toute pratique
porteuse de risques.
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Question
N° : 88983 de Mme Danielle Bousquet ( Socialiste, radical,
citoyen et divers gauche - Côtes-d'Armor ) Question écrite
Ministère interrogé > Économie, industrie et emploi Ministère
attributaire > Économie, industrie et emploi
Rubrique > politique extérieure Tête d'analyse > Vatican
Analyse
> Institut des oeuvres de religion. activités
Question publiée au JO le : 21/09/2010 page : 10157
Texte de la question
Mme Danielle Bousquet attire l'attention de Mme la ministre de l'économie,
de l'industrie et de l'emploi sur les soupçons qui pèsent sur
l'Institut des oeuvres de religion (IOR), la principale
institution financière du Vatican. En effet, il semble que cet établissement
n'applique aucune des règles bancaires internationales. De plus,
cet État refuserait systématiquement de répondre aux
commissions rogatoires internationales envoyées par les
magistrats étrangers. Enfin, la justice italienne soupçonnerait
l'IOR d'avoir servi à camoufler de nombreux délits d'escroquerie
et d'évasion fiscale. Elle lui demande donc de lui indiquer
quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour que l'IOR se
mette en règle avec les normes italiennes et internationales
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Question
N° : 88688 de M. François Grosdidier ( Union pour un Mouvement
Populaire - Moselle ) Question écrite
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales Ministère attributaire > Intérieur, outre-mer
et collectivités territoriales
Rubrique > cultes Tête d'analyse > lieux de culte
Analyse
> mosquées. implantation. financement
Question publiée au JO le : 21/09/2010 page : 10174
Texte de la question
M. François Grosdidier interroge M. le ministre de l'intérieur,
de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur le bilan de
la Fondation pour les oeuvres de l'islam de France. Alors que se
posait dans le débat public la question du financement des lieux
de culte musulman et que le ministre de l'intérieur en 2002 avait
envisagé une adaptation de la loi de 2005 pour permettre aux
collectivités locales de traiter ce problème sans dissimulation,
son successeur en 2005 a mis en place cette fondation pour "gérer
en toute transparence les dons privés français et étrangers
pour la création et l'entretien des lieux de culte musulmans en
France et pour subventionner la formation des imams de
France". Il souhaite savoir quels sont les montants qui ont
transité par cette fondation depuis sa création, combien de
mosquées ont pu être construites depuis 2002 grâce au
financement de cette fondation, où et pour quelles capacités
d'accueil, et quelles autres activités ont ainsi pu être financées
pour répondre aux besoins matériels des musulmans de France afin
d'exercer leur culte dans la dignité et la sécurité.
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Question
N° : 88674 de Mme Geneviève Gaillard ( Socialiste, radical,
citoyen et divers gauche - Deux-Sèvres ) Question écrite
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales Ministère attributaire > Intérieur, outre-mer
et collectivités territoriales
Rubrique > cérémonies publiques et fêtes légales Tête
d'analyse > commémorations Analyse > fête de la laïcité
. création.
perspectives
Question publiée au JO le : 21/09/2010 page : 10174
Texte de la question
Mme Geneviève Gaillard attire l'attention de M. le ministre de
l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales
sur l'instauration d'une « fête de la laïcité
»
chaque année, le 9 décembre, date de la loi de séparation des
églises et de l'État. Loin de constituer une nouvelle journée mémorielle,
cette journée, organisée conjointement par l'État, les
collectivités territoriales et les établissements publics serait
l'occasion d'organiser dans le pays diverses manifestations de
caractère festif et en particulier serait un temps fort au sein
des établissements scolaires pour la prise de conscience de la
portée de ce principe et des enjeux de société liés à sa préservation.
Aussi, elle lui demande la position du Gouvernement concernant
cette « fête de la laïcité » qui serait de nature à mieux
mettre en valeur, chaque année, ce grand principe républicain.
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Question N° : 55968 de M. Patrice Verchère ( Union pour un
Mouvement Populaire - Rhône ) Question écrite
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales Ministère attributaire > Justice et libertés
(garde des sceaux)
Rubrique > État Tête d'analyse > organisation Analyse >
laïcité
.
respect
Question publiée au JO le : 28/07/2009 page : 7353
Réponse publiée au JO le : 28/09/2010 page : 10623
Date de changement d'attribution : 22/06/2010
Date de renouvellement : 03/11/2009
Date de renouvellement : 18/05/2010
Date de renouvellement : 21/09/2010
Texte de la question
M. Patrice Verchère attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur,
de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur le port du
voile
intégral,
burqa
ou
niqab. Au moment même où une mission d'information parlementaire
vient d'être créée le 30 juin 2009, les risques liés au port,
volontaire ou forcé, du voile intégral
sont
réels. Ils ont pour source un islam rigoriste qui s'inscrit dans
le mouvement salafiste dont la pratique ne saurait être justifiée
par le respect du principe de laïcité. Étant sensible aux
valeurs républicaines de liberté et d'égalité, il s'interroge
sur les conséquences que pourrait avoir l'imposition du port du
voile intégral sur de jeunes femmes musulmanes dont l'intégration
à la société française semblerait alors compromise. Cela
provoque des problèmes de portée administrative puisque les
photos d'identités nécessaires à l'établissement d'une carte
nationale d'identité ou d'un passeport doivent être prises « tête
nue ». D'ailleurs, le port du voile intégral ne coïncide pas
avec les revendications de la « marche des beurs » menée en
1983 dans le but d'une reconnaissance des personnes d'origines
maghrébines comme des Français à part entière. Face à la
complexité de cette question religieuse, il rappelle qu'elle est
le produit d'une minorité de musulmans rigoristes dont la
duplicité nuit aux musulmans français soucieux de pratiquer leur
religion en adéquation avec les valeurs de la République. Il lui
demande de bien vouloir lui préciser la position du Gouvernement
sur la question.
Texte de la réponse
Une étude réalisée à l'été 2009 évaluait à 1 900 le nombre
de femmes portant le voile
intégral
en France. Il s'agit d'un phénomène récent qui, s'il reste
marginal, suscite légitimement l'inquiétude de nos concitoyens.
La mission d'information de l'Assemblée nationale, présidée par
M. André Gérin, a conduit sur le sujet un travail approfondi
pendant plusieurs mois. Il en ressort que le port du voile intégral
qui,
de l'avis du Conseil français du culte musulman, n'est pas une
prescription de l'islam révèle une forme préoccupante de repli
communautariste et de rejet des valeurs de la République. Il ne
s'agit donc pas d'une question religieuse et le projet de loi élaboré
par le Gouvernement ne se fonde pas sur la laïcité
,
mais sur la défense d'autres exigences constitutionnelles. La
dissimulation de son visage dans l'espace public
est,
par le refus du « vivre-ensemble » qu'elle manifeste,
incompatible avec les exigences de l'ordre public social, défini
par le Conseil d'État comme un « socle d'exigences réciproques
et de garanties fondamentales de la vie en société ». Elle
porte en outre atteinte à la dignité, tant de la personne ainsi
recluse que des personnes qui partagent avec elle l'espace public
et se voient signifier le refus de tout échange, même seulement
visuel. Le port du voile intégral est enfin contraire au principe
d'égalité entre les hommes et les femmes. Compte tenu de
l'atteinte à plusieurs des valeurs essentielles de la République
causée par la pratique du port du voile intégral, qu'elle soit
subie ou volontaire de la part des femmes, l'Assemblée nationale
a adopté le 11 mai 2010, à l'unanimité, une résolution sur
l'attachement au respect des valeurs républicaines. Dans sa
continuité, le Gouvernement a présenté un projet de loi visant,
d'une part, à punir d'une contravention la dissimulation
intentionnelle de son visage dans l'espace public et, d'autre
part, à créer un délit sanctionnant le fait d'imposer à une
personne, en raison de son sexe, la dissimulation de son visage.
Ce projet de loi a été adopté, le 13 juillet 2010, en première
lecture par l'Assemblée nationale, à une très large majorité,
et a été adopté par le Sénat les 14 et 15 septembre 2010.
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Question N° : 71399 de M. Alain Marty ( Union pour un Mouvement
Populaire - Moselle ) Question écrite
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales Ministère attributaire > Justice et libertés
(garde des sceaux)
Rubrique > femmes Tête d'analyse > droits de l'homme et
libertés publiques Analyse > port du voile
intégral.
perspectives
Question publiée au JO le : 16/02/2010 page : 1586
Réponse publiée au JO le : 28/09/2010 page : 10626
Date de changement d'attribution : 22/06/2010
Texte de la question
M. Alain Marty attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur,
de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur le port de
la burqua, vêtement islamique intégral ne dévoilant qu'une
infime partie du visage et l'interdiction proposée de son
utilisation face au principe de liberté individuelle de chacun.
Il lui demande de lui indiquer quel est l'état de la réglementation
et les conditions nécessaires pour appliquer une interdiction de
ce vêtement dans les espaces publics.
Texte de la réponse
La sauvegarde de l'ordre public peut conduire à rendre
obligatoire l'identification des personnes. L'article 78-1 du code
de procédure pénale prévoit ainsi que toute personne se
trouvant sur le territoire national doit accepter, dans certaines
conditions, de se prêter à un contrôle d'identité effectué
par les autorités de police. Plus récemment, le décret n°
2009-724 du 19 juin 2009 relatif à l'incrimination de
dissimulation illicite du visage à l'occasion de manifestations
sur la voie publique punit d'une amende de 1500 EUR « le fait
pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d'une
manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement
son visage afin de ne pas être identifiée dans des circonstances
faisant craindre des atteintes à l'ordre public ». La nécessité
d'identifier les personnes dans des situations bien précises peut
également conduire à exiger d'elles qu'elles découvrent leur
visage. Ainsi par exemple, en matière de documents d'identité,
un texte législatif ou réglementaire peut exiger l'apposition
sur un document officiel d'une photographie tête nue. Le principe
de laïcité
fonde
également l'interdiction du port de signes religieux dans
certains espaces. La neutralité
des
services publics interdit aux fonctionnaires de manifester leur
croyance religieuse dans le cadre de leurs fonctions. Par
ailleurs, la loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 interdit, dans les
écoles, collèges et lycées publics, le port de signes ou tenues
par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une
appartenance religieuse. Par leur caractère fragmenté et la
diversité de leurs objectifs, ces différentes dispositions ne
suffisent pas à répondre, de manière globale et cohérente, au
développement du port du voile
intégral
sur le territoire de la République, alors pourtant que cette
pratique remet en cause les principes élémentaires du pacte
social français. En effet, le port du voile intégral
et,
plus largement, la dissimulation volontaire et systématique du
visage dans l'espace public
sont
tout simplement contraires aux exigences fondamentales du «
vivre-ensemble » dans la société française. Il traduit un
repli communautariste incompatible avec les exigences de l'ordre
public social, défini par le Conseil d'État comme un « socle
d'exigences réciproques et de garanties fondamentales de la vie
en société ». Ainsi, la défense de l'ordre public ne se limite
pas à la préservation de la tranquillité, de la salubrité ou
de la sécurité mais permet également de prohiber des
comportements qui iraient directement à l'encontre de règles
essentielles au contrat social républicain. Par ailleurs, cette
forme de réclusion publique, quand bien même elle serait
volontaire ou acceptée, constitue à l'évidence une atteinte au
respect de la dignité de la personne. Au reste, il ne s'agit pas
seulement de la dignité de la personne ainsi recluse, mais également
de celle des personnes qui partagent avec elle l'espace public et
se voient traitées comme des personnes dont on doit se protéger
par le refus de tout échange, même seulement visuel. Enfin, dans
le cas du voile intégral, porté par les seules femmes, cette
atteinte à la dignité de la personne va de pair avec la
manifestation publique d'un refus ostensible de l'égalité entre
les hommes et les femmes, dont elle est la traduction. Le législateur
se devait donc d'intervenir. Une résolution sur l'attachement au
respect des valeurs républicaines a été adoptée, à l'unanimité,
par l'Assemblée nationale le 11 mai 2010. Dans sa continuité, le
Gouvernement a déposé un projet de loi visant à interdire de
manière générale la dissimulation de son visage dans l'espace
public. Ce projet de loi a été adopté, le 13 juillet 2010, en
première lecture à l'Assemblée nationale à une très large
majorité et a été adopté par le Sénat le 15 septembre 2010.
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