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Question N°
: 32740 de M. Mourrut Étienne(Union pour un Mouvement Populaire -
Gard) QE
Ministère interrogé : Travail, relations sociales, famille et
solidarité
Ministère attributaire : Travail, relations sociales, famille et
solidarité
Question publiée au JO le : 14/10/2008 page : 8776
Rubrique : retraites : régimes autonomes et spéciaux
Tête d'analyse : cultes
Analyse : durée d'assurance. annuités liquidables. réglementation
Texte de la QUESTION : M. Étienne Mourrut attire
l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales,
de la famille et de la solidarité sur les inquiétudes formulées
par l'Association pour une retraite convenable concernant les
droits en matière d'assurance vieillesse et invalidité des
anciens ministres du culte et anciens membres des collectivités
religieuses (AMC) Relevant pour leur retraite de la caisse
d'assurance vieillesse invalidité et maladie des cultes (CAVIMAC
), les AMC vivent une situation d'autant plus précaire que la
durée de leur service ecclésiastique a été plus longue. En
2007, une pension annuelle d'environ 350 euros par mois ne peut
leur permettre de vivre sans les compléments dont bénéficient
les affiliés restés en institution et sans faire appel à
l'assistanat. L'association a multiplié les démarches amiables,
sans succès auprès des autorités religieuses catholiques, afin
qu'une solution urgente, collective et concertée, entraînant une
amélioration des pensions servies et à venir, soit trouvée.
Plusieurs réformes, dont les principales intervenues en 1998,
2003 et 2006, ont certes amélioré les choses pour les futurs
pensionnés mais les trimestres passés dans les institutions
religieuses avant 1979 n'ont qu'une valeur indigne alors que le décret
n° 79-607 du 3 juillet 1979 qui précise les modalités
d'application de la loi n° 78-4 du 2 janvier 1978 créant le régime
de protection sociale des cultes devrait les prendre en compte. La
situation est d'autant plus urgente, que ces pensionnés du régime
CAVIMAC ne bénéficient pas de droits à retraite complémentaire.
Par conséquent, il lui demande s'il entend réexaminer ce dossier
afin de proposer une réforme visant à permettre une révision
des droits à retraite des AMC.
Question N° : 32569 de M. Morel-A-L'Huissier Pierre(Union pour un
Mouvement Populaire - Lozère) QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 14/10/2008 page : 8738
Rubrique : justice
Tête d'analyse : procédure
Analyse : partie civile. constitution. recevabilité
Texte de la QUESTION
: M. Pierre Morel-A-L'Huissier attire l'attention de Mme la
ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités
territoriales sur la décision intervenue en 2007 (chambre
d'instruction de Caen) qui a accepté la constitution de partie
civile des parents concernant un enfant majeur intégré dans une
communauté à caractère sectaire. Il lui demande si une réflexion
est menée, à l'heure actuelle, sur l'extension des moyens
d'action des parents d'enfant majeur.
Question N° : 32586 de M. Morel-A-L'Huissier Pierre(Union pour un
Mouvement Populaire - Lozère) QE
Ministère interrogé : Intérieur,
outre-mer et collectivités territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 14/10/2008 page : 8738
Rubrique : ministères et secrétariats d'État
Tête d'analyse : intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales : structures administratives
Analyse : service de renseignement intérieur. restructuration
Texte de la
QUESTION : M. Pierre Morel-A-L'Huissier attire l'attention de Mme la
ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités
territoriales sur la restructuration des services des
renseignements généraux et de la direction de la surveillance du
territoire. Il lui demande s'il est envisagé de créer un GIR-dérive
sectaire dans chaque département.
Question N° :
32960 de M. Maurer Jean-Philippe(Union pour un Mouvement Populaire
- Bas-Rhin) QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 21/10/2008 page : 8952
Rubrique : cultes
Tête d'analyse : culte musulman
Analyse : jours fériés. calendrier
Texte de la QUESTION : M. Jean-Philippe Maurer attire
l'attention de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et
des collectivités territoriales, en cette période de ramadan
, sur les fêtes religieuses musulmanes
qui représentent pour
tous les musulmans de France, et d'ailleurs, des périodes sacrées.
Afin de mieux partager les valeurs de respect et de tolérance et
de mieux faire connaître les coutumes de la communauté musulmane
lors de ces fêtes, la France pourrait accorder un jour férié à
l'ensemble des musulmans français. En conséquence, il lui
demande s'il envisage, pour les musulmans français, d'attribuer
un jour férié dans le cadre des fêtes religieuses qui ponctuent
le calendrier de la communauté musulmane.
Question N° :
33135 de M. Ciotti Éric(Union pour un Mouvement Populaire -
Alpes-Maritimes) QE
Ministère interrogé : Justice
Ministère attributaire : Justice
Question publiée au JO le : 21/10/2008 page : 8958
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : sectes
Analyse : rapport. propositions
Texte de la QUESTION : M. Éric Ciotti interroge Mme la
garde des sceaux, ministre de la justice, sur la proposition
formulée dans le rapport remis par M. Georges Fenech au Premier
ministre intitulé « La justice face aux dérives sectaires
» consistant à fixer
le point de départ de la prescription de l'action publique à
compter de la majorité de la victime. Il lui demande de bien
vouloir lui indiquer son sentiment sur cette proposition et le cas
échéant les délais de mise en oeuvre de cette mesure.
Question N° :
33134 de M. Ciotti Éric(Union pour un Mouvement Populaire -
Alpes-Maritimes) QE
Ministère interrogé : Justice
Ministère attributaire : Justice
Question publiée au JO le : 21/10/2008 page : 8957
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : sectes
Analyse : rapport. propositions
Texte de la QUESTION : M. Éric Ciotti interroge Mme la
garde des sceaux, ministre de la justice, sur la proposition
formulée dans le rapport remis par M. Georges Fenech au Premier
ministre intitulé « La justice face aux dérives sectaires
» consistant à
instituer au sein des directions régionales de la protection
judiciaire de la jeunesse un correspondant dérives sectaires. Il
lui demande de bien vouloir lui indiquer son sentiment sur cette
proposition et le cas échéant les délais de mise en oeuvre de
cette mesure.
Question N° :
33133 de M. Ciotti Éric(Union pour un Mouvement Populaire -
Alpes-Maritimes) QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 21/10/2008 page : 8953
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : sectes
Analyse : rapport. propositions
Texte de la QUESTION : M. Éric Ciotti interroge Mme la
ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités
territoriales sur la proposition formulée dans le rapport intitulé
« La justice face aux dérives sectaires
» remis par M.
Georges Fenech au Premier ministre consistant à instituer des «
GIR-dérives sectaires
» dans chaque département.
Il lui demande de bien vouloir lui indiquer son sentiment sur
cette proposition et le cas échéant les délais de mise en
oeuvre de cette mesure.
Question N° :
33131 de M. Ciotti Éric(Union pour un Mouvement Populaire -
Alpes-Maritimes) QE
Ministère interrogé : Justice
Ministère attributaire : Justice
Question publiée au JO le : 21/10/2008 page : 8957
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : sectes
Analyse : rapport. propositions
Texte de la QUESTION : M. Éric Ciotti interroge Mme la
garde des sceaux, ministre de la justice, sur la proposition
formulée dans le rapport remis par M. Georges Fenech au Premier
ministre intitulé « La justice face aux dérives sectaires
» consistant à
diffuser un guide juridique de la «lutte contre les dérives
sectaires à l'attention des magistrats». Il lui demande de bien
vouloir lui indiquer son sentiment sur cette proposition et, le
cas échéant, les délais de mise en oeuvre de cette mesure.
Question N° :
33130 de M. Lefebvre Frédéric(Union pour un Mouvement Populaire
- Hauts-de-Seine) QE
Ministère interrogé : Justice
Ministère attributaire : Justice
Question publiée au JO le : 21/10/2008 page : 8957
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : sectes
Analyse : rapport. propositions
Texte de la QUESTION : M. Frédéric Lefebvre attire
l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice,
sur le rapport « La justice face aux dérives sectaires
: réflexion et évaluation
des dispositifs judiciaires de lutte contre les dérives sectaires
» de Georges Fenech, publié en juillet 2008. Ce rapport préconise
de favoriser la création d'un observatoire européen sur les dérives
sectaires et l'harmonisation des jurisprudences des États
membres. Il lui demande de bien vouloir lui donner son avis sur ce
sujet.
Question N° :
18721 de Mme Carrillon-Couvreur Martine(Socialiste, radical,
citoyen et divers gauche - Nièvre) QE
Ministère interrogé : Culture et communication
Ministère attributaire : Culture et communication
Question publiée au JO le : 11/03/2008 page : 1986
Réponse publiée au JO le : 21/10/2008 page : 9021
Date de signalisat° : 14/10/2008
Rubrique : patrimoine culturel
Tête d'analyse : églises rurales
Analyse : conservation. aides de l'État
Texte de la QUESTION : Mme Martine Carrillon-Couvreur
attire l'attention de Mme la ministre de la culture et de la
communication sur la dégradation du patrimoine culturel des
communes rurales. Conséquence de la loi de 1905 sur la séparation
de l'Église et de l'État, les communes détiennent des trésors
architecturaux historiques qui font la richesse et l'identité de
notre pays. Elles sont censées en assurer l'entretien. Or, elles
n'ont souvent pas les moyens d'engager les dépenses
indispensables à leur sauvegarde. L'observatoire du patrimoine
religieux, qui a entrepris de recenser ce patrimoine, estime à 2
800 le nombre d'églises en péril. Aussi, elle lui demande quelle
mesure le Gouvernement compte mettre en place pour aider les
communes rurales en difficulté à préserver le patrimoine
national.
Texte de la REPONSE : Un grand nombre d'églises bénéficient
d'une protection au titre des monuments historiques. Sur les 45
000 monuments classés ou inscrits, on compte 14 000 édifices
religieux
. Il n'est pas envisageable que le ministère de la culture et de
la communication protège l'ensemble des églises de France, qui
n'ont pas toutes un caractère architectural exceptionnel pouvant
justifier de cette distinction. Certaines municipalités, après désaffectation
cultuelle de ces églises par l'évêché, les ont affectées à
des activités culturelles ou administratives. Ce type de solution
peut permettre de sauvegarder les bâtiments les plus intéressants.
Le ministère de la culture et de la communication, en raison des
lois de séparation de l'Église et de L'État de 1905 et 1907,
n'a aucune responsabilité sur les églises et ne participe qu'aux
travaux concernant celles qui ont été protégées au titre des
monuments historiques. En 2007, l'État a consacré 155 millions
d'euros à la restauration et l'entretien des monuments
historiques appartenant à des collectivités territoriales et à
des propriétaires privés. On estime que 85 % des crédits
consacrés à des monuments historiques n'appartenant pas à l'État,
soit 131 millions d'euros, ont été destinés aux collectivités
territoriales qui les utilisent principalement pour la sauvegarde
de leurs églises classées et inscrites. Enfin, dans un objectif
de simplification et de modernisation du régime des travaux sur
les monuments historiques, l'ordonnance du 8 septembre 2005
relative aux monuments historiques et aux espaces protégés
confirme que la maîtrise d'ouvrage des travaux de restauration
d'un monument revient à son propriétaire. Afin d'aider les
propriétaires les plus démunis - et notamment les petites
communes ne disposant pas de moyens humains et financiers
suffisants - à mettre en oeuvre ces travaux, un décret
d'application, qui paraîtra en 2009, précisera les conditions
dans lesquelles les services de l'État chargés des monuments
historiques pourront apporter une assistance gratuite à la maîtrise
d'ouvrage. L'ordonnance du 8 septembre 2005 confirme également la
possibilité de versement d'un acompte avant le début des travaux
de restauration lorsque ces travaux bénéficient d'aides
publiques.
Question N° : 3420 de
Mme Poletti Bérengère(Union pour un Mouvement Populaire -
Ardennes) QE
Ministère interrogé : Santé,
jeunesse et sports
Ministère
attributaire : Santé,
jeunesse, sports et vie associative
Question
publiée au JO le : 14/08/2007 page : 5267
Réponse
publiée au JO le : 28/10/2008 page : 9349
Date
de changement d'attribution : 18/03/2008
Rubrique :
ésotérisme
Tête
d'analyse : sectes
Analyse :
commission d'enquête. rapport. conclusions
Texte de la QUESTION
: Mme Bérengère
Poletti attire l'attention de Mme la ministre de la santé, de la
jeunesse et des sports sur le rapport n° 3507 remis au
Gouvernement au nom de la commission d'enquête relative à
l'influence des mouvements à caractère sectaire
et aux conséquences
de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs.
Ledit rapport propose, dans le domaine de la santé publique,
d'unifier les régimes de sanction des refus parentaux de
vaccination
de leurs enfants. En
effet, les refus parentaux de vaccination des enfants doivent,
contrairement à la situation actuelle, être tous frappés des mêmes
pénalités. À ce titre, le rapport indique une nouvelle rédaction
de l'article L. 3116-4 du code de la santé publique en ces termes
: « Le refus de se soumettre ou de soumettre ceux sur lesquels on
exerce l'autorité parentale ou dont on assure la tutelle aux
obligations de vaccination prévues aux articles L. 3111-2, L.
3111-3 et L. 3112-1 ou d'en entraver l'exécution est puni de six
mois d'emprisonnement et de 3 750 euros d'amende. » Aussi il lui
serait agréable de connaître, d'une part, la position du
Gouvernement quant à cette proposition, d'une part, et dans quel
délai il compte la mettre en oeuvre, d'autre part.
Texte de la REPONSE
: En matière de
vaccination
obligatoire, jusqu'en
2007, les personnes titulaires de l'autorité parentale ou exerçant
la tutelle d'un mineur, qui ne s'assuraient pas personnellement
que ce mineur avait bénéficié des vaccinations obligatoires, étaient
exposées à des sanctions mais qui différaient selon la
vaccination concernée. L'article L. 3116-4 du code de la santé
publique précisait que le refus d'effectuer la vaccination contre
la tuberculose (BCG) était puni de six mois d'emprisonnement et
de 3 750 EUR d'amende. En revanche, selon l'article R. 3116-2, le
refus de la vaccination antidiphtérique, antitétanique ou
antipoliomyélitique était puni de l'amende prévue pour les
contraventions de la 5e classe. La commission d'enquête relative
à l'influence des mouvements à caractère sectaire
et aux conséquences
de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs,
dans son rapport du 12 décembre 2006, a proposé d'unifier les
dispositions pénales prévues en cas de refus de parents de
vacciner leurs enfants. Cette proposition a fait l'objet d'une
traduction législative. En effet, les dispositions de l'article
37 de la loi n° 2007-393 du 5 mars 2007 réformant la protection
de l'enfance ont modifié l'article L. 3116-4 en appliquant à
toutes les vaccinations obligatoires les sanctions qui
s'appliquaient à l'absence de vaccination contre la tuberculose.
Il est à noter que, pour cette dernière vaccination,
l'obligation vaccinale a été suspendue par le décret n°
2007-1111 du 17 juillet 2007. Pour les mineurs, seules restent
actuellement obligatoires les vaccinations contre la diphtérie,
le tétanos et la poliomyélite.
Question N° : 25916 de
M. Bouchet Jean-Claude(Union pour un Mouvement Populaire -
Vaucluse) QE
Ministère
interrogé : Culture
et communication
Ministère
attributaire : Culture
et communication
Question
publiée au JO le : 24/06/2008 page : 5299
Réponse
publiée au JO le : 28/10/2008 page : 9242
Rubrique :
patrimoine culturel
Tête
d'analyse : protection
Analyse :
édifices religieux
Texte de la QUESTION :
M. Jean-Claude Bouchet attire l'attention de Mme la
ministre de la culture et de la communication sur la dégradation
et l'état de délabrement avancé du patrimoine architectural et
historique des communes rurales. Ces dernières sont nombreuses à
posséder des trésors qui participent à l'identité et à la
richesse de l'histoire de notre pays. Or, elles n'ont pas les
moyens financiers pour subvenir à l'entretien et à la sauvegarde
de ce patrimoine commun. La situation est aujourd'hui alarmante,
voire catastrophique, notamment pour les châteaux et les édifices
religieux
. Selon un rapport du Sénat, 2.800 des 15.000 églises rurales
protégées seraient menacées de destruction. Ces édifices représentent
pourtant un intérêt touristique, historique et architectural
majeur. Le patrimoine, avant d'être un poste coûteux, est
surtout une source de richesse : « les dépenses en faveur du
patrimoine ne sont pas des dépenses à fonds perdus, consenties
par la Nation pour des raisons sentimentales, mais des dépenses
qui, à leur tour, créent de l'activité économique, de la
richesse et de l'emploi ». Cette affirmation est le résultat
d'une étude réalisée en 2003 par l'économiste Xavier Greffe
pour le compte de la Direction de l'Architecture et du Patrimoine.
La filière patrimoine représenterait près de 350.000 emplois
directs et indirects. La France est la première destination
touristique du monde. Cet engouement est lié à l'attrait que
suscite sa richesse culturelle. Or, l'état déplorable de son
patrimoine historique appelle une prise de conscience sur la nécessité
de le préserver et de le valoriser. En conséquence, il lui
demande de bien vouloir lui indiquer les intentions du
Gouvernement en la matière.
Texte de la REPONSE
: Un grand nombre d'églises
bénéficient d'une protection au titre des monuments historiques.
Sur les 45 000 monuments classés ou inscrits, on compte 14 000 édifices
religieux
. Il n'est pas envisageable que le ministère de la culture et de
la communication protège l'ensemble des églises de France, qui
n'ont pas toutes un caractère architectural exceptionnel pouvant
justifier de cette distinction. Certaines municipalités, après désaffectation
cultuelle de ces églises par l'évêché, les ont affectées à
des activités culturelles ou administratives. Ce type de solution
peut permettre de sauvegarder les bâtiments les plus intéressants.
Le ministère de la culture et de la communication, en raison des
lois de séparation de l'Église et de l'État de 1905 et 1907,
n'a aucune responsabilité sur les églises et ne participe qu'aux
travaux concernant celles qui ont été protégées au titre des
monuments historiques. En 2007, l'État a consacré 155 millions
d'euros à la restauration et l'entretien des monuments
historiques appartenant à des collectivités territoriales et à
des propriétaires privés. On estime que 85 % des crédits
consacrés à des monuments historiques n'appartenant pas à l'État,
soit 131 millions d'euros, ont été destinés aux collectivités
territoriales qui les utilisent principalement pour la sauvegarde
de leurs églises classées et inscrites. Enfin, dans un objectif
de simplification et de modernisation du régime des travaux sur
les monuments historiques, l'ordonnance du 8 septembre 2005
relative aux monuments historiques et aux espaces protégés
confirme que la maîtrise d'ouvrage des travaux de restauration
d'un monument revient à son propriétaire. Afin d'aider les
propriétaires les plus démunis - et notamment les petites
communes ne disposant pas de moyens humains et financiers
suffisants - à mettre en oeuvre ces travaux, un décret
d'application, qui paraîtra en 2009, précisera les conditions
dans lesquelles les services de l'État chargés des monuments
historiques pourront apporter une assistance gratuite à la maîtrise
d'ouvrage. L'ordonnance du 8 septembre 2005 confirme également la
possibilité de versement d'un acompte avant le début des travaux
de restauration lorsque ces travaux bénéficient d'aides
publiques.
Question N° : 27426 de
M. Remiller Jacques(Union pour un Mouvement Populaire - Isère) QE
Ministère
interrogé : Santé,
jeunesse, sports et vie associative
Ministère
attributaire : Santé,
jeunesse, sports et vie associative
Question
publiée au JO le : 15/07/2008 page : 6085
Réponse
publiée au JO le : 28/10/2008 page : 9361
Rubrique :
établissements de santé
Tête
d'analyse : établissements
privés
Analyse :
établissements de confession religieuse. respect
Texte de la QUESTION
: M. Jacques Remiller
appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, de la
jeunesse, des sports et de la vie associative sur le problème de
la tolérance religieuse dans les établissements privés qui se
trouvent confrontés à une population de plus en plus radicalisée.
Récemment, un parent d'une personne hospitalisée dans une
maternité catholique
de l'Isère a exigé
et obtenu le retrait d'un crucifix placé dans la chambre de la
malade en agressant verbalement le personnel présent. Ce type d'établissement
a été choisi librement par le malade et sa famille, en toute
connaissance de cause : il est indiqué a l'entrée que cette
clinique est catholique. Ce type de comportement, de plus en plus
courant, génère une insécurité et une incompréhension
grandissante chez les personnels soignants et les dirigeants de
ces établissements. Il lui demande donc de lui faire connaître
son sentiment sur ce dossier et si elle envisage de mettre en
place une charte de respect mutuel qui, jointe au livret
d'accueil, permettrait à chacun de se positionner sans que
subsiste une quelconque ambiguïté.
Texte de la REPONSE
: Les établissements
de santé
privés sont libres
d'afficher en leur sein des signes manifestant leur orientation
religieuse. Il leur appartient de prendre à l'égard des usagers
qu'ils sont amenés à accueillir les mesures informatives de
nature à éviter toute protestation ultérieure. Une insertion
claire et précise sur cette question au sein du livret d'accueil,
renforcée par un échange oral, lors de la remise de ce livret préalablement
à toute hospitalisation, répond à cette nécessité
d'information.
Question N° : 30577 de
M. Raoult Éric(Union pour un Mouvement Populaire -
Seine-Saint-Denis) QE
Ministère
interrogé : Défense
Ministère
attributaire : Défense
Question
publiée au JO le : 16/09/2008 page : 7918
Réponse
publiée au JO le : 28/10/2008 page : 9247
Rubrique :
cérémonies publiques et fêtes légales
Tête
d'analyse : cultes
Analyse :
diversité. Représentation
Texte de la QUESTION
: M. Éric Raoult
attire l'attention de M. le ministre de la défense sur la représentation
des cultes lors d'un hommage national. En effet, lors de l'hommage
du 21 août, à la mémoire des 10 jeunes parachutistes français
tués lors d'une embuscade en Afghanistan, 2 cultes, catholiques
et protestants, semblaient apparemment représentés sur l'autel.
S'agissant d'un hommage national, représentant donc les
principaux cultes de notre pays, n'aurait il pas fallu qu'un
rabbin et un imam soient aussi présents. Il lui demande donc
quels sont les critères de choix pour ces religions représentées
et non représentées.
Texte de la REPONSE
: Présente au sein du
ministère de la défense, l'aumônerie des armées
assure le soutien
religieux des personnels de la défense de toutes confessions qui
le souhaitent dans les lieux où les armées et formations rattachées
exercent leurs missions. Le rôle confié aux aumôniers
militaires dépasse la seule pratique cultuelle pour s'élargir au
soutien spirituel et moral. Lors d'un hommage national, ce soutien
prend une dimension toute particulière. Le principe est la représentation
de tous les cultes, tant dans la prise en charge des militaires décédés
et l'accueil et l'accompagnement des familles que dans le cadre de
la cérémonie nationale d'hommage. Pour la partie cultuelle de la
cérémonie, le choix d'un culte particulier, d'une cérémonie
oecuménique ou interreligieuse dépend notamment de la religion
des personnes décédées et de la volonté des familles.
L'ensemble des cultes est invité à être présent, quelle que
soit la forme retenue. Lors de l'hommage national rendu le 21 août
2008 aux dix militaires tués en Afghanistan, une cérémonie
religieuse a eu lieu en l'église Saint-Louis-des-Invalides. Cette
cérémonie était oecuménique puisque les défunts étaient tous
de religion chrétienne (neuf catholiques et un protestant). Un
aumônier militaire israélite et deux aumôniers militaires
musulmans étaient également présents aux Invalides pour cet
hommage national.
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