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Mise
à jour : mercredi 01 septembre 2010
Novembre
2008
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Question N° : 28858 de Mme Marland-Militello Muriel ( Union pour
un Mouvement Populaire - Alpes-Maritimes ) QE
Ministère interrogé : Agriculture et pêche
Ministère attributaire : Agriculture et pêche
Question publiée au JO le : 05/08/2008 page : 6655
Réponse publiée au JO le : 04/11/2008 page : 9537
Rubrique : agroalimentaire
Tête d'analyse : abattage
Analyse : réglementation
Texte de la QUESTION : Mme Muriel Marland-Militello alerte
M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur les conditions
d'abattage des animaux de boucherie. Il semblerait que 80 % des
ovins et 20 % des bovins abattus en France le soient sans un étourdissement
préalable, donc en toute conscience et dans la souffrance. Le
consommateur n'en sait d'ailleurs rien : il n'a aucun moyen de
savoir si la viande qu'il achète est issue d'un animal qui a bien
été abattu dans des conditions qui réduisent au maximum la
souffrance animale. En outre l'étourdissement préalable est
conforme au respect des rites religieux. Le président du Conseil
français du culte musulman l'a d'ailleurs confirmé. Aussi
aimerait-elle savoir ce qu'il entend faire pour que l'étourdissement
préalable soit obligatoire pour l'abattage de tous les animaux.
Texte de la REPONSE : La France s'est dotée, depuis l'année
1976, d'un dispositif législatif et réglementaire important en
matière de protection animale, qui est réexaminé et modifié régulièrement,
en fonction des connaissances scientifiques et des textes
communautaires. Les dispositions de la section du code rural
relative à la protection animale à l'abattoir (articles R.
214-63 à R. 214-81) et celles de l'arrêté du 12 décembre 1997
relatif aux procédés d'immobilisation, d'étourdissement et de
mise à mort des animaux et aux conditions de protection animale
dans les abattoirs précisent que l'étourdissement des animaux
avant leur mise à mort est obligatoire en France. Des dérogations
sont cependant accordées dans le cas de l'abattage rituel afin de
respecter le libre exercice du culte. Le code rural impose que les
abattages rituels soient effectués en abattoir par un
sacrificateur habilité par un organisme religieux agréé. Les
animaux doivent être immobilisés par un procédé mécanique
avant d'être abattus rituellement. Selon la dernière enquête de
la direction générale de l'alimentation, réalisée en mai 2008,
les ovins-caprins abattus rituellement représentent 48 % du
nombre total d'ovins-caprins abattus en France. Le nombre de 80 %
issu du rapport COPERCI de 2005 doit donc être relativisé. Dans
le cadre de cette même enquête, les gros bovins abattus
rituellement représentent 11 % du nombre total de gros bovins
abattus en France et pour les veaux le ratio est de 13 %. La généralisation
obligatoire de l'étourdissement préalable de tous les animaux ne
semble pas compatible avec le principe du libre exercice du culte
sur le territoire national, compétence relevant du ministère de
l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales.
À la demande du Président de la République, le ministère de
l'agriculture et de la pêche a mis en oeuvre une réflexion sur
la question de la protection animale qui a associé pour la première
fois l'ensemble des acteurs impliqués de la société et les
pouvoirs publics autour des rencontres « Animal et société ».
Le 8 juillet 2008 a été annoncé un plan d'action de
trente-quatre mesures concrètes recueillant le consensus des
participants et s'inscrivant dans le cadre des engagements
internationaux et communautaires pris par la France. Parmi ces
mesures, il est notamment prévu de renforcer la formation à la
protection animale par la mise en place d'un programme de
formation spécifique dans les abattoirs. Plus spécialement,
l'agrément des sacrificateurs rituels prendra en compte des compétences
techniques en matière de protection animale pour la délivrance
de la carte de sacrificateur rituel. Par ailleurs, il sera demandé
aux services vétérinaires qui contrôlent les abattoirs de
renforcer leurs contrôles sur le respect des règles relatives
aux abattages rituels, notamment sur l'obligation d'une contention
appropriée. Alors que la protection animale constitue une préoccupation
croissante des Français, les rencontres « Animal et société »
ont permis d'engager un dialogue constructif sur la place que
notre société fait aux animaux et d'identifier les mesures concrètes
conciliant les intérêts économiques, culturels et religieux
avec les exigences de la protection animale.
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Question N° : 28859 de Mme Marland-Militello Muriel ( Union pour
un Mouvement Populaire - Alpes-Maritimes ) QE
Ministère interrogé : Industrie et consommation
Ministère attributaire : Agriculture et pêche
Question publiée au JO le : 05/08/2008 page : 6679
Réponse publiée au JO le : 04/11/2008 page : 9537
Date de changement d'attribution : 19/08/2008
Rubrique : agroalimentaire
Tête d'analyse : abattage
Analyse : réglementation
Texte de la QUESTION : Mme Muriel Marland-Militello
interroge M. le secrétaire d'État chargé de l'industrie et de
la consommation sur l'information du consommateur en matière
d'abattage des animaux de boucherie. Il semblerait que 80 % des
ovins et 20 % des bovins abattus en France le soient sans un étourdissement
préalable, donc en toute conscience et dans la souffrance. Le
consommateur n'en sait d'ailleurs rien : il n'a aucun moyen de
savoir si la viande qu'il achète est issue d'un animal qui a bien
été abattu dans des conditions qui réduisent au maximum la
souffrance animale. Aussi aimerait-elle savoir ce qu'il entend
faire pour que le consommateur puisse être informé sur la méthode
d'abattage de la viande qu'il achète.
Texte de la REPONSE : La France s'est dotée, depuis l'année
1976, d'un dispositif législatif et réglementaire important en
matière de protection animale, qui est réexaminé et modifié régulièrement,
en fonction des connaissances scientifiques et des textes
communautaires. Les dispositions de la section du code rural
relative à la protection animale à l'abattoir (articles R.
214-63 à R. 214-81) et celles de l'arrêté du 12 décembre 1997
relatif aux procédés d'immobilisation, d'étourdissement et de
mise à mort des animaux et aux conditions de protection animale
dans les abattoirs précisent que l'étourdissement des animaux
avant leur mise à mort est obligatoire en France. Des dérogations
sont cependant accordées dans le cas de l'abattage rituel afin de
respecter le libre exercice du culte. Le code rural impose que les
abattages rituels soient effectués en abattoir par un
sacrificateur habilité par un organisme religieux agréé. Les
animaux doivent être immobilisés par un procédé mécanique
avant d'être abattus rituellement. Selon la dernière enquête de
la direction générale de l'alimentation, réalisée en mai 2008,
les ovins-caprins abattus rituellement représentent 48 % du
nombre total d'ovins-caprins abattus en France. Le nombre de 80 %
issu du rapport COPERCI de 2005 doit donc être relativisé. Dans
le cadre de cette même enquête, les gros bovins abattus
rituellement représentent 11 % du nombre total de gros bovins
abattus en France et pour les veaux le ratio est de 13 %. La généralisation
obligatoire de l'étourdissement préalable de tous les animaux ne
semble pas compatible avec le principe du libre exercice du culte
sur le territoire national, compétence relevant du ministère de
l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales.
À la demande du Président de la République, le ministère de
l'agriculture et de la pêche a mis en oeuvre une réflexion sur
la question de la protection animale qui a associé pour la première
fois l'ensemble des acteurs impliqués de la société et les
pouvoirs publics autour des rencontres « Animal et société ».
Le 8 juillet 2008 a été annoncé un plan d'action de
trente-quatre mesures concrètes recueillant le consensus des
participants et s'inscrivant dans le cadre des engagements
internationaux et communautaires pris par la France. Parmi ces
mesures, il est notamment prévu de renforcer la formation à la
protection animale par la mise en place d'un programme de
formation spécifique dans les abattoirs. Plus spécialement,
l'agrément des sacrificateurs rituels prendra en compte des compétences
techniques en matière de protection animale pour la délivrance
de la carte de sacrificateur rituel. Par ailleurs, il sera demandé
aux services vétérinaires qui contrôlent les abattoirs de
renforcer leurs contrôles sur le respect des règles relatives
aux abattages rituels, notamment sur l'obligation d'une contention
appropriée. Alors que la protection animale constitue une préoccupation
croissante des Français, les rencontres « Animal et société »
ont permis d'engager un dialogue constructif sur la place que
notre société fait aux animaux et d'identifier les mesures concrètes
conciliant les intérêts économiques, culturels et religieux
avec les exigences de la protection animale.
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Question N° : 3413 de Mme Poletti Bérengère ( Union pour un
Mouvement Populaire - Ardennes ) QE
Ministère interrogé : Santé, jeunesse et sports
Ministère attributaire : Santé, jeunesse, sports et vie
associative
Question publiée au JO le : 14/08/2007 page : 5266
Réponse publiée au JO le : 04/11/2008 page : 9582
Date de changement d'attribution : 18/03/2008
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : sectes
Analyse : commission d'enquête. rapport. conclusions
Texte de la QUESTION : Mme Bérengère Poletti attire
l'attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des
sports sur le rapport n° 3507 remis au Gouvernement au nom de la
commission d'enquête relative à l'influence des mouvements à
caractère sectaire
et
aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et
mentale des mineurs. Ledit rapport propose, dans le domaine de la
santé publique, de définir les bonnes pratiques des psychothérapeutes.
En effet, la commission considère que la délivrance du titre de
psychothérapeute devrait être liée à l'adhésion à un code de
bonnes pratiques, qui permettrait de procéder à un encadrement déontologique
des pratiques de psychothérapie. Ces règles devraient insister
notamment sur la prise en compte des intérêts supérieurs de
l'enfant. La mise en oeuvre de cette recommandation devrait se
faire dans le cadre d'une organisation des activités de psychothérapie
au sein d'un conseil professionnel, sur le modèle du conseil
professionnel de certaines professions paramédicales. Des
instances disciplinaires veilleraient au respect du code des
bonnes pratiques et des procédures d'évaluation des techniques
thérapeutiques pourraient être diligentées. Aussi il lui serait
agréable de connaître la position du Gouvernement quant à ces
propositions, d'une part, et dans quel délai il compte les mettre
en oeuvre, d'autre part.
Texte de la REPONSE : Le Gouvernement est soucieux de la
qualité des soins délivrés dans le cadre d'une psychothérapie.
L'évaluation des psychothérapies est en effet un problème
complexe. Au-delà de l'intérêt des psychothérapies, la définition
de bonnes pratiques nécessite qu'un travail préalable soit mené
afin de déterminer les procédures d'évaluation les plus adaptées.
Dans ce cadre, la Haute autorité de santé (HAS) a accepté de réaliser
un travail de synthèse bibliographique des méthodes existantes
d'évaluation des psychothérapies, en particulier celles fondées
sur la pratique. De plus, un réseau de recherche clinique, fondé
sur les pratiques, a été cofinancé en 2008 par l'INSERM et le
ministère chargé de la santé dans l'objectif d'évaluer les
pratiques en psychothérapie et de mettre en réseau les
professionnels pour améliorer leur exercice. Dans l'attente de
ces travaux et compte tenu de la nécessité d'offrir dès
maintenant aux usagers une information sur le niveau de formation
des professionnels souhaitant user du titre de psychothérapeute,
le projet de décret, à prendre en application de l'article 52 de
la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique
et qui vise à encadrer l'usage de ce titre, a été transmis
dernièrement au Conseil d'État. Dans ce contexte, la proposition
du rapport n° 3507 au nom de la commission d'enquête relative à
l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences
de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs,
visant à lier la délivrance du titre de psychothérapeute à
l'adhésion par les professionnels à un code de bonnes pratiques,
est difficilement envisageable à ce stade.
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Question N° : 3414 de Mme Poletti Bérengère ( Union pour un
Mouvement Populaire - Ardennes ) QE
Ministère interrogé : Santé, jeunesse et sports
Ministère attributaire : Santé, jeunesse, sports et vie
associative
Question publiée au JO le : 14/08/2007 page : 5267
Réponse publiée au JO le : 04/11/2008 page : 9583
Date de changement d'attribution : 18/03/2008
Rubrique : professions de santé
Tête d'analyse : psychologues et psychothérapeutes
Analyse : exercice de la profession
Texte de la QUESTION : Mme Bérengère Poletti attire
l'attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des
sports sur le rapport n° 3507, remis au Gouvernement au nom de la
commission d'enquête relative à l'influence des mouvements à
caractère sectaire
et
aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et
mentale des mineurs. Ledit rapport propose, dans le domaine de la
santé publique, de préciser les conditions d'attribution du
titre de psychothérapeute. En effet, la commission d'enquête
estime insuffisantes les dispositions du projet de décret sur
l'usage du titre de psychothérapeute. Elle considère que les
titulaires d'un doctorat en médecine, les psychologues et les
psychanalystes doivent attester d'une formation théorique et
pratique en psychopathologie clinique, conformément aux
dispositions de l'article 52 de la loi n° 2004-806 du 9 août
2004 relative à la politique de santé publique. Aussi, il lui
serait agréable de connaître, d'une part, la position du
Gouvernement quant à cette proposition, et, d'autre part, dans
quel délai il compte la mettre en oeuvre.
Texte de la REPONSE : L'article 52 de la loi du 9 août
2004 relative à la politique de santé publique a pour objectif
d'offrir tant au public qu'aux professionnels, qui en sont
majoritairement demandeurs, une information sur la qualité et le
niveau de formation des professionnels usant du titre de psychothérapeute.
Il ne s'agit donc pas de créer une nouvelle profession, ni
d'encadrer la formation et la pratique de la psychothérapie, mais
de préciser les conditions dans lesquelles il peut être fait
usage de ce titre. La nouvelle version du projet de décret, à
prendre en application de l'article 52, offre à cet égard les
garanties nécessaires pour assurer une prise en charge de qualité
à des patients vulnérables ou présentant une pathologie
mentale. Ainsi, pour tous les professionnels souhaitant user du
titre de psychothérapeute, qu'ils bénéficient d'une procédure
d'inscription de droit ou non sur le registre départemental, il
est prévu qu'ils satisfassent à l'exigence d'une formation
minimale en psychopathologie clinique théorique d'une durée de
400 heures et pratique d'une durée minimale de cinq mois. Le
principe de dispenses partielles ou totales de formation pour les
médecins, psychologues et psychanalystes régulièrement inscrits
sur un annuaire, a été prévu afin de tenir compte des
connaissances et compétences acquises par ces professionnels. De
plus, le renforcement du contenu du cahier des charges de la
formation et la fixation, par arrêté conjoint des ministres en
charge de la santé et de l'enseignement supérieur, de la liste
des formations jugées conformes à celui-ci et ouvrant
l'autorisation d'user du titre de psychothérapeute sont de nature
à garantir la qualité des acteurs de la formation. Sur ces bases
qui ont été discutées avec les différents partenaires, un
projet de décret et d'arrêté d'application sont en cours.
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Question N° : 35234 de M. Remiller Jacques ( Union pour un
Mouvement Populaire - Isère ) QE
Ministère interrogé : Affaires étrangères et droits de l'homme
Ministère attributaire : Affaires étrangères et droits de
l'homme
Question publiée au JO le : 11/11/2008 page : 9643
Rubrique : politique extérieure
Tête d'analyse : Algérie
Analyse : liberté de culte
Texte de la QUESTION : M. Jacques Remiller appelle
l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée des affaires étrangères
et des droits de l'homme sur la liberté de culte en Algérie. Il
apparaît en effet que dix églises protestantes ont été fermées
par les autorités algériennes depuis le mois de janvier 2008. De
même, il n'est pas possible pour les prêtres français d'obtenir
des visas pour l'Algérie à l'image de l'évêque de Pontoise,
qui s'est vu refuser une visite à la communauté catholique d'Algérie
en mars 2008. Il souhaite, par conséquent, connaître l'état
d'avancement des discussions entre les gouvernements afin de
garantir la sécurité et la liberté de culte des chrétiens en
Algérie.
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Question N° : 19844 de M. Raimbourg Dominique ( Socialiste,
radical, citoyen et divers gauche - Loire-Atlantique ) QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 01/04/2008 page : 2803
Réponse publiée au JO le : 11/11/2008 page : 9786
Date de signalisat° : 04/11/2008
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : mission interministérielle de vigilance et de
lutte contre les dérives sectaires
Analyse : fonctionnement. bilan et perspectives
Texte de la QUESTION : M. Dominique Raimbourg appelle
l'attention de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et
des collectivités territoriales sur l'avenir de la Mission de
vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes
).
Les dérives sectaires ne se limitent pas à la sphère
religieuse. On constate qu'elles relèvent aussi largement des
domaines de la santé, du développement personnel, de la
formation en entreprise, de la science, de la culture, etc. La
lutte contre les sectes ne doit pas être attentatoire à la
liberté de conscience, mais au nom de cette liberté de
conscience, il est aussi inadmissible que des groupes nuisent aux
libertés individuelles et publiques. En conséquence, il lui
demande de préciser ses intentions dans ce domaine, et les
orientations qu'elle compte prendre dans la lutte contre les dérives
sectaires.
Texte de la REPONSE : La mission interministérielle de
vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES),
instituée par décret du 28 novembre 2002, est rattachée au
Premier ministre. Pour ce qui relève de sa compétence, la
ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités
territoriales a adressé, le 25 février dernier, une circulaire
aux préfets, leur rappelant que le suivi des mouvements dont les
agissements sont susceptibles de faire l'objet de procédures
judiciaires doit faire l'objet d'un recoupement d'informations
entre les services membres du groupe de travail spécifiquement
consacré aux dérives sectaires au sein des conseils départementaux
de prévention de la délinquance, d'aide aux victimes et de lutte
contre la drogue, les dérives sectaires et les violences faites
aux femmes, sur le modèle des groupements d'intervention régionaux.
L'action menée dans les départements, en étroite collaboration
avec les procureurs de la République, doit permettre de collecter
et de diffuser l'information la plus complète possible sur les dérives
sectaires et contribuer à l'action interministérielle en la matière.
En ce qui concerne plus particulièrement les risques liés à la
formation en entreprise, l'information et donc la prévention, en
partenariat avec les organisations de lutte contre les dérives
sectaires et celles traitant de la formation professionnelle en général,
sont une priorité pour permettre aux entreprises de continuer à
former leurs personnels dans les meilleures conditions.
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Question N° : 19841 de M. Kucheida Jean-Pierre ( Socialiste,
radical, citoyen et divers gauche - Pas-de-Calais ) QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Premier ministre
Question publiée au JO le : 01/04/2008 page : 2802
Réponse publiée au JO le : 11/11/2008 page : 9736
Date de signalisat° : 04/11/2008 Date de changement d'attribution
: 22/04/2008
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : mission interministérielle de vigilance et de
lutte contre les dérives sectaires
Analyse : fonctionnement. bilan et perspectives
Texte de la QUESTION : M. Jean-Pierre Kucheida attire
l'attention de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et
des collectivités territoriales sur l'annonce de la suppression
de la Miviludes
(Mission
interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives
sectaires). Le Gouvernement, au nom d'une lecture stricte et
tronquée de la loi de 1905 portant séparation des églises et de
l'État, entend garantir une liberté cultuelle absolue qui menace
de profiter au lobbying sectaire. Or, «la question sectaire nécessite
qu'une structure officielle très spécialisée puisse en étudier
les mutations dans l'objectif de faire de la prévention sur les mécanismes
sectaires, à destination des citoyens de notre pays», ce qui
correspond précisément aux responsabilités de la Miviludes. Les
associations de défense des victimes des sectes s'inquiètent de
la disparition de la Miviludes, ou de la restriction de son
mandat, dont la capacité préventive est bien plus efficace que
la seule alternative répressive qui semble se dessiner
aujourd'hui. Il ne faut en aucun cas céder aux sirènes financières
des sectes qui s'efforcent de la sorte d'obtenir une honorabilité
au sein de notre société. N'oublions pas que l'argent qu'elles
utilisent pour parvenir à une reconnaissance religieuse n'est
autre que celui qu'elles extorquent aux personnes fragiles, désorientées
voire parfois désespérées. Cet argent amassé à force de
manipulation n'honore en aucun cas la cause ou l'idéal métaphysique
défendu par ces organisations. Il met en péril la vie et la
survie des «disciples» enrôlés dans une enceinte qui abuse de
leur faiblesse et en fait un fond de commerce particulièrement
lucratif. La France ne peut se satisfaire d'une simple alternative
répressive et policière dans la lutte contre les dérives
sectaires. La Miviludes s'est attelée à la tâche qui est la
sienne et qui doit le demeurer : apporter un éclairage objectif
et complet sur les activités des sectes afin d'en prévenir les dérives.
En conséquence, il lui demande de prolonger ses activités, car
elle agit pour la préservation d'un droit fondamental que la
Constitution garantit à chaque citoyen : la sûreté et la sécurité
des personnes et des biens.
Texte de la REPONSE : Les risques de dérives sectaires
constituent un motif de préoccupation pour le Gouvernement.
Ceux-ci ne relèvent effectivement plus seulement de la sphère
religieuse mais se développent également dans des secteurs plus
diversifiés concernant l'ensemble du tissu social. Dans ce
contexte, le Premier ministre a eu l'occasion de réaffirmer la nécessité
d'appréhender ce phénomène dans le cadre interministériel spécifique
et de rappeler ainsi l'intérêt s'attachant au maintien de la
mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives
sectaires. Il a également souligné la nécessité de renforcer
l'efficacité de cette politique de vigilance qui ne saurait se
limiter à la seule démarche de prévention. C'est dans cette
perspective qu'a été confiée à M. Georges Fenech
,
magistrat et ancien président de la commission d'enquêtes sur
les sectes et les mineurs, une mission d'évaluation des
dispositifs judiciaires relatifs à la lutte contre les dérives
sectaires concernant les auteurs des dérives et leurs victimes.
Cette mission lui a permis notamment de dresser un bilan de
l'application de la loi About-Picard de juin 2001, d'analyser la
formation des magistrats et leur sensibilisation aux dérives
sectaires et de faire des propositions, ainsi que le rôle des
associations. C'est également dans le même esprit que M. Fenech
vient d'être nommé président de la Miviludes, démontrant ainsi
toute l'importance que le Gouvernement attache à cette structure
et au travail qu'elle accomplit.
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Question N° : 19845 de Mme Besse Véronique ( Députés
n'appartenant à aucun groupe - Vendée ) QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 01/04/2008 page : 2803
Réponse publiée au JO le : 18/11/2008 page : 9982
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : mission interministérielle de vigilance et de
lutte contre les dérives sectaires
Analyse : fonctionnement. bilan et perspectives
Texte de la QUESTION : Mme Véronique Besse attire
l'attention de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et
des collectivités territoriales sur la mission interministérielle
de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes
). En
effet, malgré la prise de conscience de ce problème de société,
grâce auquel un certain nombre de solutions ont pu être apportées,
les dérives sectaires ne se limitent pas à la sphère religieuse
même si cette dernière lui sert souvent de masque. Aujourd'hui,
le phénomène sectaire relève aussi largement des domaines de la
santé, du développement personnel, de la formation en
entreprise, et de la science et de la culture. L'État doit mener
une politique de vigilance et de prévention par la voie de la
Miviludes qui doit continuer à exercer une vigilance constante
sur les agissements sectaires. Elle lui demande quelles mesures
pourraient être adoptées pour améliorer l'action de la
Miviludes.
Texte de la REPONSE : La mission interministérielle de vigilance
et de lutte contre les dérives sectaires
(MIVILUDES),
instituée par décret du 28 novembre 2002, est rattachée au
Premier ministre. Pour ce qui relève de sa compétence, le
ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités
territoriales a adressé, le 25 février 2008, une circulaire aux
préfets, leur rappelant que le suivi des mouvements dont les
agissements sont susceptibles de faire l'objet de procédures
judiciaires doit faire l'objet d'un recoupement d'informations
entre les services membres du groupe de travail spécifiquement
consacré aux dérives sectaires au sein des conseils départementaux
de prévention de la délinquance, d'aide aux victimes et de lutte
contre la drogue, les dérives sectaires et les violences faites
aux femmes, sur le modèle des groupements d'intervention régionaux.
L'action menée dans les départements, en étroite collaboration
avec les procureurs de la République, doit permettre de collecter
et de diffuser l'information la plus complète possible sur les dérives
sectaires et contribuer à l'action interministérielle en la matière.
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Question N° : 35415 de Mme Marland-Militello Muriel ( Union pour
un Mouvement Populaire - Alpes-Maritimes ) QE
Ministère interrogé : Industrie et consommation
Ministère attributaire : Industrie et consommation
Question publiée au JO le : 18/11/2008 page : 9889
Rubrique : agroalimentaire
Tête d'analyse : abattage
Analyse : réglementation
Texte de la QUESTION : Mme Muriel Marland-Militello appelle
l'attention de M. le secrétaire d'État chargé de l'industrie et
de la consommation sur les perspectives d'évolution de
l'information fournie aux consommateurs. L'obligation d'étourdissement
préalable est un principe général pour l'abattage des animaux
de boucherie. Néanmoins, par dérogation, les abattages rituels,
qui ne nécessitent qu'une contention de l'animal et non un étourdissement,
sont autorisés pour des motifs religieux. Selon la dernière enquête
de la direction générale de l'alimentation, réalisée en mai
2008, les ovins-caprins abattus rituellement représentent 48 % du
nombre total d'ovins-caprins abattus en France, les gros bovins
abattus rituellement représentent 11 % du nombre total de gros
bovins abattus en France et pour les veaux le ratio est de 13 %.
Or ces ratios semblent excéder les quantités de viande pour
lesquelles l'abattage sans étourdissement est justifié par des
motifs religieux. Le consommateur ne dispose donc actuellement pas
de l'information nécessaire pour être sûr que soit respectée
sa liberté de consommer de la viande d'un animal qui a bien été
abattu après étourdissement, c'est à dire dans des conditions
qui réduisent au maximum la souffrance animale. Aussi,
aimerait-elle savoir quelles mesures il envisagerait de prendre
pour offrir aux consommateurs français cette information de traçabilité
dans le cadre de leurs achats de boucherie.
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Question N° : 35416 de Mme Marland-Militello Muriel ( Union pour
un Mouvement Populaire - Alpes-Maritimes ) QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 18/11/2008 page : 9890
Rubrique : agroalimentaire
Tête d'analyse : réglementation
Analyse : abattage rituel
Texte de la QUESTION : Mme Muriel Marland-Militello interroge Mme
la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités
territoriales sur la conciliation du principe du libre exercice du
culte avec celui du bien-être animal. La généralisation
obligatoire de l'étourdissement préalable de tous les animaux de
boucherie ne semblerait pas compatible avec le principe du libre
exercice du culte sur le territoire national. Pourtant certains
dignitaires religieux indiquent que l'étourdissement préalable
n'est pas incompatible avec les exigences religieuses : l'animal
étourdi ne voit pas ses fonctions vitales affectées puisqu'il
revient à l'état de conscience après un certain temps. Par conséquent,
elle la remercie de bien vouloir lui indiquer quelles réflexions
ont été menées en la matière et si elle entend mener de plus
amples réflexions afin que les modes dérogatoires d'abattage
soient utilisés le moins possible, tout en respectant le principe
du libre exercice du culte sur le territoire national.
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Question N° : 31529 de M. Tardy Lionel ( Union pour un Mouvement
Populaire - Haute-Savoie ) QE
Ministère interrogé : Affaires étrangères et européennes
Ministère attributaire : Affaires étrangères et européennes
Question publiée au JO le : 30/09/2008 page : 8277
Réponse publiée au JO le : 25/11/2008 page : 10164
Rubrique : ministères et secrétariats d'État
Tête d'analyse : affaires étrangères et européennes :
structures administratives
Analyse : conseiller pour les affaires religieuses. perspectives
Texte de la QUESTION : M. Lionel Tardy demande à M. le
ministre des affaires étrangères et européennes de lui donner
des indications sur le rôle et les attributions exactes de son
conseiller pour les affaires religieuses, ainsi que ses intentions
quant au maintien de ce poste.
Texte de la REPONSE : La fonction de conseiller pour les
affaires religieuses du ministère des affaires étrangères et
européennes a été créée en 1920 dans le contexte de la
reprise des relations diplomatiques avec le Saint-Siège. Le
conseiller pour les affaires religieuses s'est longtemps occupé
essentiellement de questions d'ordre juridique (statut des biens
des congrégations religieuses) et des relations avec les églises
d'Orient. À partir des années 1990, son champ d'action a été
étendu à l'ensemble des confessions avec l'objectif de suivre au
plan politique l'incidence des faits religieux sur les relations
internationales et sur notre diplomatie : montée des
fondamentalismes religieux, liens entre religions et crises ou
conflits, antisémitismes, nouveaux mouvements religieux. Interprète
des positions françaises à l'étranger, le conseiller doit aussi
expliquer aux services de l'État les réactions de nos
partenaires étrangers face à nos initiatives ou à nos pratiques
en matière de laïcité
et
de liberté de conscience. Il est enfin amené à entretenir des
contacts avec les représentants des différentes confessions et
avec les universitaires et chercheurs qui réfléchissent à la
place du religieux dans l'espace social et politique. Dans le
cadre de la réforme de l'administration centrale du ministère
des affaires étrangères et européennes, il est prévu de
renforcer encore l'analyse du fait religieux et de ses liens avec
les relations internationales et la situation politique de chaque
pays. La direction de la prospective, dont la création a été
annoncée par le ministre lors de la conférence des ambassadeurs,
devrait ainsi comprendre une équipe chargée de cette analyse et
des contacts à entretenir avec les différentes religions.
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