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Mise
à jour : mercredi 01 septembre 2010
Mars
2010
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Question N° : 50794 de M. Michel
Zumkeller ( Union pour un Mouvement Populaire -
Territoire-de-Belfort ) Question écrite
Ministère interrogé > Affaires européennes (II) Ministère
attributaire > Premier ministre
Rubrique > ésotérisme Tête d'analyse > sectes
Analyse
> rapport. propositions
Question publiée au JO le : 02/06/2009 page : 5217
Réponse publiée au JO le : 16/03/2010 page : 2920
Date de changement d'attribution : 07/07/2009
Texte de la question
M. Michel Zumkeller interroge M. le secrétaire d'État chargé
des affaires européennes sur le rapport annuel sur les sectes,
publié par la Miviludes
(Mission
interministérielle de vigilance contre les dérives sectaires).
Ce rapport décrit les méthodes employées par les sectes, pour
s'installer dans les « niches nouvelles ». Il souhaite connaître
les actions menées pour lutter contre l'emprise des sectes dans
les domaines relevant de sa compétence.
Texte de la réponse
La mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les
dérives sectaires (Miviludes
) rend compte, dans son rapport annuel
au Premier ministre, de son activité et analyse les risques
nouveaux et la réalité des dérives constatées dans différents
domaines, tels que la formation professionnelle, les pratiques
d'accompagnement et de coaching, ainsi que dans le cadre de
l'exercice des métiers de la banque et de la finance. Ces
nouveaux champs investis par les mouvements à caractère sectaire
intéressent naturellement les départements relevant des
ministres de l'économie, de l'industrie et de l'emploi, d'une
part, et du budget, des comptes publics, de la fonction publique
et de la réforme de l'État, d'autre part. En effet, les
mouvements et pratiques porteurs de risques sont multiformes et éminemment
évolutifs, et de plus, structurés en entités de taille souvent
modeste. C'est la raison pour laquelle chacun des départements
concernés travaille en étroite collaboration avec la Miviludes
dont la mission est précisément de favoriser la coordination de
l'action préventive et répressive des pouvoirs publics à
l'encontre de ces agissements et de développer les échanges
d'informations, entre les services publics conformément à son décret
institutif.
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Question N° : 63020 de M. Claude
Goasguen ( Union pour un Mouvement Populaire - Paris ) Question écrite
Ministère interrogé > Justice et libertés (garde des sceaux)
Ministère attributaire > Justice et libertés (garde des
sceaux)
Rubrique > commerce et artisanat Tête d'analyse > commerce
Analyse > produits importés d'Israël. appel au boycottage
. attitude de l'État
Question publiée au JO le : 10/11/2009 page : 10564
Réponse publiée au JO le : 16/03/2010 page : 3118
Texte de la question
M. Claude Goasguen attire l'attention de Mme la ministre d'État,
garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur une
action du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les
peuples (MRAP). Comme l'indique précisément son nom, cette
association lutte contre le racisme et pour pacifier les relations
entre les peuples, permettant les compréhensions mutuelles.
Pourtant le MRAP appelle au boycott illégal des produits israéliens
et, comme il le sait, certains boycott se passent dans la violence
verbale ou physique. Il est inadmissible que cette association se
livre à la mise à l'index illicite de l'État d'Israël, dans
des termes qui sont, au sens du code pénal, constitutifs d'acte
de discrimination à raison de l'appartenance à une nation et
passible des mêmes sanctions que les délits de racisme. Par
ailleurs, le MRAP reçoit des subventions publiques pour défendre
la lutte contre le racisme et l'amitié entre les peuples, et
manifestement la ligne rouge a été franchie. Il est donc nécessaire
d'envisager une révision des subventions versées, car il existe
dans la ligne politique de cette association deux poids deux
mesures. C'est pourquoi il souhaiterait connaître les sanctions
envisagées par ce type de comportement.
Texte de la réponse
Par dépêche du 8 janvier 2009, le directeur des affaires
criminelles et des grâces demandait aux procureurs généraux de
veiller à ce que les parquets continuent à montrer une grande réactivité
dans la conduite de l'action publique envers ceux qui s'en
prennent aux lieux de culte musulmans ou juifs ou qui s'en
prennent aux personnes à raison de leur religion ou de leur
origine. Le rappel de ces instructions traduit la volonté
constante du ministère public de voir poursuivre et juger les
faits à caractère raciste, antisémite ou xénophobe. Plusieurs
opérations visant à appeler au boycott des produits cashers ou
israéliens ont été portées à la connaissance du ministère de
la justice et des libertés au cours de l'année 2009. Plusieurs
enquêtes, dont une concernant les faits évoqués, sont
actuellement en cours et des poursuites seront diligentées,
notamment du chef de provocation publique à la discrimination, si
les infractions paraissent caractérisées. Le MRAP ne bénéficie
d'aucune subvention du ministère de la justice et des libertés.
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Question N° : 64068 de M. Bernard
Carayon ( Union pour un Mouvement Populaire - Tarn ) Question écrite
Ministère interrogé > Justice et libertés (garde des sceaux)
Ministère attributaire > Justice et libertés (garde des
sceaux)
Rubrique > commerce et artisanat Tête d'analyse > commerce
Analyse > produits importés d'Israël. appel au boycottage
. attitude de l'État
Question publiée au JO le : 24/11/2009 page : 11082
Réponse publiée au JO le : 16/03/2010 page : 3118
Texte de la question
M. Bernard Carayon attire l'attention de Mme la ministre d'État,
garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur
l'action du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre
les peuples (MRAP). Comme l'indique son nom, cette association prétend
lutter contre le racisme et pacifier les relations entre les
peuples, permettant les compréhensions mutuelles. Pourtant le
MRAP appelle au boycott illégal des produits israéliens et,
comme le sait parfaitement cette organisation, certains boycott
s'expriment dans la violence. Il n'est pas tolérable que cette
association se livre à la mise à l'index illicite d'un État démocratique,
dans des termes qui sont, au sens du code pénal, constitutifs
d'acte de discrimination à raison de l'appartenance à une nation
et passible des mêmes sanctions que les délits de racisme. Le
MRAP reçoit, par ailleurs, des subventions publiques pour défendre
la lutte contre le racisme et l'amitié entre les peuples. Il est
donc nécessaire d'envisager une réduction massive des
subventions versées. C'est pourquoi il souhaiterait connaître
les sanctions envisagées pour ce type de comportement.
Texte de la réponse
Par dépêche du 8 janvier 2009, le directeur des affaires
criminelles et des grâces demandait aux procureurs généraux de
veiller à ce que les parquets continuent à montrer une grande réactivité
dans la conduite de l'action publique envers ceux qui s'en
prennent aux lieux de culte musulmans ou juifs ou qui s'en
prennent aux personnes à raison de leur religion ou de leur
origine. Le rappel de ces instructions traduit la volonté
constante du ministère public de voir poursuivre et juger les
faits à caractère raciste, antisémite ou xénophobe. Plusieurs
opérations visant à appeler au boycott des produits cashers ou
israéliens ont été portées à la connaissance du ministère de
la justice et des libertés au cours de l'année 2009. Plusieurs
enquêtes, dont une concernant les faits évoqués, sont
actuellement en cours et des poursuites seront diligentées,
notamment du chef de provocation publique à la discrimination, si
les infractions paraissent caractérisées. Le MRAP ne bénéficie
d'aucune subvention du ministère de la justice et des libertés.
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Question N° : 73909 de M. Bernard
Lesterlin ( Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Allier
) Question écrite
Ministère interrogé > Défense et anciens combattants Ministère
attributaire > Défense et anciens combattants
Rubrique > cérémonies publiques et fêtes légales Tête
d'analyse > commémorations Analyse > calendrier
Question publiée au JO le : 16/03/2010 page : 2847
Texte de la question
M. Bernard Lesterlin attire l'attention de M. le secrétaire d'État
à la défense et aux anciens combattants sur une anomalie de
calendrier qui se produira en 2011. En effet, la date du souvenir
des déportés, fixée par décret au dernier dimanche d'avril,
tomberait cette année le dimanche 24 avril, soit le même jour
que Pâques. Cette situation inédite, qui fait coïncider une
commémoration
nationale
républicaine et laïque avec une fête religieuse, ne se
reproduira pas avant l'année 2038. Il lui demande si ses services
ont été informés de cette anomalie et quelles mesures il compte
prendre pour assurer une nette distinction entre ces deux événements.
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Question N° : 50823 de M. Michel
Zumkeller ( Union pour un Mouvement Populaire -
Territoire-de-Belfort ) Question écrite
Ministère interrogé > Solidarités actives contre la pauvreté
et jeunesse Ministère attributaire > Solidarités actives
contre la pauvreté et jeunesse
Rubrique > ésotérisme Tête d'analyse > sectes
Analyse
> rapport. propositions
Question publiée au JO le : 02/06/2009 page : 5281
Réponse publiée au JO le : 09/03/2010 page : 2803
Texte de la question
M. Michel Zumkeller interroge M. le haut-commissaire aux solidarités
actives contre la pauvreté, haut-commissaire à la jeunesse, sur
le rapport annuel sur les sectes, publié par la Miviludes
(Mission
interministérielle de vigilance contre les dérives sectaires).
Ce rapport décrit les méthodes employées par les sectes, pour
s'installer dans les « niches nouvelles ». Il souhaite connaître
les actions menées pour lutter contre l'emprise des sectes dans
les domaines relevant de sa compétence.
Texte de la réponse
Depuis 1997, les services chargés de la jeunesse mènent une
politique de prévention des risques sectaires. À ce titre, la
direction de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie
associative (DJEPVA) participe activement aux missions de la
MIVILUDES
. Elle est ainsi membre du comité exécutif
opérationnel de la MIVILUDES, contribue au rapport annuel
d'activité de cette dernière et assure une veille sur les dérives
sectaires dans les accueils collectifs de mineurs avec ou sans hébergement.
Elle travaille sur cette thématique avec d'autres administrations
et associations de défense des victimes. Dans le cadre du plan
national de formation, un stage de sensibilisation aux risques
sectaires est organisé chaque année à l'attention des agents de
l'administration centrale et des services déconcentrés chargés
de la jeunesse. Au niveau local, cette direction coordonne un réseau
de correspondants « prévention » chargés de signaler tous
risques sectaires. Pour l'année 2009, aucune déclaration de
signalement de dérives sectaires n'a été transmise à la
DJEPVA.
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Question
N° : 73342 de Mme Marie-Jo Zimmermann ( Union pour un Mouvement
Populaire - Moselle ) Question écrite
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales Ministère attributaire > Intérieur, outre-mer
et collectivités territoriales
Rubrique > cultes Tête d'analyse > Alsace-Moselle
Analyse
> presbytères
.
travaux d'amélioration. répartition intercommunale. réglementation
Question publiée au JO le : 09/03/2010 page : 2573
Texte de la question
Mme Marie-Jo Zimmermann attire l'attention de M. le ministre de
l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales
sur le cas de deux communes (A et B) situées en Moselle et
faisant partie de la même paroisse, dont le siège (église et
presbytère) se trouve sur le territoire de la commune A. Si, pour
héberger le desservant, des travaux considérables sont réalisés
sur le presbytère, ils sont alors financés à la fois par la
commune A et la commune B, même si la commune A possède seule la
nue propriété du presbytère. Or, si, quelques années après
ces travaux et en raison de la baisse du nombre d'ecclésiastiques,
l'évêché décide de ne plus pourvoir le poste de desservant et
s'il accepte la désaffectation du presbytère, celui-ci revient
à la seule commune A. Elle lui demande, en conséquence, si
compte tenu des travaux effectués par le passé pour aménager ce
presbytère, la commune B peut solliciter une compensation.
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Question N° : 69916 de M. Daniel
Spagnou ( Union pour un Mouvement Populaire -
Alpes-de-Haute-Provence ) Question écrite
Ministère interrogé > Alimentation, agriculture et pêche
Ministère attributaire > Alimentation, agriculture et pêche
Rubrique > agroalimentaire Tête d'analyse > réglementation
Analyse > abattage rituel
Question publiée au JO le : 02/02/2010 page : 966
Réponse publiée au JO le : 30/03/2010 page : 3626
Texte de la question
M. Daniel Spagnou attire l'attention de M. le ministre de
l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur le caractère
contestable des abattages rituels. En effet, il y a quelques
semaines, l'Institut national de la recherche agronomique a présenté
son premier rapport d'expertise sur la douleur animale. Dans le
domaine de l'abattage rituel, il ressort une grande variabilité
pour la perte de conscience des bovins, après la saignée,
pouvant aller jusqu'à 14 minutes lors de la formation de faux anévrismes
qui concerneraient, toujours d'après le même rapport
d'expertise, "17 à 18 % des animaux lors d'abattages
musulman (halal
) et juif (shechita
)". Cette durée excessive durant
laquelle l'animal, égorgé, reste conscient et sensible à la
douleur s'explique aussi parce que la saignée épargne la moelle
épinière, les artères et les veines vertébrales qui restent
intactes et continuent d'irriguer le cerveau. Si la réglementation
européenne impose, depuis 1974, l'étourdissement des animaux
avant leur abattage, une dérogation est toutefois accordée pour
les animaux tués dans le cadre de l'abattage rituel qui sont égorgés
sans avoir été étourdis auparavant. Or certaines hautes
personnalités musulmanes ont déclaré à plusieurs reprises que
l'islam n'est pas hostile à l'étourdissement dès lors que ce
dernier est réversible. Il voudrait donc savoir si le
Gouvernement compte légiférer pour harmoniser définitivement
notre droit interne avec le droit communautaire en vue de suivre
les principes élémentaires du respect des animaux.
Texte de la réponse
Les dispositions du code rural relatives à la protection animale
à l'abattoir (art. R. 214-63 à R. 214-81) et celles de l'arrêté
du 12 décembre 1997 relatif aux procédés d'immobilisation, d'étourdissement
et de mise à mort des animaux et aux conditions de protection
animale dans les abattoirs, reprennent ou transposent l'ensemble
des obligations communautaires. Elles rappellent que l'étourdissement
des animaux avant leur mise à mort est obligatoire en France.
L'ensemble des mesures en matière de bien traitance à l'abattoir
doit être scrupuleusement respecté par les opérateurs qui ont
la responsabilité de garantir que l'abattage ne suive pas son
cours si l'animal n'est pas inconscient, même si des mouvements réflexes
peuvent néanmoins survenir après la mort. Les services officiels
d'inspection des abattoirs ont été récemment destinataires
d'une méthode d'inspection harmonisée au plan national ciblant
les principaux points de contrôle relatifs à la bien traitance
en abattoir. Lors des travaux relatifs au nouveau règlement européen
n° 1099/2009 sur la protection des animaux au moment de leur mort
qui sera applicable en 2013, la France a très favorablement
accueilli les quatre points suivants : la désignation d'un
responsable du bien-être des animaux dans chaque abattoir ;
l'instauration d'un certificat de compétence en matière de bien-être
des animaux lors de l'abattage ; l'obligation pour les fabricants
de fournir des instructions sur la bonne utilisation de, leur matériel
d'étourdissement et une meilleure prise en compte du bien-être
animal dans la conception des abattoirs. Conformément à la réglementation
communautaire relative aux conditions de protection animale lors
de la mise à mort et de l'abattage des animaux, des dérogations
restent accordées dans le cas de l'abattage rituel afin de
respecter le libre exercice du culte. Le code rural impose que les
abattages rituels soient effectués en abattoir et uniquement par
un sacrificateur habilité par un organisme religieux agréé. Les
animaux doivent être immobilisés par un procédé mécanique
avant d'être abattus rituellement. L'abattage rituel sans étourdissement
est donc licite et correspond au libre exercice du culte.
L'article R. 214-74 précise que l'immobilisation des animaux doit
être maintenue jusqu'à la fin de la saignée. Des réflexions
sont actuellement en cours pour mesurer le délai minimal de
contention des animaux lors de la saignée sur la base des éléments
scientifiques disponibles et des bonnes pratiques de l'abattage
rituel.
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Question N° : 69915 de M. Rudy Salles
( Nouveau Centre - Alpes-Maritimes ) Question écrite
Ministère interrogé > Alimentation, agriculture et pêche
Ministère attributaire > Alimentation, agriculture et pêche
Rubrique > agroalimentaire Tête d'analyse > réglementation
Analyse > abattage rituel
Question publiée au JO le : 02/02/2010 page : 966
Réponse publiée au JO le : 30/03/2010 page : 3626
Texte de la question
M. Rudy Salles attire l'attention de M. le ministre de
l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur les
conditions dans lesquelles sont abattus les bovins, en particulier
dans le cas d'abattage rituel religieux. Depuis 1974, la réglementation
européenne impose l'étourdissement des animaux avant leur
abattage, mais une dérogation est toutefois accordée pour les
animaux tués dans le cadre d'abattage rituel qui sont égorgés,
en pleine conscience, sans avoir été étourdis auparavant. Les
animaux peuvent rester conscients de longues minutes et leur
agonie va à l'encontre du respect de la cause animale. De plus,
les autorités musulmanes assurent que rien dans les textes sacrés
ne s'oppose à la pratique de l'étourdissement préalable si ce
dernier ne porte pas atteinte au caractère vital de l'animal. Il
lui demande ce qu'il compte faire pour que la loi française, qui
impose l'étourdissement des animaux avant tout type d'abattage,
soit respectée par tous.
Texte de la réponse
Les dispositions du code rural relatives à la protection animale
à l'abattoir (art. R. 214-63 à R. 214-81) et celles de l'arrêté
du 12 décembre 1997 relatif aux procédés d'immobilisation, d'étourdissement
et de mise à mort des animaux et aux conditions de protection
animale dans les abattoirs, reprennent ou transposent l'ensemble
des obligations communautaires. Elles rappellent que l'étourdissement
des animaux avant leur mise à mort est obligatoire en France.
L'ensemble des mesures en matière de bien traitance à l'abattoir
doit être scrupuleusement respecté par les opérateurs qui ont
la responsabilité de garantir que l'abattage ne suive pas son
cours si l'animal n'est pas inconscient, même si des mouvements réflexes
peuvent néanmoins survenir après la mort. Les services officiels
d'inspection des abattoirs ont été récemment destinataires
d'une méthode d'inspection harmonisée au plan national ciblant
les principaux points de contrôle relatifs à la bien traitance
en abattoir. Lors des travaux relatifs au nouveau règlement européen
n° 1099/2009 sur la protection des animaux au moment de leur mort
qui sera applicable en 2013, la France a très favorablement
accueilli les quatre points suivants : la désignation d'un
responsable du bien-être des animaux dans chaque abattoir ;
l'instauration d'un certificat de compétence en matière de bien-être
des animaux lors de l'abattage ; l'obligation pour les fabricants
de fournir des instructions sur la bonne utilisation de, leur matériel
d'étourdissement et une meilleure prise en compte du bien-être
animal dans la conception des abattoirs. Conformément à la réglementation
communautaire relative aux conditions de protection animale lors
de la mise à mort et de l'abattage des animaux, des dérogations
restent accordées dans le cas de l'abattage rituel afin de
respecter le libre exercice du culte. Le code rural impose que les
abattages rituels soient effectués en abattoir et uniquement par
un sacrificateur habilité par un organisme religieux agréé. Les
animaux doivent être immobilisés par un procédé mécanique
avant d'être abattus rituellement. L'abattage rituel sans étourdissement
est donc licite et correspond au libre exercice du culte.
L'article R. 214-74 précise que l'immobilisation des animaux doit
être maintenue jusqu'à la fin de la saignée. Des réflexions
sont actuellement en cours pour mesurer le délai minimal de
contention des animaux lors de la saignée sur la base des éléments
scientifiques disponibles et des bonnes pratiques de l'abattage
rituel.
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