Assemblée Nationale Questions écrites 13ème législature 

 

Mise à jour : mercredi 27 octobre 2010

 

Mai 2010

 

 

Question N° : 77724 de Mme Anne Grommerch ( Union pour un Mouvement Populaire - Moselle ) Question écrite 
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales Ministère attributaire > Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales 
Rubrique > cultes Tête d'analyse > Alsace-Moselle Analyse > conseils de fabrique. composition 
Question publiée au JO le : 04/05/2010 page : 4891

Texte de la question
Mme Anne Grommerch attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur les dispositions des lois locales maintenues dans les départements d'Alsace et de Moselle selon lesquelles le maire ou son représentant assiste de droit aux délibérations des conseils de fabrique, conseils presbytéraux et consistoires que la commune est chargée d'aider financièrement en cas d'insuffisance de moyens. Dans le cadre de la mise en place des EPCI, certains d'entre eux ont pris la compétence en matière de culte et donc les responsabilités financières correspondantes. Elle l'interroge donc sur la possibilité pour les EPCI d'être représentés aux conseils de fabrique, conseils presbytéraux et consistoires à l'instar des représentants des communes auxquels ils seraient substitués. 


Question N° : 58470 de M. Jean-Luc Warsmann ( Union pour un Mouvement Populaire - Ardennes ) Question écrite 
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales Ministère attributaire > Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales 
Rubrique > mort Tête d'analyse > funérailles Analyse > locaux. mise à disposition 
Question publiée au JO le : 15/09/2009 page : 8701
Réponse publiée au JO le : 04/05/2010 page : 5058

Texte de la question
M. Jean-Luc Warsmann attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur la situation des familles souhaitant honorer leurs défunts en dehors de tous lieux de culte. En effet, il souhaite savoir si un maire est tenu de mettre à disposition à titre gratuit des familles une salle municipale en vue d'organiser des obsèques civiles. 


Texte de la réponse
Face à la demande de nos compatriotes d'organiser des cérémonies civiles permettant d'assurer un moment de recueillement auprès du défunt, même en l'absence de cérémonie religieuse, les communes disposent, d'une manière générale, de la faculté de mettre une salle communale à disposition des administrés, dans le cadre d'une occupation temporaire du domaine public. L'attribution de cette salle relève de la seule appréciation de la commune. L'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques pose en principe que toute occupation privative du domaine public communal donne lieu à paiement d'une redevance. Toutefois, aux termes du même article, « l'autorisation d'occupation ou d'utilisation du domaine public peut être délivrée gratuitement aux associations à but non lucratif qui concourent à la satisfaction d'un intérêt général ». Ainsi, lorsque des funérailles civiles sont organisées par l'une des associations habilitées pour le service extérieur des pompes funèbres, les communes peuvent autoriser l'occupation temporaire d'une salle communale, à titre gratuit.


Question N° : 78458 de M. Éric Raoult ( Union pour un Mouvement Populaire - Seine-Saint-Denis ) Question écrite 
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales Ministère attributaire > Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales 
Rubrique > ordre public Tête d'analyse > maintien Analyse > groupuscules politico-religieux. agissements 
Question publiée au JO le : 11/05/2010 page : 5184

Texte de la question
M. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur l'appellation provocatrice de certains groupes politico-religieux. En effet, ses structures ou groupuscules politico-religieux sont parfois amenés à voir le jour, à se créer, sans dépôt de statut associatif et à conduire une activité militante particulièrement offensive, voire agressive, à l'égard notamment de l'État d'Israël ou des modérés de la communauté musulmane. Ainsi, il peut paraître tout à fait surprenant, voire choquant, que le nom de « Cheib Yassine », fondateur du mouvement terroriste Hamas, puisse être donné à un tel groupuscule qui s'illustre sur la ville de Drancy, en venant perturber l'entrée des fidèles dans la mosquée de cette ville. Ce groupe radical n'a d'ailleurs pas hésité à menacer l'imam de cette mosquée de Drancy, adepte d'un islam modéré, tolérant, favorable au dialogue interreligieux (notamment avec la communauté juive) et défavorable au port du voile intégral. Peut-on intituler un groupe politico-religieux du nom d'un chef terroriste, même décédé ? N'est-ce pas en soi, une incitation à l'action politique violente et à la haine religieuse ? Les pouvoirs publics peuvent-ils admettre une telle dérive qui semble tolérer que le territoire national devienne le lieu d'affrontements, sur des conflits du Proche-Orient, qui ne sont pas les nôtres ? Tous ces éléments ne devraient-ils pas plutôt conduire à prononcer une dissolution de cette organisation ainsi dénoncée, du fait de son appellation provocatrice, comme de ses provocations ? Il lui demande donc ses intentions en ce domaine. 


Question N° : 78360 de M. Éric Raoult ( Union pour un Mouvement Populaire - Seine-Saint-Denis ) Question écrite 
Ministère interrogé > Premier ministre Ministère attributaire > Premier ministre 
Rubrique > femmes Tête d'analyse > droits de l'homme et libertés publiques Analyse > port du voile intégral. perspectives 
Question publiée au JO le : 11/05/2010 page : 5140

Texte de la question
M. Éric Raoult attire l'attention de M. le Premier ministre sur le dossier du port du voile intégral dans notre pays. En effet, le Gouvernement ayant repris, de manière législative, la main sur ce dossier où les valeurs de la République sont en question, il convient d'ouvrir une large consultation, notamment des autorités religieuses comme des forces politiques. Ces autorités religieuses se sont parfois déjà prononcées tant sur le contenu du débat que sur les dispositions écrites d'un texte de loi. C'est pourquoi c'est une consultation, véritable concertation, qu'il conviendrait d'obtenir, notamment avec le Conseil français du culte musulman. L'avis du CFCM sera, en effet, déterminant dans l'application des dispositions du futur projet de loi, actuellement à l'étude au soin du Gouvernement. Il sera aussi capital de mener une consultation rapide auprès des autres cultes pour recueillir leur position au regard, non pas d'une impression sur un débat, mais sur les véritables intentions législatives des pouvoirs publics. Il lui demande donc de lui préciser sa position sur ce dossier. 


Question N° : 78321 de M. Christian Bataille ( Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Nord ) Question écrite 
Ministère interrogé > Éducation nationale Ministère attributaire > Éducation nationale 
Rubrique > enseignement secondaire Tête d'analyse > examens et concours Analyse > centres d'examen. laïcité. respect 
Question publiée au JO le : 11/05/2010 page : 5173

Texte de la question
M. Christian Bataille attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les conditions dans lesquelles sont choisis les centres d'examens dans l'académie de Lille et dans d'autres académies et qui contreviennent au principe de laïcité auquel pourtant l'article 1er de la Constitution de la République française fait référence. Le rectorat de Lille vient de décider d'ouvrir la liste des établissements retenus pour la passation des épreuves aux établissements privés. Ceci pose deux problèmes : tout d'abord les directeurs de ces établissements privés deviennent chefs de centre alors qu'ils ne sont pas fonctionnaires et que l'organisation des examens peut être considérée comme une mission régalienne de l'État ; par ailleurs les élèves du public qui seront convoqués dans ces centres devront composer dans des salles en présence de signes religieux, comme c'est l'usage dans les établissements confessionnels. Il lui demande quelles dispositions il entend prendre pour que les chefs de centres d'examens soient des fonctionnaires d'État et pour que les signes religieux soient retirés ou recouverts pendant le déroulement des épreuves du baccalauréat. 


Question N° : 55438 de Mme Marie-Françoise Pérol-Dumont ( Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Haute-Vienne ) Question écrite 
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales Ministère attributaire > Santé et sports 
Rubrique > ésotérisme Tête d'analyse > sectes Analyse > rapport. propositions 
Question publiée au JO le : 21/07/2009 page : 7166
Réponse publiée au JO le : 11/05/2010 page : 5373
Date de changement d'attribution : 11/08/2009

Texte de la question
Mme Marie-Françoise Pérol-Dumont appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur les dérives sectaires. Les organisations considérées en France comme des sectes investissent le secteur de la psychothérapie et, plus largement, la santé, estime une mission interministérielle dans son rapport annuel. La Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), autorité administrative créée en 1996, présente ce phénomène comme une stratégie délibérée pour diffuser les idéologies et remplir les caisses de ces groupes. "Cette préoccupation a pris en 2008 une place véritablement prépondérante, liée à la multiplication d'offres relatives au bien-être et à l'épanouissement personnel, dépourvues de toute évaluation sérieuse, et dont certaines présentent un risque réel pour la santé", peut-on lire dans le rapport. La Miviludes rappelle la problématique connue de la formation des psychothérapeutes, qui ne sont que minoritairement des médecins ou des psychiatres. L'encadrement législatif du titre de psychothérapeute voté en 2004 n'est toujours pas appliqué. Aussi lui demande-t-elle s'il est dans ses intentions de faire appliquer la législation votée en 2004. 


Texte de la réponse
La mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires a souligné dans ses rapports la possible utilisation de l'appellation « psychothérapie » pour le recrutement sectaire. De façon plus courante, des personnes sans réelle compétence se font rémunérer pour des prestations dites de psychothérapie. Dans le souci de protéger et d'informer clairement les patients potentiellement vulnérables et/ou présentant une pathologie mentale sur la compétence et le sérieux des professionnels auxquels ils se confient dans le cadre d'une psychothérapie, l'article 52 de la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique a prévu d'encadrer strictement l'usage du titre de psychothérapeute. Il ne s'agit pas de créer une nouvelle profession, ni d'encadrer la formation et la pratique de psychothérapie, mais de préciser les conditions dans lesquelles il peut être fait usage de ce titre. L'article 91 de la loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires a permis d'étoffer cette base législative. Toutes les personnes souhaitant utiliser le titre de psychothérapeute devront avoir suivi une formation théorique et pratique en psychopathologie clinique. L'accès à cette formation est réservé par la loi à des personnes ayant déjà un doctorat en médecine ou un master en psychologie ou en psychanalyse afin de leur permettre d'appréhender les concepts et les théories de cette formation de haut niveau. Les personnes qui, dans leur cursus de formation initiale, auront déjà suivi tout ou partie des modules développés dans cette formation, pourront cependant bénéficier de dispenses totales ou partielles. La formation en psychopathologie clinique sera dispensée par des établissements d'enseignement publics ou privés qui auront reçu un agrément de la part des ministères chargés de la santé et de l'enseignement supérieur. Des dispositions spécifiques sont prévues pour tenir compte de la situation particulière des professionnels déjà installés depuis plusieurs années. Toutes ces mesures propres à offrir aux usagers de la psychothérapie des garanties quant au niveau et à la qualité de la formation de leurs professionnels doivent être détaillées par voie réglementaire. Le projet de décret a été transmis au Conseil d'État pour examen.


 

Question N° : 72237 de M. Bruno Bourg-Broc ( Union pour un Mouvement Populaire - Marne ) Question écrite 
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales Ministère attributaire > Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales 
Rubrique > mort Tête d'analyse > cimetières Analyse > profanation. lutte et prévention 
Question publiée au JO le : 23/02/2010 page : 1888
Réponse publiée au JO le : 11/05/2010 page : 5340

Texte de la question
M. Bruno Bourg-Broc attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur le nombre de profanations de sépultures au cours de l'année 2009. L'actualité nous oblige régulièrement à constater les drames et les vives émotions, subies par les familles, issues de profanations de sépultures et c'est pourquoi il lui demande quel est le bilan de ces délits sur l'année 2009 mais également quelles ont été les sanctions judiciaires envers leurs auteurs. 


Texte de la réponse
Les dégradations de sépultures, comme, plus généralement, les atteintes aux lieux de culte, répondent à différentes motivations. Celles-ci peuvent être « satanistes », racistes, xénophobes ou antisémites. Plus fréquemment, elles sont le fait de jeunes désoeuvrés amalgamant diverses idéologies, agissant le plus souvent par seule volonté de vandalisme ou par jeu. Quelles qu'en soient les motivations, ces exactions sont contraires à tous les principes républicains de respect de la personne humaine et de liberté de culte. Elles doivent être combattues avec la plus grande fermeté. Le 13 décembre 2009, le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales a eu l'occasion, lorsqu'il a reçu le prix de la lutte contre le racisme et contre l'antisémitisme, de redire son attachement à la tolérance et sa détermination à lutter sans relâche contre toutes les formes de racisme, de xénophobie et d'antisémitisme. 180 dégradations de lieu de culte ont été recensées en 2009. Afin de prévenir la commission de tels actes, de nombreuses actions sont conduites tout au long de l'année, au plan local, par les services de police et de gendarmerie. Elles sont menées en étroite coordination avec les responsables religieux et les élus locaux, notamment dans le cadre des conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance. Des surveillances ponctuelles et aléatoires des lieux de culte sont organisées par les forces de sécurité et à l'occasion des principales fêtes religieuses, des dispositifs importants de sécurité sont mis en oeuvre par les forces de sécurité. Les communes ont un rôle important à jouer puisque la surveillance des cimetières et des lieux de sépulture incombe au maire en application du code général des collectivités territoriales. Il appartient ainsi à chaque commune de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des cimetières et prévenir tout acte de malveillance (recours à un garde-champêtre ou à un policier municipal, mise en place d'un dispositif de vidéoprotection, etc.). En matière de répression (art. 225-17, 225-18 et 225-18-1 du code pénal), des enquêtes systématiques sont diligentées pour chacune des infractions commises. Tous les moyens modernes de police technique et scientifique sont mis en oeuvre afin d'identifier les individus à l'origine de ces actes odieux, parmi lesquels on trouve souvent de jeunes adultes ou des mineurs qui font quasi systématiquement l'objet de poursuites judiciaires.


 

Question N° : 64241 de M. Éric Raoult ( Union pour un Mouvement Populaire - Seine-Saint-Denis ) Question écrite 
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales Ministère attributaire > Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales 
Rubrique > enseignement privé Tête d'analyse > établissements Analyse > établissements de confession religieuse. laïcité. respect 
Question publiée au JO le : 24/11/2009 page : 11077
Réponse publiée au JO le : 11/05/2010 page : 5339

Texte de la question
M. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur la récente condamnation, par la Cour européenne des droits de l'Homme, de la présence de crucifix dans les classes. En effet, cette décision a été prise à l'égard de l'État italien, suite à une plainte initiale, déposée en 2002 par une italienne qui demandait le retrait des croix de l'école que fréquentaient ses deux enfants. Cette plainte portait sur la présence de crucifix dans les salles de classe, présence jugée contraire au droit des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion. Cette décision n'est pas sans implication pour plusieurs pays où les écoles libres et catholiques conservent ce type de signes religieux dans leurs enceintes. Des écoles confessionnelles dans plusieurs départements français en ont maintenu la présence. Dès lors, quelle doit être désormais la position des pouvoirs publics, notamment dans le contexte du respect de la laïcité ? Il lui demande donc de lui préciser sa position sur ce dossier. 


Texte de la réponse
Dans son arrêt Lautsi c. Italie rendu le 3 novembre 2009, la Cour européenne des droits de l'homme a condamné le gouvernement italien pour la présence de crucifix dans les écoles publiques italiennes, estimant notamment que la présence d'un tel symbole religieux « restreint le droit des parents d'éduquer les enfants selon leurs convictions ainsi que le droit des enfants scolarisés de croire ou de ne pas croire », en violation de l'article 2 du protocole n 1 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 9 de la Convention. La Cour a jugé que le maintien des crucifix dans les salles de classe des établissements publics est incompatible avec le devoir de l'État de respecter la neutralité dans l'exercice de la fonction publique, en particulier dans le domaine de l'éducation mais elle ne s'est pas prononcée sur la présence de signes religieux dans les établissements d'enseignement privé à caractère confessionnel. Cet arrêt ne nécessite aucune modification du droit français puisque le principe constitutionnel de laïcité de l'enseignement public, qui figure dans le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, repris dans le préambule de la Constitution du 4 octobre 1958, impose à l'État une stricte neutralité des enseignants et des programmes d'enseignement. Cette neutralité s'applique également à tous les bâtiments scolaires publics et en particulier aux salles de cours dans lesquelles la présence de crucifix ou de tout autre signe religieux est interdite. Par ailleurs, l'article 28 de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État pose expressément l'interdiction de tout signe ou emblème religieux à tous les monuments publics ou emplacements publics, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, des musées et des expositions. En revanche, les établissements privés ne sont pas soumis au principe de laïcité. La loi du 15 mars 2004 sur le port de signes ou tenues manifestant une appartenance religieuse et la circulaire du 18 mai 2004 qui la commente, ne sont donc pas applicables dans les établissements privés. Le principe de la liberté de l'enseignement figurant à l'article L. 151-1 du code de l'éducation permet aux parents d'inscrire leurs enfants dans un établissement public ou dans un établissement privé. Ceux qui choisissent un établissement privé à caractère confessionnel en acceptent les principes éducatifs, les règles de fonctionnement et, le cas échéant, les signes d'appartenance religieuse qui existent dans les locaux.


 

Question N° : 72158 de M. Richard Mallié ( Union pour un Mouvement Populaire - Bouches-du-Rhône ) Question écrite 
Ministère interrogé > Économie, industrie et emploi Ministère attributaire > Économie, industrie et emploi 
Rubrique > hôtellerie et restauration Tête d'analyse > restaurants Analyse > menus. laïcité. respect 
Question publiée au JO le : 23/02/2010 page : 1867
Réponse publiée au JO le : 18/05/2010 page : 5539
Date de signalement : 11/05/2010

Texte de la question
M. Richard Mallié attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi sur la politique de la chaîne de restauration rapide Quick qui va proposer exclusivement des hamburgers à base de viande halal dans certains de ces points de vente. Lorsqu'une entreprise souhaite faire une expérience pour une partie de la clientèle, il est incohérent de prendre toute la clientèle en otage. Une entreprise a le droit d'adapter son offre à la clientèle mais cela devient discriminatoire si l'exclusivité de son offre se porte sur un seul produit. Ce choix est incompréhensible parce qu'il ne laisse pas de choix aux clients non musulmans. Il semble exister suffisamment de boucheries et de magasins halal et de rayons spécialisés dans les grandes surfaces pour ne pas imposer l'absence de choix dans ces points de vente. En conséquence, il souhaite connaître la position du Gouvernement à ce sujet. 


Texte de la réponse
La chaîne de restauration rapide Quick a testé sur huit de ses 350 restaurants français une offre de viande exclusivement halal. Selon les informations communiquées par le groupe Quick, si ces établissements test ne servent que de la viande (boeuf, poulet et dinde) halal, ils proposent en parallèle une offre non halal à base de poissons ou de fromage. Il n'existe juridiquement aucune règle imposant les gammes de plats pouvant être proposés dans un établissement de restauration. Dès lors, rien n'interdit à une entreprise commerciale de tester et de proposer des produits lui semblant répondre aux attentes de sa clientèle. L'enseigne Quick s'est cependant engagée à chercher une solution technique permettant de proposer une offre diversifiée de plats halal et non halal dans un même restaurant, lorsque la diversité de cette offre est jugée insuffisante.


Question N° : 78715 de M. Jean-Jacques Candelier ( Gauche démocrate et républicaine - Nord ) Question écrite 
Ministère interrogé > Premier ministre Ministère attributaire > Premier ministre 
Rubrique > cultes Tête d'analyse > culte catholique Analyse > membres du clergé. abus sexuels. lutte et prévention 
Question publiée au JO le : 18/05/2010 page : 5420

Texte de la question
M. Jean-Jacques Candelier attire l'attention de M. le Premier ministre sur la tenue possible d'une table ronde avec les représentants français de l'Église catholique. Le gouvernement allemand a tenu récemment une première session d'une table ronde consacrée aux abus physiques et sexuels contre les mineurs au sein de l'Église et à l'école. 61 représentants des églises catholique et protestante, d'organisations de protection de l'enfance, des milieux sportifs, des psychologues, des pédiatres, des juristes ont été invités aux côtés de ministres allemands. La table ronde se penche notamment sur la question de la prolongation des délais de prescription des délits, sur le devoir de dénonciation à la justice de faits pédophiles, sur les moyens de prévention et sur l'indemnisation des victimes. Alors que la situation en France n'est, a priori, pas meilleure qu'en Allemagne et que la plus grande opacité continue de régner, alors que l'Église catholique tarde à prendre la mesure du problème, quand certains de ses éminents représentants ne font pas des amalgames scandaleux entre pédophilie et homosexualité, il lui demande s'il compte s'inspirer de la démarche allemande.