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Mise
à jour : mercredi 15 octobre 2008
Mai
2008
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Question
N° : 8331 de M. Villain François-Xavier(Députés n'appartenant
à aucun groupe - Nord) QE
Ministère interrogé : Premier ministre
Ministère attributaire : Premier ministre
Question publiée au JO le : 23/10/2007 page : 6415
Réponse publiée au JO le : 20/05/2008 page : 4187
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : sectes
Analyse : commission d'enquête. rapport. conclusions
Texte de la QUESTION : M. François-Xavier Villain attire
l'attention de M. le Premier ministre sur le rapport n° 3507
remis au Gouvernement au nom de la commission d'enquête relative
à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences
de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs
.
Ledit rapport propose d'inciter les conseils généraux à mettre
en place des formations au fait sectaire en direction des
personnels de leurs services sociaux, en charge des procédures
d'agrément des assistants familiaux ou des adoptants. Aussi, il
lui serait agréable de connaître la position du Gouvernement
quant à cette proposition, d'une part et, dans quel délai il
compte la mettre en oeuvre, d'autre part.
Texte de la REPONSE : Les risques de dérives sectaires
constituent
un motif de préoccupation pour le Gouvernement. Ceux-ci ne relèvent
effectivement plus seulement de la sphère religieuse mais se développent
également dans des secteurs plus diversifiés concernant
l'ensemble du tissu social. Dans ce contexte, le Premier ministre
a eu l'occasion de réaffirmer la nécessité d'appréhender ce phénomène
dans le cadre interministériel spécifique et de rappeler ainsi
l'intérêt s'attachant au maintien de la mission interministérielle
de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Il a également
souligné la nécessité de renforcer l'efficacité de cette
politique de vigilance qui ne saurait se limiter à la seule démarche
de prévention. C'est dans cette perspective que vient d'être
confiée à M. Georges Fenech, magistrat et ancien président de
la commission d'enquêtes sur les sectes et les mineurs, une
mission d'évaluation des dispositifs judiciaires relatifs à la
lutte contre les dérives sectaires concernant les auteurs des dérives
et leurs victimes. Il lui appartiendra notamment de dresser un
bilan de l'application de la loi « About-Picard »
de
juin 2001, d'analyser la formation des magistrats et leur
sensibilisation aux dérives sectaires, ainsi que le rôle des
associations.
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Question
N° : 17560 de Mme Zimmermann Marie-Jo(Union pour un Mouvement
Populaire - Moselle
)
QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 26/02/2008 page : 1545
Réponse publiée au JO le : 20/05/2008 page : 4230
Rubrique : cultes
Tête d'analyse : Alsace-Moselle
Analyse : cloches
et
clochers. entretien. compétences
Texte de la QUESTION : Mme Marie-Jo Zimmermann attire
l'attention de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et
des collectivités territoriales sur le cas d'une commune
d'Alsace-Moselle
où
les cloches servent à la fois aux sonneries civiles et aux
sonneries religieuses. Elle souhaiterait qu'elle lui indique si,
dans cette hypothèse, l'entretien des cloches et du clocher doit
être assuré par le conseil de fabrique ou par la commune. En cas
de partage, elle souhaiterait savoir sur quels critères le
partage de compétences est effectué.
Texte de la REPONSE : Cette question étant formulée
exactement dans les mêmes termes que celle du sénateur Masson en
date du 21 février 2008, elle appelle la même réponse. Bien que
l'utilisation des cloches des églises à des fins civiles soit prévue
par l'article 48 de la loi du 18 germinal an X, le décret du 30 décembre
1809 concernant les fabriques des églises n'a pas institué de
conditions particulières de financement de leur entretien. Selon
un avis du Conseil d'État de 1888, les cloches deviennent biens
immeubles par destination dès leur installation dans le clocher.
Il en résulte que leur entretien incombe au conseil de fabrique
en application de l'article 37 (3°) du décret susvisé qui met
à la charge du budget de la fabrique les travaux
d'embellissement, entretien, réparations, grosses réparations et
reconstruction de l'église. Dès lors, les communes ne peuvent être
contraintes à participer au financement qu'à titre subsidiaire
en cas d'insuffisance des ressources de l'établissement public du
culte.
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Question
N° : 21443 de M. Morisset Jean-Marie(Union pour un Mouvement
Populaire - Deux-Sèvres) QE
Ministère interrogé : Premier ministre
Ministère attributaire : Premier ministre
Question publiée au JO le : 22/04/2008 page : 3348
Réponse publiée au JO le : 20/05/2008 page : 4187
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : mission interministérielle de vigilance et de
lutte contre les dérives sectaires
Analyse : fonctionnement. bilan et perspectives
Texte de la QUESTION : M. Jean-Marie Morisset attire
l'attention de M. le Premier ministre sur l'avenir de la Mission
de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires
(Miviludes
).
Cette mission est notamment chargée d'observer et d'analyser le
phénomène des mouvements à caractère sectaire dont les
agissements sont attentatoires aux droits de l'homme et aux libertés
fondamentales ; de favoriser, dans le respect des libertés
publiques, la coordination de l'action préventive et répressive
des pouvoirs publics à l'encontre de ces agissements ; de développer
l'échange des informations entre les services publics sur les
pratiques administratives dans le domaine de la lutte contre les dérives
sectaires ; et de contribuer à l'information et à la formation
des agents publics dans ce domaine. En présentant le rapport 2007
de la Miviludes son président, Jean-Michel Roulet, a estimé
qu'il fallait "revoir, à la lumière de l'évolution du
paysage sectaire, ses attributions : il faut lui donner les moyens
d'aller plus loin dans l'investigation et multiplier les
formations des fonctionnaires d'État et des collectivités
locales". Aussi, il lui demande de bien vouloir lui préciser
ses intentions en la matière et les mesures qui pourraient être
envisagées afin de soutenir et renforcer l'action de la
Miviludes.
Texte de la REPONSE : Les risques de dérives sectaires
constituent
un motif de préoccupation pour le Gouvernement. Ceux-ci ne relèvent
effectivement plus seulement de la sphère religieuse mais se développent
également dans des secteurs plus diversifiés concernant
l'ensemble du tissu social. Dans ce contexte, le Premier ministre
a eu l'occasion de réaffirmer la nécessité d'appréhender ce phénomène
dans le cadre interministériel spécifique et de rappeler ainsi
l'intérêt s'attachant au maintien de la mission interministérielle
de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Il a également
souligné la nécessité de renforcer l'efficacité de cette
politique de vigilance qui ne saurait se limiter à la seule démarche
de prévention. C'est dans cette perspective que vient d'être
confiée à M. Georges Fenech, magistrat et ancien président de
la commission d'enquêtes sur les sectes et les mineurs, une
mission d'évaluation des dispositifs judiciaires relatifs à la
lutte contre les dérives sectaires concernant les auteurs des dérives
et leurs victimes. Il lui appartiendra notamment de dresser un
bilan de l'application de la loi « About-Picard » de juin 2001,
d'analyser la formation des magistrats et leur sensibilisation aux
dérives sectaires, ainsi que le rôle des associations.
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Question
N° : 23380 de M. Saint-Léger Francis(Union pour un Mouvement
Populaire - Lozère) QE
Ministère
interrogé : Culture et communication
Ministère attributaire : Culture et communication
Question publiée au JO le : 20/05/2008 page : 4115
Rubrique : patrimoine culturel
Tête d'analyse : protection
Analyse : édifices religieux
Texte de la QUESTION : M. Francis Saint-Léger attire
l'attention de Mme la ministre de la culture et de la
communication sur la dégradation graduelle d'une certain nombre
d'édifices religieux. Un certain nombre de monuments à l'intérêt
architectural et historique remarquables sont menacés de ruine.
Il désire connaître les mesures qu'elle entend prendre dans ce
domaine.
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Question
N° : 16493 de M. Grellier Jean(Socialiste, radical, citoyen et
divers gauche - Deux-Sèvres) QE
Ministère interrogé : Relations avec le Parlement
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 12/02/2008 page : 1117
Réponse publiée au JO le : 20/05/2008 page : 4230
Date de changement d'attribution : 11/03/2008
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : sectes
Analyse : lutte et prévention
Texte de la QUESTION : M. Jean Grellier alerte M. le secrétaire
d'État chargé des relations avec le Parlement sur les
publications récemment reçues par les parlementaires relatives
à la psychiatrie. Il y a quelques semaines, une brochure
luxueuse, agrémentée de surcroît d'un DVD édifiant quant au
diagnostic sur les "mérites " de la pratique de la
psychiatrie, était transmise à tous les députés. Lecture faite
des mentions légales de ce document, il apparaît qu'il émane de
l'Église de scientologie
.
Selon le rapport parlementaire n° 2468, l'Église de scientologie
est identifiée de manière indéniable comme un mouvement
sectaire. Les sectes peuvent donc librement faire oeuvre de prosélytisme
jusque dans nos institutions où les principes de laïcité
et
de rationalisme éclairé conditionnent nos principes républicains.
Il lui demande donc de bien vouloir lui expliquer sa position
quant à ce qui semble être pour le moins un paradoxe extrêmement
gênant.
Texte de la REPONSE : Le droit positif ignore la notion de
secte à laquelle n'est attachée aucune conséquence juridique.
Cette absence de définition résulte de la conception française
de la laïcité, qui trouve son fondement dans l'article 10 de la
Déclaration des droits de l'homme et du citoyen disposant que «
nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses,
pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public
institué par la loi », et qui pose ainsi clairement le principe
de la neutralité
de
l'État à l'égard des opinions religieuses. C'est pourquoi tout
courant de pensée peut librement s'exprimer, tant qu'il agit dans
le cadre de la loi. Néanmoins, si la République assure la liberté
de conscience
et
garantit le libre exercice des cultes, elle réprime les dérives
constatées dans certains groupements qui peuvent, en l'état
actuel de notre droit, tomber d'ores et déjà sous le coup de
multiples qualifications pénales. L'intitulé de la « mission de
vigilance et de lutte contre les dérives sectaires
»
créée par décret le 28 novembre 2002 résume la conception des
pouvoirs publics en la matière ; cette même conception a
sous-tendu l'élaboration de la loi n° 2001-504 du 12 juin 2001
visant à renforcer la prévention et la répression des
mouvements sectaires portant atteinte aux droits de l'homme et aux
libertés fondamentales.
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Question
N° : 11070 de M. Remiller Jacques(Union pour un Mouvement
Populaire - Isère) QE
Ministère interrogé : Justice
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 20/11/2007 page : 7201
Réponse publiée au JO le : 20/05/2008 page : 4228
Date de changement d'attribution : 01/01/2008
Rubrique : cultes
Tête d'analyse : culte musulman
Analyse : infiltration. islamistes radicaux. lutte et prévention
Texte de la QUESTION : M. Jacques Remiller appelle
l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice,
sur la protection d'associations musulmanes influentes dont bénéficient
dix-sept imams pourtant sous le coup d'un arrêté ministériel
d'expulsion pour des prêches radicaux ou des comportements
susceptibles d'attenter à la sécurité du territoire. Le futur
imam de la grande mosquée de Créteil, qui devrait être terminée
au premier trimestre 2008, est « connu pour son engagement au
profit de l'idéologie salafiste » et aurait prononcé depuis son
arrivée en France en 1999 toute une série de prêches «
soutenant les moudjahidins et fustigeant Israël et les États-Unis
» selon des rapports de police auxquels Le Figaro a eu accès. Or
cet imam est soutenu par la Mosquée de Paris et par l'union des
organisations islamiques de France (UOIF
). Il
souhaite par conséquent connaître son sentiment sur cette
question.
Texte de la REPONSE : Les mesures d'expulsion de prédicateurs
tenant des prêches radicaux répondent à une procédure définie
aux articles L. 521-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour
des étrangers et du droit d'asile, permettant de concilier le
respect des droits fondamentaux et la protection de l'ordre
public. Ce dispositif, auquel participent plusieurs services de
renseignement, est placé sous l'autorité de l'unité de
coordination de lutte anti-terroriste (UCLAT) de la direction générale
de la police nationale. Au mois de novembre 2007, une proposition
d'expulsion d'imam radical était en cours d'examen, non dix-sept
comme indiqué dans la question parlementaire. S'agissant de
l'imam de la mosquée de Créteil, sa situation en novembre 2007
était en cours d'examen au regard d'une mesure d'expulsion proposée
à son encontre en raison de ses propos radicaux. L'intéressé
ayant introduit un recours devant le Conseil d'État contre un
refus d'acquisition de la nationalité française
, la
procédure a été suspendue dans l'attente de la décision du
Conseil d'État. La haute juridiction administrative ayant rejeté
la demande du requérant, la procédure d'expulsion a repris. La
protection de la part d'associations musulmanes dont bénéficieraient
certains prédicateurs à l'encontre desquels pourraient être
prononcées des mesures d'expulsion est, de façon très générale,
de pure forme. Ainsi, des organismes religieux reconnus comme la
GMP (Grande Mosquée de Paris
) et
l'UOIF (Union des organisations islamiques de France) assurent de
leur soutien des personnes de confession musulmane au seul motif
qu'elles exercent des fonctions religieuses, sans considération
de critères qualitatifs. En tout état de cause, leur attitude
n'influence en rien l'action publique. Au total, deux imams
radicaux ont été expulsés en 2007 et deux procédures
d'expulsion de prédicateurs radicaux sont en cours d'examen en
2008.
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Question
N° : 23116 de M. Raoult Éric(Union pour un Mouvement Populaire -
Seine-Saint-Denis) QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 20/05/2008 page : 4141
Rubrique : cultes
Tête d'analyse : culte musulman
Analyse : instance représentative
Texte de la QUESTION : M. Éric Raoult attire l'attention
de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des
collectivités territoriales sur le devenir du Conseil français
du culte musulman. En effet, cette instance représentative du
culte musulman dans notre pays, avait été envisagée sous
plusieurs gouvernements et mise en place par le président de la République,
alors ministre de l'intérieur. Le CFCM a représenté un très
grand espoir notamment par l'esprit d'entente et de concorde qu'il
s'était fixé lors de son lancement en décembre 2002. Les différentes
communautés qui y étaient représentées y avaient gardé leur
identité, souvent certes en étroit contact avec certains pays
d'origine. Il semblerait malheureusement que le travail de fond de
recherches et d'études, comme des prises de position sur certains
dossiers particulièrement importants pour la communauté
musulmane de France sont restés « en plan », suscitant une déception
croissante (construction de mosquées, carrés musulmans dans les
cimetières, formation des imams, organisation des fêtes
religieuses, nomination des aumôniers
dans
les hôpitaux, les prisons, collèges et lycées...). Désormais
cette communauté s'interroge sur l'utilité du CFCM, d'autant
plus que ses dirigeants et ses membres n'ont cessé de polémiquer
entre eux, sur des sujets qui n'étaient pas toujours religieux.
Il conviendrait donc de revaloriser l'image extérieure du CFCM et
d'y faire taire tous les antagonismes dans l'avenir et notamment
certaines ingérences de pays étrangers ayant de nombreux
ressortissants immigrés en France. Il lui demande donc de lui préciser
la position du Gouvernement sur ce dossier.
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Question N° : 17914 de M. Gaubert Jean(Socialiste, radical,
citoyen et divers gauche - Côtes-d'Armor) QE
Ministère
interrogé : Justice
Ministère attributaire : Justice
Question publiée au JO le : 26/02/2008 page : 1549
Réponse publiée au JO le : 06/05/2008 page : 3856
Rubrique : système pénitentiaire
Tête d'analyse : établissements
Analyse : aumôneries. moyens
Texte de la QUESTION : M. Jean Gaubert attire l'attention
de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la
situation des aumôniers
dans
les prisons françaises. En effet, pendant la détention, le
principe de la liberté religieuse
doit
être respecté, chaque détenu doit pouvoir satisfaire aux
exigences de sa vie religieuse, morale ou spirituelle. Ce sont les
aumôniers et auxiliaires bénévoles d'aumônerie qui célèbrent
les offices, administrent les sacrements et apportent aux détenus
le secours et l'apaisement de leur religion. Mais les aumôniers
manquent de moyens. Il lui demande donc d'indiquer à la représentation,
nationale quels moyens matériels le Gouvernement entend donner
aux aumôniers afin de favoriser l'émergence de visiteurs de
toutes obédience et permettre un apaisement de la situation dans
des prisons malheureusement très surpeuplées.
Texte de la REPONSE : La garde des sceaux, ministre de la
justice, informe l'honorable parlementaire qu'une attention
particulière est portée à la liberté de pratiquer une religion
et de recevoir une assistance spirituelle
en
prison. La liberté religieuse dans le contexte de la détention
est bien ressentie comme une source d'apaisement par
l'administration pénitentiaire et même au-delà, comme un droit
des personnes détenues. Dans ce sens, le projet de loi pénitentiaire
permettra à la représentation nationale de reconnaître
formellement le principe de la liberté religieuse des personnes détenues.
Les budgets relatifs aux dépenses cultuelles n'ont cessé de croître
ces dernières années, ainsi la dotation 2005 s'est élevée à 1
413 457 EUR, celle de 2006 à 1 607 181 EUR, celle de 2007 à 1
757 563 EUR, tandis que la dotation 2008 atteindra 2 106 487 EUR.
Cette progression budgétaire peut encore apparaître comme
insuffisante, mais elle n'en constitue pas moins un réel effort
pour une administration dont on connaît l'ampleur des charges.
Par ailleurs, l'administration pénitentiaire a produit des
efforts d'organisation et d'aménagement pour faciliter l'exercice
des aumôniers. Ainsi des formations d'appui et d'accueil des
nouveaux aumôniers sont mises en place dans les directions interrégionales
des services pénitentiaires pour permettre aux aumôniers de tous
les cultes d'avoir des repères clarifiés sur leur exercice en
milieu pénitentiaire. La réglementation relative à l'exercice
du culte musulman
a
été définie. En effet, celui-ci, du fait d'une implantation récente
en milieu pénitentiaire nécessitait des aménagements (objets de
culte autorisés en prison, port des vêtements religieux,
organisation des prières collectives et des fêtes religieuses,
utilisation des tapis de prières, etc.). Des correspondants pour
les cultes ont été désignés au sein des directions interrégionales
pour permettre une plus grande dynamique et faciliter le relais
avec l'administration pénitentiaire pour' les aumôniers régionaux.
La concertation a été accrue avec les aumôniers nationaux sur
la gestion et la répartition de leurs ressources : ceux-ci sont régulièrement
consultés par le directeur de l'administration pénitentiaire sur
cette question et sur celle de l'exercice du culte en détention.
De plus, le statut des aumôniers rémunérés a été modernisé.
Enfin, en termes d'égalité d'accès au culte de leur choix pour
les personnes détenues, l'administration pénitentiaire poursuit
le rééquilibrage nécessaire en direction du culte musulman.
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Question N° : 6296 de M. Raoult Éric(Union pour un Mouvement
Populaire - Seine-Saint-Denis) QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 09/10/2007 page : 6074
Réponse publiée au JO le : 06/05/2008 page : 3844
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : sectes
Analyse : lutte et prévention
Texte de la QUESTION : M. Éric Raoult attire l'attention
de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des
collectivités territoriales sur le contenu proche du racisme de
certaines dérives sectaires
. En
effet, le « racisme naturel » qui se trouve banalisé dans les
préceptes de l'Association française de l'Église de Jésus-Christ
des saints des derniers jours mérite d'être soulevé. Au-delà
de ces doctrines qui peuvent s'avérer racistes, un autre problème
sur une question d'archives. Les Archives nationales françaises
semblent avoir un accord avec ce pseudo, mouvement religieux. Cet
accord sous la forme d'un arrêté ministériel du 28 septembre
1987, semble donner toute l'attitude à une extension de l'Église
(la société de généalogie Salt Lake City) pour effectuer le
micro-filmage de tous les registres paroissiaux et d'état civil
français. Dès lors, il semblerait que cette « Église » puisse
avoir en sa possession le plus grand stock dans le monde de fiches
d'état civil, mais personne ne connaît vraiment leurs véritables
objectifs. Aucun contrôle effectif de l'usage de ces
micros-filmages n'est véritablement effectué : tout ceci se
passant dans la plus totale opacité. Dès lors, une question peut
véritablement se poser : comment un État laïc et républicain
comme la France peut continuer à confier à un mouvement
religieux, parfois contesté dans les pays où il est présent et
actif, les registres paroissiaux et d'état civil, mémoire de
notre pays. Il lui demande donc de lui préciser sa position sur
cette question.
Texte de la REPONSE
: Le 28 octobre 1960, la direction générale des Archives de
France et la société généalogique de Salt Lake City émanant
de l'Église de Jésus-Christ des Saints des derniers jours
, ont
signé un accord permettant le microfilmage des registres
paroissiaux et d'état civil par ladite société. Saisie sur un
projet d'avenant à ce protocole, la commission nationale de
l'informatique et des libertés a émis un avis favorable au
projet sous réserve de certaines modifications qu'elle a formulées
dans sa délibération n° 87-44 du 28 avril 1987. Elle a tenu
compte du fait que le microfilmage ne portait que sur des
registres de plus de cent ans d'âge, qu'il a pour finalité
d'identifier les ancêtres des membres de l'Église de Jésus-Christ
des Saints des derniers jours, que les données relatives à
l'origine ethnique, aux causes du décès, aux opinions
religieuses et aux professions ne sont pas mémorisées, que la
durée de l'accord est fixé à cinq ans renouvelables et qu'il prévoit
la possibilité, pour les autorités françaises, de le résilier
unilatéralement dans le cas où l'une de ses dispositions ne
serait pas respectée par le cocontractant. Par ailleurs, une
liste comportant la nature des recherches engagées à partir
d'informations collectées dans les archives françaises est
annuellement transmise à la Direction des Archives de France pour
contrôle.
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Question N° : 15864 de M. Liebgott Michel(Socialiste, radical,
citoyen et divers gauche - Moselle
)
QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 05/02/2008 page : 922
Réponse publiée au JO le : 06/05/2008 page : 3847
Rubrique : cultes
Tête d'analyse : financement
Analyse : subventions. réglementation
Texte de la QUESTION : M. Michel Liebgott alerte Mme la
ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités
territoriales sur le projet prêté au chef de l'État de réformer
la loi de 1905 portant sur la séparation de l'Église et de l'État.
De laïcité
positive
lors d'une visite pontificale mise à profit pour vanter les mérites
soit disant supérieurs du curé ou du pasteur face à
l'instituteur, fondés sur une transcendance dont ce dernier
serait démuni, en passant par Riyad où les valeurs religieuses
sont mises en avant avec la même verve par le président d'une République
laïque, le chef de l'État préparerait à présent, selon les déclarations
de sa directrice de cabinet, une refonte de la loi de 1905. Ses
principaux objectifs seraient « d'élargir la notion
d'association cultuelle ». Derrière cette avenante sémantique
se dissimule en fait la volonté, à laquelle le président de la
République a souvent fait allusion, de rétablir le financement
public des religions
en
leur accordant un statut qui autorise les subventions de l'État
et des dons et legs
déductibles
des impôts, donc puisés dans la richesse de la nation. Il suffit
pour s'en convaincre de considérer l'accueil bienveillant réservé
en son temps par M. Sarkozy, alors ministre de l'intérieur et
donc en charge des cultes, à l'église de la scientologie, à
travers son pape hollywoodien qu'est l'acteur Tom Cruise, alors même
que cette organisation est reconnue comme étant sectaire. Dès
lors se glisseront dans la brèche, témoins de Jéhovah
,
associations islamistes fondamentalistes et autres sectes dont les
méthodes de décérébration ne sont que trop connues et dénoncées
par ceux et celles qui ont eu la force et la chance de s'en émanciper.
Il lui demande donc, en sa qualité de ministre des cultes, de
bien prendre la mesure des conséquences d'une telle réforme qui
dans les faits mettrait à bas les fondements de la loi de 1905
ainsi que notre pacte républicain et laïc, en alertant la présidence
de la République sur les risques ainsi encourus par notre pays.
Texte de la REPONSE : La loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation
des Églises et de l'État a déjà été modifiée à treize
reprises pour l'adapter aux évolutions de la société, qui n'ont
pas manqué depuis sa publication. Il n'est pas envisagé de procéder
à une nouvelle révision.
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Question N° : 17050 de M. Roy Patrick(Socialiste, radical,
citoyen et divers gauche - Nord) QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 19/02/2008 page : 1340
Réponse publiée au JO le : 06/05/2008 page : 3848
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : Église de scientologie
Analyse : revendications. pertinence
Texte de la QUESTION : M. Patrick Roy attire l'attention de
Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités
territoriales sur la demande tout à fait scandaleuse de l'Église
de scientologie qui souhaite que ses membres bénéficient de la
liberté de conscience
reconnue
dans la Constitution. Dans un communiqué diffusé mardi 12 février
2008, l'Église de scientologie s'estime victime de
"violations de la loi de 1905" sur la séparation des Églises
et de l'État. Elle demande que ses membres bénéficient de la
liberté de conscience reconnue dans la Constitution. Il souhaite
connaître la réponse qui sera faite à cette organisation.
Texte de la REPONSE : L'article 10 de la Déclaration des droits
de l'homme et du citoyen disposant que « nul ne doit être inquiété
pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur
manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi »,
l'article 9 de la Convention européenne des droits de l'homme précisant
que « toute personne a droit à la liberté de pensée, de
conscience et de religion » et l'article 1er de la loi du 9 décembre
1905 concernant la séparation des Églises et de l'État,
disposant que la République assure la liberté de conscience
, il
en résulte que les adeptes français de l'Église de scientologie
jouissent
comme tout citoyen des droits garantis par ces textes.
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Question N° : 22206 de Mme Zimmermann Marie-Jo(Union pour
un Mouvement Populaire - Moselle
)
QE
Ministère interrogé : Économie, industrie et emploi
Ministère attributaire : Économie, industrie et emploi
Question publiée au JO le : 29/04/2008 page : 3596
Rubrique : TVA
Tête d'analyse : taux
Analyse : pompes funèbres
Texte de la QUESTION : Mme Marie-Jo Zimmermann attire
l'attention de Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et
de l'emploi sur le fait que dans la plupart des pays européens,
les frais d'obsèques
bénéficient
d'un taux de TVA réduit, ce qui correspond d'ailleurs à une
directive de l'Union européenne
.
Elle souhaiterait qu'il lui indique pour quelle raison les
pouvoirs publics persistent à refuser d'assujettir la plupart des
prestations funéraires à un taux réduit de TVA d'autant qu'en
cas de décès, les familles sont souvent confrontées à des
difficultés matérielles importantes.
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Question N° : 22019 de M. Perrut Bernard(Union pour un
Mouvement Populaire - Rhône) QE
Ministère interrogé : Culture et communication
Ministère attributaire : Culture et communication
Question publiée au JO le : 29/04/2008 page : 3579
Rubrique : patrimoine culturel
Tête d'analyse : églises rurales
Analyse : conservation. aides de l'État
Texte de la QUESTION : M. Bernard Perrut attire l'attention
de Mme la ministre de la culture et de la communication sur les
difficultés rencontrées par les communes, notamment dans le
milieu rural, pour assurer le bon état du patrimoine
architectural et historique dont elles ont la charge sans avoir
les moyens financiers nécessaires. En particulier, des églises
ou des édifices religieux
divers
sont menacés de destruction surtout lorsqu'ils ne sont plus
affectés à ce service auprès de la population. Il lui demande
quelles mesures peuvent être prises pour aider à assurer la
restauration d'un patrimoine parfois très ancien qui est un élément
de l'histoire de notre pays.
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Question N° : 15145 de Mme Bousquet Danielle(Socialiste,
radical, citoyen et divers gauche - Côtes-d'Armor) QE
Ministère interrogé : Justice
Ministère attributaire : Justice
Question publiée au JO le : 22/01/2008 page : 450
Réponse publiée au JO le : 29/04/2008 page : 3667
Rubrique : système pénitentiaire
Tête d'analyse : établissements
Analyse : aumôniers
.
effectifs de personnel
Texte de la QUESTION : Mme Danielle Bousquet attire
l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice,
sur la situation des aumôniers
dans
les prisons françaises. En effet, la population carcérale
augmente de façon alarmante. Au 1er novembre 2007, 61 763
personnes étaient incarcérées en France, soit une augmentation
de 1,1 % par rapport au mois précédent. Mais aucune création de
poste d'aumôniers dans les prisons ne semble envisagée.
Pourtant, les aumôniers des prisons inscrivent leur action dans
le cadre de la loi du 9 décembre 1905 qui dispose, dans son
premier article, que la République garantit le libre exercice des
cultes. La liberté de recevoir une assistance spirituelle
et
de pratiquer une religion pour les détenus qui le souhaitent est
donc une expression majeure de la liberté de conscience
. Les
aumôniers représentent, par leur présence et leur travail, un
espace de spiritualité, loin des dérives prosélytes
et
radicales incontrôlées. Elle lui demande donc d'indiquer à la
représentation nationale quelles mesures le Gouvernement entend
prendre pour les aumôniers dans les prisons, afin d'y favoriser
une pratique religieuse tolérante et s'inscrivant dans les lois
de la République.
Texte de la REPONSE : La garde des sceaux, ministre de la
justice, informe l'honorable parlementaire qu'une attention
particulière est portée à la liberté de pratiquer une religion
et de recevoir une assistance spirituelle
en
prison. Cette dimension a été prise en compte par un ensemble de
mesures d'aménagement de l'exercice du culte prises par
l'administration pénitentiaire : formations d'appui et d'accueil
des nouveaux aumôniers
mises
en place dans les directions interrégionales pour permettre aux
aumôniers de tous les cultes d'avoir des repères clarifiés sur
leur exercice en milieu pénitentiaire ; réglementation de
l'exercice du culte musulman
. En
effet, celui-ci, du fait d'une implantation plus récente en
milieu pénitentiaire nécessitait des aménagements (objets de
culte autorisés en prison, port des vêtements religieux,
organisation des prières collectives et des fêtes religieuses,
utilisation des tapis de prières...) ; désignation de
correspondants pour les cultes en directions interrégionales,
pour permettre une plus grande dynamique et faciliter le relais
avec l'administration pour les aumôniers régionaux ;
concertation accrue avec les aumôniers nationaux sur la gestion
et la répartition de leurs ressources : ceux-ci sont régulièrement
consultés sur cette question et sur celle de l'exercice du culte
en détention par le directeur de l'administration pénitentiaire
; modernisation du statut des aumôniers rémunérés. En outre,
comme l'honorable parlementaire l'indique, la mise en place de
l'exercice des cultes en milieu pénitentiaire résulte
directement de la loi de séparation des églises et de l'État de
1905, et du deuxième alinéa de l'article 2 de cette loi : «
Pourront, toutefois, être inscrites auxdits budgets les dépenses
relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le
libre exercice des cultes dans les établissements publics tels
que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons ».
L'administration pénitentiaire doit donc permettre l'exercice du
culte des personnes qui lui sont confiées par la justice.
L'action de l'administration doit toutefois s'inscrire dans le
respect des grands principes de neutralité
et
d'égalité. Deux dispositifs répondent à cette exigence : un
recueil des demandes cultuelles des personnes détenues, recueil
totalement anonyme, qui permet de corréler le recrutement des aumôniers
aux besoins exprimés par les personnes détenues. Ce dispositif
permettra progressivement de mieux répartir les ressources d'aumônerie.
À cet égard, un amendement parlementaire a été voté lors des
débats sur le budget de la justice 2008, et sa répartition a
permis de mieux équilibrer le recrutement d'aumôniers au profit
du culte musulman, encore déficitaire dans les établissements pénitentiaires
: la mise en place de salles polycultuelles en détention dont
l'objectif est d'offrir à tous les cultes sans distinction un
lieu de célébration des offices, dans des conditions identiques
de respect et d'accès pour personnes détenues. Ce lieu, identifié
et aménagé, permet aux aumôniers des différents cultes de répartir
l'usage de la salle polycultuelle en accord avec le chef d'établissement.
En outre, l'utilisation d'un local partagé entre les différentes
religions invite la population pénale à ne pas vivre le fait
religieux en termes de rivalité des religions entre elles, mais
de respect réciproque de la liberté de conscience
et
de religion auquel chacun a droit. Enfin, le projet de loi pénitentiaire
permettra à la représentation nationale de reconnaître
formellement le principe de la liberté de culte des personnes détenues.
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Question N° : 23856 de M. Poisson Jean-Frédéric(Union pour un
Mouvement Populaire - Yvelines) QE
Ministère interrogé : Affaires étrangères et européennes
Ministère attributaire : Affaires étrangères et européennes
Question publiée au JO le : 27/05/2008 page : 4304
Rubrique : politique extérieure
Tête d'analyse : Koweït
Analyse : liberté de culte
Texte de la QUESTION : M. Jean-Frédéric Poisson interroge
M. le ministre des affaires étrangères et européennes sur la
liberté religieuse
au
Koweït. En effet, les dernières élections législatives dans ce
pays ont reconduit la majorité islamique. Proche des mouvements
salafistes, cette majorité prône l'application de la charia
. Il
souhaiterait connaître la situation des minorités religieuses
dans ce pays, notamment chrétienne et juive, ainsi que les
intentions du Gouvernement français en vue de préserver cette
liberté naturelle et fondamentale.
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Question N° : 23657 de Mme Zimmermann Marie-Jo(Union pour un
Mouvement Populaire - Moselle
)
QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 27/05/2008 page : 4336
Rubrique : cultes
Tête d'analyse : Alsace-Moselle
Analyse : financement. subventions. réglementation
Texte de la QUESTION : Mme Marie-Jo Zimmermann demande à
Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités
territoriales de lui indiquer si en droit local d'Alsace-Moselle
les communes ont le droit de subventionner des activités
religieuses d'une part dans le cas où il s'agit d'un culte
reconnu et d'autre part dans le cas où il s'agit d'un culte non
reconnu
. À
la lumière de l'arrêt du 6 mars 2008 de la cour administrative
d'appel de Nancy (commune de Soultz) elle souhaiterait notamment
savoir si le versement de subvention par une commune à une
association religieuse oeuvrant sur le territoire de la commune
est conforme au droit local.
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