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Mise
à jour : mercredi 15 octobre 2008
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Janvier
2007
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Question N° :
115365 de M. Artigues Gilles ( Union pour la Démocratie
Française - Loire ) QE
Ministère interrogé : agriculture et pêche
Ministère attributaire : agriculture et pêche
Question publiée au JO le : 02/01/2007 page : 22
Rubrique : agroalimentaire
Tête d'analyse : réglementation
Analyse : abattage
rituel
Texte de la QUESTION : M. Gilles Artigues
attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de
la pêche sur le sacrifice de l'Aïd et Kebir qui s'annonce,
cette année, plus encore que les autres années, sous les
pires auspices. Fixé au 31 décembre prochain, la capacité
d'abattage
ne sera, avec
seulement une quarantaine d'abattoirs ouverts sur tout le
territoire à cette date et pas plus d'une vingtaine le 1er
janvier, que de 40 000 moutons pour un besoin évalué à
200 000. Ajouté à cela l'augmentation du coût de
l'abattage (doublé les dimanches et les jours fériés) et
tout est réuni pour favoriser l'abattage clandestin de plus
de 160 000 bêtes. Le conseil français du culte
musulman
a estimé, la semaine
passée, que les conditions n'étaient pas réunies pour un
déroulement normal du sacrifice rituel 2006. Il a appelé
chaque partie concernée à prendre la mesure de la
situation et les conséquences qui peuvent en découler.
L'urgence est de rendre obligatoire l'étourdissement de
tous les animaux avant leur abattage, rituel ou non, ce qui
permettra d'utiliser, notamment lors des sacrifices de l'Aïd
el Kebir
, n'importe quel abattoir puisque l'équipement spécifique pour
le rituel (piège de contention) ne sera plus nécessaire et
avantageusement remplacé par l'électronarcose. Il est
important et urgent de déclarer l'abattage hors abattoir
illégal car il entraîne de réelles souffrances animales
et un risque sanitaire non négligeable pour les pratiquants
et les consommateurs. Il le remercie de bien vouloir lui préciser
les dispositions qu'il entend prendre pour que la France
(puis l'Union européenne
lors de la révision
de la directive « abattage) rende obligatoire rapidement l'étourdissement
des animaux avant tout abattage, rituel y compris
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Question N° : 115283 de Mme Zimmermann Marie-Jo ( Union pour
un Mouvement Populaire - Moselle ) QE
Ministère interrogé : intérieur et aménagement du
territoire
Ministère attributaire : intérieur et aménagement du
territoire
Question publiée au JO le : 02/01/2007 page : 46
Rubrique : cultes
Tête d'analyse : Alsace-Moselle
Analyse : régime juridique
Texte de la QUESTION : Mme Marie-Jo Zimmermann attire l'attention de M. le ministre d'État,
ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire,
sur le fait que les cultes reconnus bénéficient d'un régime
spécial en Alsace-Moselle. Pour ce qui est des cultes non
reconnus
,
elle souhaiterait savoir si le régime général applicable
dans le reste de la France s'y applique. En particulier,
lorsque les membres d'un culte
non
reconnu créent une association cultuelle en Alsace-Moselle,
elle
souhaiterait savoir si cette association bénéficie de la
pleine capacité et si elle peut être subventionnée à
titre volontaire par une commune ou si elle est assujettie
aux interdictions correspondantes qui sont applicables en
droit général.
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Question
N° : 116700 de Mme Poletti Bérengère(Union pour un
Mouvement Populaire - Ardennes) QE
Ministère interrogé : santé et solidarités
Ministère attributaire : santé et solidarités
Question publiée au JO le : 23/01/2007 page : 741
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : sectes
Analyse : commission d'enquête. rapport. conclusions
Texte de la QUESTION : Mme Bérengère Poletti attire l'attention de M. le ministre de
la santé et des solidarités sur le rapport n° 3507 remis
au Gouvernement au nom de la commission d'enquête relative
à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux
conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et
mentale des mineurs. Ledit rapport propose, dans le domaine
de l'enseignement supérieur, d'introduire, au sein des
facultés de médecine, des enseignements dédiés à
l'emprise mentale et à la victimologie. Ces modules
seraient plus particulièrement proposés, en fin de cursus,
aux étudiants choisissant de devenir médecins généralistes
ou psychiatres et pourraient être ouverts aux étudiants en
dernière année de licence en psychologie. Ces modules
devraient être ouverts à tous les professionnels concernés
par le fait sectaire. Aussi, il lui serait agréable de
connaître la position du Gouvernement quant à cette
proposition, d'une part, et dans quel délai il compte la
mettre en oeuvre d'autre part.
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Question
N° : 110609 de M. Hénart Laurent(Union pour un Mouvement
Populaire - Meurthe-et-Moselle) QE
Ministère interrogé : agriculture et pêche
Ministère attributaire : agriculture et pêche
Question publiée au JO le : 21/11/2006 page : 12032
Réponse publiée au JO le : 23/01/2007 page : 785
Rubrique : agroalimentaire
Tête d'analyse : réglementation
Analyse : abattage
rituel
Texte de la QUESTION : M. Laurent Hénart souhaite attirer l'attention de M. le
ministre de l'agriculture et de la pêche concernant les préoccupations
de la fondation Brigitte Bardot relatives aux animaux, et
notamment leur abattage
.
En effet, elle souhaiterait que l'abattage rituel
soit
strictement réglementé et que l'étourdissement préalable
des animaux soit rendu obligatoire. Aussi, souhaiterait-il
connaître la position du Gouvernement sur le sujet et
savoir quelles sont ses intentions pour remédier à la
situation actuelle et ainsi contribuer à assurer la dignité
des animaux.
Texte
de la REPONSE : Les dispositions du décret n° 71-636 du 21 juillet 1971
relatif à l'inspection sanitaire et qualitative des animaux
vivants et des denrées animales d'origine animale, modifié
par le décret n° 97-903 du 1er octobre 1997 relatif à la
protection des animaux au moment de leur abattage
ou
de leur mise à mort, et celles de l'arrêté du 12 décembre
1997 relatif aux procédés d'immobilisation, d'étourdissement
et de mise à mort des animaux et aux conditions de
protection animale dans les abattoirs précisent que l'étourdissement
des animaux avant leur mise à mort est obligatoire en
France. Des dérogations sont cependant accordées dans le
cas de l'abattage rituel
.
Les services du ministère de l'agriculture et de la pêche
et ceux du ministère de l'intérieur et de l'aménagement
du territoire ont cherché des solutions permettant de
concilier le légitime attachement des musulmans aux
conditions d'abattage lors de la fête de l'Aïd avec le nécessaire
respect des dispositions réglementaires en matière de
protection animale, d'hygiène alimentaire et de protection
de l'environnement. La recherche et l'évaluation de
solutions sont favorisées par l'organisation de réunions
de concertation entre les différentes parties concernées
au plan départemental, auxquelles participent désormais
des représentants des conseils régionaux du culte
musulman.
Le ministère de l'agriculture et de la pêche a sollicité
l'académie vétérinaire de France sur l'impact des
pratiques de l'étourdissement des animaux de boucherie.
Cette haute assemblée a remis une expertise permettant d'établir
que certains procédés d'étourdissement utilisés dans les
abattoirs entraînent une possible réversibilité de l'état
d'inconscience de l'animal. Un animal ainsi étourdi
conserve ses fonctions vitales et reste en vie. Ces éléments
ont été transmis au ministère de l'intérieur et de l'aménagement
du territoire, en charge des cultes. Par ailleurs, la
Commission européenne a entamé une réflexion pour réviser
la directive 93/119 relative aux conditions de protection
animale lors de la mise à mort et de l'abattage des
animaux. La démonstration de compétence des opérateurs et
une éventuelle proposition tenant à la reconnaissance
d'une alternative aux contraintes techniques de la
contention des animaux permettraient à la France de négocier
la prise en compte de particularités liées à l'abattage
rituel.
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Question
N° : 99353 de M. Roubaud Jean-Marc(Union pour un Mouvement
Populaire - Gard) QE
Ministère interrogé : intérieur et aménagement du
territoire
Ministère attributaire : intérieur et aménagement du
territoire
Question publiée au JO le : 11/07/2006 page : 7215
Réponse publiée au JO le : 23/01/2007 page : 864
Rubrique : cultes
Tête d'analyse : culte
musulman
Analyse : infiltration. islamistes radicaux. lutte et prévention
Texte de la QUESTION : M. Jean-Marc Roubaud appelle l'attention de M. le ministre d'État,
ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire,
sur les méthodes d'enrôlement des mouvements musulmans
radicaux présents en France. Les méthodes de recrutement
donnent la priorité à l'aide face aux difficultés de la
vie quotidienne qui ne manquent pas dans les milieux issus
de l'immigration. Les recruteurs, qui sont en général d'un
niveau universitaire élevé, mettent en avant l'aide que
leur aurait apportée l'islam
.
Ces mouvements se radicalisent en même temps que
s'accentuent leurs entreprises de séduction, touchant de
plus en plus vite des individus de plus en plus jeunes. En
effet, si leur lieu d'action de prédilection sont les
prisons, les prosélytes ont pour objectif de viser les établissements
scolaires et les crèches islamistes clandestines. En conséquence,
il lui demande quelles mesures il envisage de prendre afin
de lutter contre cette menace pour la République.
Texte
de la REPONSE : Assurer la sécurité à laquelle nos concitoyens ont droit est
une priorité du ministre d'État, ministre de l'intérieur
et de l'aménagement du territoire, et ce d'autant plus en
cette période où la menace terroriste atteint un niveau
extrêmement élevé. Un important travail préventif est
ainsi mené. L'application de la loi n° 2004-228 du 15 mars
2004 qui encadre le port de signes ou de tenues manifestant
une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et
lycées publics a permis de mieux lutter contre le prosélytisme
islamiste dans les établissements scolaires. Un recensement
effectué en janvier 2004 dénombrait 1 189 cas de port du
foulard dans les collèges et lycées. À l'issue de l'année
scolaire 2004-2005, 48 expulsions ont été prononcées à
l'encontre d'élèves qui portaient le voile ou le turban et
21 recours en annulation ont été portés devant les
tribunaux administratifs (seul un dossier antérieur à la
loi du 15 mars 2004 a abouti). À l'occasion de la dernière
rentrée scolaire 2005-2006, sur une douzaine de cas de port
du foulard ou du turban signalée, 9 élèves ont fait
l'objet d'un renvoi des établissements scolaires et 3 élèves
ont finalement accepté d'ôter leur attribut vestimentaire.
En outre, des pôles de lutte contre l'islamisme radical ont
été créés, par circulaire ministérielle du 27 janvier
2005, sur l'ensemble du territoire français. Ces structures
ont pour mission de parvenir à une parfaite connaissance
des milieux islamistes radicaux dans le but de lutter
efficacement contre les réseaux clandestins qui peuvent
participer au financement du terrorisme ou fournir un appui
logistique. À titre d'exemple, le pensionnat coranique de
Gundershoffen, (67) a fait l'objet d'une opération par le pôle
de la région Alsace. Il s'est avéré être géré par
l'association culturelle turque de Gunderstoffen qui représente
la confrérie des suleymancis. Fondé par le cheikh Süleyman
Seyfullah dans les années quarante, ce mouvement, qui
s'inspire du courant contre-réformiste turc Naksibendi, est
partisan de la restauration du califat. Le pôle de la région
Midi-Pyrénées a contrôlé, pour sa part, l'école
islamique Alif de Toulouse qui accueille 19 élèves : 2 étrangers
en situation irrégulière ont été interpellés et les
services d'urbanisme de la ville ont relevé la réalisation
de travaux sans autorisation préalable. Ces pôles, qui
mettent en synergie les compétences de différents
services, permettent de mieux appréhender la percée du
milieu fondamentaliste dans le domaine de l'éducation. À
la fin de l'année 2003, la direction centrale des
renseignements généraux (DCRG) signalait l'ouverture de
plusieurs crèches islamistes clandestines à l'initiative
de militants qui appliquaient la très stricte doctrine
salafite. Ces initiatives répondaient à des consignes de
prédicateurs salafites installés dans le golfe Persique.
Quatre structures ont ainsi été contraintes de cesser
leurs activités à la suite d'arrêtés préfectoraux de
fermeture pris pour non-respect des lois et règlements qui
encadrent ce genre d'activités. Leur création reflétait
la volonté d'un repli identitaire particulièrement marquée
dans les milieux salafites qui prônent le retrait de la
société occidentale. Le 3 décembre 2003, un arrêté du
préfet des Hauts-de-Seine a mis fin à l'activité d'un établissement
accueillant une quinzaine d'enfants de moins de six ans dans
un appartement. Gérée par l'association La Tribune des
enfants, cette structure fonctionnait en dehors de toute
autorisation ou déclaration. Les contrôles effectués ont
révélé de graves et nombreux manquements à la réglementation
applicable à ce type d'activités, situation de nature à
menacer la santé ou la sécurité des enfants. Le même
jour, un établissement similaire qui accueillait 26 enfants
dans des beaux locaux à usage commercial à
Fontenay-aux-Roses était fermé. Cette crèche était gérée
par l'association Le Jardin des enfants, dont le secrétaire
a été mis en examen et écroué le 26 septembre 2005 pour
association de malfaiteurs en relation avec une entreprise
terroriste. Dans le département du Val-d'Oise, une
halte-garderie d'Argenteuil, fondée par des militants
salafites, a été fermée le 13 janvier 2004, sur décision
préfectorale. Située dans un appartement de type F3, elle
fonctionnait depuis le mois d'octobre 2003. La responsable
de la structure, Française convertie à l'islam
,
encadrait, avec l'aide d'autres femmes voilées, 12 enfants
âgés d'environ quatre ans. Les petites filles placées
dans cette crèche étaient constamment couvertes d'un voile
noir ou de couleur. Le 9 avril 2004, une autre
halte-garderie a été fermée par arrêté préfectoral.
Elle accueillait 24 enfants âgés de trois à cinq ans dans
les locaux de la mosquée de l'Association cultuelle des
musulmans de Garges-les-Gonesse. Ces enfants étaient encadrés
par des adultes bénévoles qui intervenaient pour le compte
de l'association Les Fourmis. Les pôles de lutte contre
l'islamisme radical restent vigilants et peuvent intervenir
à tout moment pour empêcher l'ouverture et l'exploitation
ou solliciter la fermeture de nouveaux établissements
similaires qui permettent d'endoctriner de très jeunes
enfants.
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Question
N° : 108715 de M. Remiller Jacques(Union pour un Mouvement
Populaire - Isère) QE
Ministère interrogé : santé et solidarités
Ministère attributaire : santé et solidarités
Question publiée au JO le : 31/10/2006 page : 11254
Réponse publiée au JO le : 23/01/2007 page : 902
Rubrique : établissements de santé
Tête d'analyse : établissements publics et privés
Analyse : laïcité
.
respect
Texte
de la QUESTION : M. Jacques Remiller appelle l'attention de M. le ministre de la
santé et des solidarités sur les grandes difficultés
rencontrées par un nombre croissant d'hôpitaux dans la
prise en charge des femmes enceintes de confession
musulmane. En effet, la presse nationale, courant septembre
2006 s'est fait l'écho de ce phénomène inquiétant, qui,
bien qu'ancien, deviendrait omniprésent dans l'univers
hospitalier depuis ces deux dernières années. Avec des
agressions verbales ou physiques de la part de maris
refusant de laisser leur femme se faire examiner, les
manifestations d'intégrisme musulman compliquent le travail
des personnels soignants (...), les manifestations d'intégrisme
se posent quasiment tous les jours. Outre le fait que ce
sont les personnels hospitaliers qui sont confrontés à ces
graves problèmes de façon continuelle (avec toutes les
questions de sécurité sanitaire, des patientes et des
personnels, que cela implique), c'est la dignité de la
femme en France, ainsi que le principe fondamental de laïcité
qui
régit notre République qui sont ainsi remis en cause de façon
maligne. Cela est intolérable et appelle de sa part la
prise de mesures fermes. Il lui demande donc de lui indiquer
les mesures urgentes qu'il entend prendre.
Texte
de la REPONSE : L'attention du ministre de la santé et des solidarités est
appelée sur le respect du principe de laïcité à l'hôpital
ainsi que sur les difficultés rencontrées par un nombre
croissant d'établissements de santé dans la prise en
charge de femmes enceintes en raison de leur confession
religieuse. Une circulaire du 2 février 2005 rappelle de
manière nette le principe fondamental de neutralité
du
service public hospitalier. Ce texte indique également que
dans les établissements publics de santé et les établissements
de santé privés participant au service public hospitalier,
le libre choix du praticien par le malade doit se concilier
avec diverses règles telles que l'organisation du service
ou la délivrance des soins. En ce qui concerne
l'organisation du service, le libre choix du praticien par
le malade ne peut aller à l'encontre du tour de garde des médecins
ou de l'organisation des consultations, conforme aux
exigences de continuité prévues à l'article L. 6112-2 du
code de la santé publique. En matière d'organisation des
soins, le libre choix exercé par le malade ne doit pas
perturber la dispensation des soins, compromettre les
exigences sanitaires, voire créer des désordres
persistants. Dans ce dernier cas, le directeur de l'établissement
prend, avec l'accord du médecin chef de service, toutes les
mesures appropriées pouvant aller éventuellement jusqu'au
prononcé de la sortie de l'intéressé pour motifs
disciplinaires en application de l'article R. 1112-49 du
code de la santé publique. Enfin, ce libre choix du malade
ne permet en aucun cas que la personne prise en charge
puisse s'opposer à ce qu'un membre de l'équipe de soins
procède à un acte de diagnostic ou de soins pour des
motifs tirés de la religion connue ou supposée de ce
dernier.
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Question
N° : 116123 de M. Raoult Éric(Union pour un Mouvement
Populaire - Seine-Saint-Denis) QE
Ministère interrogé : affaires étrangères
Ministère attributaire : affaires étrangères
Question publiée au JO le : 16/01/2007 page : 440
Rubrique : Union européenne
Tête d'analyse : élargissement
Analyse : Turquie. déclaration du pape. attitude de la
France
Texte de la QUESTION : M. Éric Raoult souhaite attirer l'attention de M. le
ministre des affaires étrangères sur la déclaration du
pape Benoît XVI sur l'entrée de la Turquie dans l'Union
européenne
lors
de son déplacement dans ce pays en novembre 2006. En effet,
le souverain pontife a surpris par cette prise de position.
Certes, le pape est le chef d'État du Vatican
,
mais il n'est pour autant pas habilité à s'exprimer au nom
de l'Union européenne. Cette déclaration peut paraître déplacée.
Si le pape est une autorité morale incontestée, sa déclaration
sur la question de l'élargissement de l'Union européenne
est regrettable, dans un contexte tendu au sujet de la
Turquie. Dès lors, il conviendrait que la France puisse
manifester au Saint-Siège son mécontentement. Il lui
demande de bien vouloir lui préciser la position du
gouvernement français à ce sujet.
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Question
N° : 100980 de M. Raoult Éric(Union pour un Mouvement
Populaire - Seine-Saint-Denis) QE
Ministère interrogé : sécurité sociale, personnes âgées,
personnes handicapées et famille
Ministère attributaire : sécurité sociale, personnes âgées,
personnes handicapées et famille
Question publiée au JO le : 25/07/2006 page : 7747
Réponse publiée au JO le : 09/01/2007 page : 387
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : sectes
Analyse : lutte et prévention
Texte de la QUESTION : M. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre délégué
à la sécurité sociale, aux personnes âgées, aux
personnes handicapées et à la famille sur la nécessité
de protéger les jeunes et les adolescents des méfaits du
« gothique ». En effet, la découverte, souvent sur
internet, ou dans les cours d'école, de ce qui a pu être
caractérisé à raison comme un « fatras
romantico-satanique », est un mouvement très en vogue
parmi les adolescents. Les adolescents peuvent apporter un
soutien important à cette pratique, d'autant plus que les
adultes ne le comprennent pas. Il conviendrait donc qu'une
campagne de prévention puisse être menée rapidement pour
souligner aux jeunes les risques de ce mouvement. Il lui
demande donc son avis sur ce dossier.
Texte
de la REPONSE : L'attention du ministre délégué à la sécurité sociale,
aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la
famille est appelée sur le risque pour des jeunes et des
adolescents d'être confrontés au prosélytisme de
mouvements « gothiques », voire sataniques. Le réseau
Internet, désormais largement développé au sein des écoles
et des foyers, constitue une source indéniable
d'enrichissement culturel, personnel et familial. Pour
autant, les caractéristiques techniques de l'Internet en
font un outil d'information et de communication pouvant
diffuser de façon simple et aisée le meilleur comme le
pire. La mission interministérielle de vigilance et de
lutte contre les dérives sectaires
(MIVILUD)
a, dans son rapport 2004, constaté l'augmentation de «
sites à risques », dont certains relèvent de la mouvance
« gothique ». À la demande du ministère en charge de la
famille, M. Joël Thoraval, président de la commission
nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH), a
remis un rapport préparatoire à la conférence de la
famille 2005 (protection de l'enfant et usages de
l'Internet), dans lequel sont listés et analysés les
dangers liés à la navigation des mineurs sur le réseau.
Trois mesures ont fait suite à ces travaux. Un accord entre
le ministère en charge de la famille et les fournisseurs
d'accès à Internet a été signé le 16 novembre 2005 :
chaque internaute se voit désormais proposer lors de son
abonnement l'installation par défaut d'un logiciel de contrôle
parental adapté au profil de son ou de ses enfants. Ce
logiciel prend en compte l'ensemble des fonctionnalités liées
à la navigation sur le réseau et à l'usage des différents
services, tels que la discussion sur des forums ou sur des
« chats », ou encore le téléchargement entre pairs. Ce
logiciel fait l'objet d'une évaluation trimestrielle en
collaboration avec la délégation aux usages de l'Internet.
Les internautes déjà abonnés auront été informés de ce
nouveau service par leur fournisseur d'accès. Le dispositif
est effectif depuis le 31 mars 2006. Par ailleurs, une
charte a été élaborée et signée avec les opérateurs de
mobile français afin que dès novembre 2006, tout acheteur
d'un téléphone portable permettant de naviguer sur le Net
ait la possibilité de souscrire gratuitement un dispositif
de contrôle de navigation. Deuxième mesure de la conférence
de la famille, la création d'un « label Famille »
permettra aux éditeurs de contenus et de services
respectueux de la protection de l'enfant d'apposer une
marque distinctive et facilement repérable par les parents.
Sollicité par le ministère de la famille, le forum des
droits sur l'Internet a remis en mai 2006 le cahier des
charges de ce label. Complément indispensable à ces
dispositifs, une campagne d'information a été lancée par
le Gouvernement pour sensibiliser le grand public, parents
et enfants, aux risques présents sur l'Internet. Une série
de dix films courts ont été diffusés sur TF 1 et M 6 à
une heure de grande écoute tous les jours du 15 mai au 2
juin. En mettant en scène les différents membres d'une même
famille, ces films ont présenté de façon positive et pédagogique
les risques présents sur la Toile pour les jeunes. Les enquêtes
réalisées après diffusion font apparaître que 73 % de
parents téléspectateurs ayant vu la campagne déclarent
qu'ils seront plus vigilants face à l'Internet.
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Question
N° : 76769 de M. Balkany Patrick(Union pour un Mouvement
Populaire - Hauts-de-Seine) QE
Ministère interrogé : affaires étrangères
Ministère attributaire : affaires étrangères
Question publiée au JO le : 01/11/2005 page : 10067
Réponse publiée au JO le : 09/01/2007 page : 222
Rubrique : Union européenne
Tête d'analyse : États membres
Analyse : Pologne
.
liberté de culte
.
respect
Texte de la QUESTION : M. Patrick Balkany appelle l'attention de M. le ministre
des affaires étrangères sur les conséquences de l'entrée
de la Pologne
au
sein de l'Union européenne
le
1er mai 2004, notamment en matière de respect des lieux de
culte
.
En effet, la Pologne, dont la population est catholique à
95 %, reconnaît théoriquement l'égalité des droits à
toutes les religions et à toutes les minorités religieuses
et nationales. Cependant, il semblerait que certains lieux
de culte
ne
soient pas particulièrement respectés en tant que tels :
ainsi la très ancienne synagogue de Checinry, aux environ
de Kielce, a été récemment transformée en salle de bal,
de billard et de ping-pong. Aussi lui demande-t-il de bien
vouloir lui indiquer si la Pologne, en adhérant à l'Union
européenne, a souscrit au respect des lieux de culte. En
outre, il souhaiterait connaître les intentions des autorités
et du gouvernement polonais quant aux mesures
d'indemnisation envisagées pour les spoliations mobilières
et immobilières des juifs qui se sont opérées en Pologne
durant et suivant la Seconde Guerre mondiale, et la législation
européenne en la matière.
Texte
de la REPONSE : Pays démocratique, membre du Conseil de l'Europe et de l'Union
européenne, la Pologne reconnaît la liberté de conscience
et l'égalité de droits de toutes les religions, tout en
marquant un respect particulier pour l'Église catholique
qui
a joué un rôle majeur pour la construction et la préservation
de son identité nationale au cours de l'histoire. Depuis le
rétablissement de la démocratie, le gouvernement polonais
a engagé un important effort de « mémoire » visant à
rendre hommage à l'importante contribution de la population
juive à son développement politique, économique et
culturel. Ainsi, il convient de signaler le projet de
construction d'un musée de l'histoire des juifs de Pologne,
à Varsovie, dont la première pierre devrait être posée
à l'automne 2007 et qui ouvrira ses portes en 2009. La
constitution d'un comité français de soutien pour cette
initiative est envisagée. S'agissant du cas de l'ancienne
synagogue de Checiny, bâtiment qui remonte à 1638,
celle-ci est placée sous la tutelle de la municipalité
depuis 1945. Elle abrite actuellement une maison des jeunes
et de la culture, ainsi que différentes associations
locales. Aucune modification des lieux n'a été effectuée
: on y trouve donc toujours un « aron ha-kadesch » en
marbre ainsi que des peintures polychromes dignes d'intérêt
artistique. Une procédure de restitution est actuellement
en cours, dont devrait bénéficier la communauté juive de
Katowice, et non la Fondation pour la préservation du
patrimoine juif comme c'est habituellement le cas. Une réouverture
de la synagogue pour un usage sacré est peu probable, mais
la municipalité serait intéressée par une valorisation
culturelle de ce site, ainsi que du cimetière qui date de
1581. Pour ce qui concerne les mesures d'indemnisation des
propriétaires juifs ou de leurs ayants-droits spoliés
pendant ou après la Seconde Guerre mondiale, la France
regrette que, malgré les engagements pris par Varsovie lors
de la préparation de son entrée dans l'Union européenne,
aucune loi n'a encore été adoptée pour mettre en place
une telle indemnisation pour les biens perdus sous
l'occupation nazie, puis pendant le régime communiste.
Toutefois, une réglementation concernant les propriétés
des communautés religieuses a été votée en 1997, avec
des résultats variables selon les confessions. C'est dans
ce cadre que 7 % des revendications de la communauté juive
ont connu à ce jour un résultat positif. Lors de son récent
séjour aux États-Unis, du 13 au 15 septembre, le Premier
ministre polonais Jaroslaw Kaczynski a rencontré des représentants
de « l'American Jewish Committee ». Le gouvernement
polonais a annoncé qu'il travaillait à un texte de loi sur
la question de l'indemnisation, qui reste difficile et
sensible (nationalité des propriétaires, preuve des
droits, période considérée et valeur de référence). La
France est persuadée de la volonté de la Pologne de
parvenir à une solution conforme au droit international et
à l'équité, acceptée par tous, et susceptible de répondre
aux exigences du « devoir de mémoire » de la Shoah.
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Question N° : 96065 de Mme Zimmermann Marie-Jo(Union pour un
Mouvement Populaire - Moselle) QE
Ministère interrogé : justice
Ministère attributaire : justice
Question publiée au JO le : 06/06/2006 page : 5795
Réponse publiée au JO le : 09/01/2007 page : 351
Rubrique : droit pénal
Tête d'analyse : délits
Analyse : délit de blasphème. Alsace-Moselle
Texte de la QUESTION : Mme Marie-Jo Zimmermann attire l'attention de M. le
garde des sceaux, ministre de la justice, sur le fait qu'en
réponse à sa question écrite n° 90163 (JO AN du 23 mai
2006), le ministre de l'intérieur a évoqué les sanctions
pénales du droit local d'Alsace-Moselle pour ce qui
concerne le blasphème. La réponse ministérielle indique
cependant que l'application des dispositions en cause dans
le cas des cultes non reconnus
ne
relève pas de sa compétence. Elle lui demande donc de lui
indiquer si, dans les trois départements, les dispositions
pénales relatives au blasphème s'appliquent à toutes les
convictions religieuses ou seulement aux cultes légalement
reconnus.
Texte
de la REPONSE : Le garde des sceaux, ministre de la justice, fait connaître à
l'honorable parlementaire qu'un décret du 25 novembre 1919
a maintenu, à titre transitoire les dispositions pénales
relatives au régime des cultes en vigueur dans les départements
d'Alsace et de Moselle. L'article 166 du code pénal local
dispose
que « celui qui aura causé un scandale en blasphémant
publiquement contre Dieu par des propos outrageants
,
ou aura publiquement outragé un des cultes chrétiens ou
une autre communauté religieuse établie sur le territoire
de la Confédération et reconnue comme corporation, ou les
institutions ou cérémonies de ces cultes ou qui, dans une
église ou un autre lieu consacré à des assemblées
religieuses, aura commis des actes injurieux et scandaleux,
sera puni d'un emprisonnement de trois ans au plus ».
L'article 167 du même code est rédigé comme suit : «
Celui qui par voie de fait ou menaces, aura empêché une
personne d'exercer le culte
d'une
communauté religieuse établie dans l'État, ou qui, dans
une église ou dans un autre lieu destiné à des assemblées
religieuses, aura par tapage ou désordre volontairement empêché
ou troublé le culte ou certaines cérémonies du culte
d'une religion établie dans l'État, sera puni d'un
emprisonnement de trois ans au plus. » Ces articles n'énumèrent
pas les cultes protégés, par les incriminations qu'ils définissent
et ne se réfèrent pas au concordat de 1802. Toutefois,
aucune décision de jurisprudence n'a interprété le champ
d'application de ces dispositions législatives locales.
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Question N° : 103131 de M. Nesme Jean-Marc(Union pour un
Mouvement Populaire - Saône-et-Loire) QE
Ministère interrogé : éducation nationale
Ministère attributaire : éducation nationale
Question publiée au JO le : 05/09/2006 page : 9272
Réponse publiée au JO le : 09/01/2007 page : 294
Rubrique : enseignement
Tête d'analyse : rythmes et vacances scolaires
Analyse : aménagement
Texte de la QUESTION : De plus en plus d'enseignants et de familles semblent
favorables à un changement des rythmes scolaires
qui
comprendrait des cours le mercredi matin. Selon les
professeurs, cette nouvelle organisation du temps d'études
présenterait l'avantage d'une remise au travail plus aisée
le jeudi matin, au lieu d'une coupure du mercredi en entier,
en plein milieu de semaine. Pour les parents qui
travaillent, cette solution faciliterait également
l'organisation de la journée du mercredi, notamment pour
les familles modestes qui ne peuvent multiplier les frais le
garde et offrir des activités extra-scolaires à leurs
enfants le mercredi. M. Jean-Marc Nesme souhaite recueillir
le sentiment de M. le ministre de l'éducation nationale, de
l'enseignement supérieur et de la recherche sur cette
proposition.
Texte
de la REPONSE : L'interruption des cours en milieu de semaine est prévue le
mercredi par l'arrêté du 12 mai 1972. Le transfert des
cours du samedi matin sur le mercredi matin est une
disposition dérogatoire à cette réglementation nationale
en matière d'organisation du temps scolaire. Dans les écoles
maternelles et élémentaires, conformément à l'article 10
du décret n° 90-788 du 6 septembre 1990
relatif
à l'organisation et au fonctionnement des écoles
maternelles et élémentaires, cette dérogation, proposée
par le conseil d'école, est adoptée par l'inspecteur
d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation
nationale. Ce dernier prend sa décision après avis de
l'inspecteur de l'éducation nationale chargé de la
circonscription d'enseignement du premier degré,
consultation de la commune dans laquelle est située l'école
et du conseil départemental de l'éducation nationale et
concertation avec les personnes responsables d'activités à
caractère culturel, sportif et social et les autorités
religieuses locales. Compte tenu de la diversité des
situations, il n'est pas actuellement envisagé de déterminer
à l'échelon national une organisation particulière de la
semaine scolaire dans les écoles. S'agissant des établissements
du second degré, conformément aux dispositions de
l'article 2 du décret n° 85-924 du 30 août 1985
modifié
relatif aux établissements publics locaux d'enseignement,
l'établissement scolaire dispose d'une autonomie qui porte
notamment sur l'organisation du temps scolaire et les
modalités de la vie scolaire. En application de l'article
16 de ce même décret, c'est le conseil d'administration
qui fixe les principes de cette organisation dont fait
partie le choix des demi-journées travaillées, en
particulier les mercredis et samedis matin.
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Question N° : 115931 de M. Labaune Patrick(Union pour un
Mouvement Populaire - Drôme) QE
Ministère interrogé : intérieur et aménagement du
territoire
Ministère attributaire : intérieur et aménagement du
territoire
Question publiée au JO le : 16/01/2007 page : 483
Rubrique : entreprises
Tête d'analyse : salariés
Analyse : laïcité
.
respect
Texte de la QUESTION : M. Patrick Labaune prie M. le ministre d'État, ministre
de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, de bien
vouloir lui préciser si une entreprise titulaire d'un marché
public, par exemple une société de nettoyage ou de
restauration scolaire, doit, du fait de sa participation
directe ou indirecte au service public, faire respecter par
ses employés le principe de neutralité
auquel
est soumis tout agent de la fonction publique. En effet,
s'il est interdit pour un agent public de manifester ses
croyances religieuses dans le cadre du service public, le
droit du travail auquel sont soumis les employés des
entreprises titulaires de marchés publics n'envisage pas la
question de la laïcité et de la neutralité. Par ailleurs,
il n'est rien précisé à ce sujet dans le code des marchés
publics. C'est pourquoi il lui demande si une collectivité
publique est en droit de faire figurer au titre des modalités
d'exécution d'un marché public le respect des principes de
neutralité et de laïcité et de proscrire le port de
signes religieux ostentatoires par les personnes chargées
de sa réalisation. Il lui demande si, pour des marchés en
cours qui ne spécifieraient ce type d'exigence, une
collectivité publique pourrait néanmoins demander l'arrêt
de faits ou d'actes d'employés allant à l'encontre du
principe de neutralité, si l'entreprise titulaire d'un
marché public devrait se plier à la demande de la
collectivité et si le refus de l'entreprise pourrait
constituer un motif de résiliation du marché.
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Question N° : 81590 de Mme Robin-Rodrigo Chantal(Socialiste -
Hautes-Pyrénées) QE
Ministère interrogé : Premier ministre
Ministère attributaire : Premier ministre
Question publiée au JO le : 20/12/2005 page : 11670
Réponse publiée au JO le : 31/01/2006 page : 917
Rubrique : État
Tête d'analyse : organisation
Analyse : laïcité
.
respect
Texte de la QUESTION : Les médias s'en sont dernièrement fait largement l'écho :
plusieurs milliers de défenseurs de la laïcité
ont
défilé en ce début de mois de décembre 2005 à Paris à
l'occasion du centenaire de la loi de 1905. L'attachement à
la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Églises
et de l'État et sa défense étaient les mots d'ordre d'une
manifestation qui a rassemblé 12 000 personnes. Parmi les
manifestants, on retrouvait une grosse majorité de
militants laïcs de la Libre Pensée ou l'Union des familles
laïques aux slogans et banderoles parfois clairement anticléricaux
: « Ni Dieu ni maître », « À bas la calotte », « Non
au retour du délit de blasphème ». Moins bruyants mais
placés symboliquement en tête de cortège, environ 500
francs-maçons représentaient les neuf obédiences françaises.
Le Grand Orient de France, en particulier, estime que « la
laïcité aujourd'hui est remise en cause par certains
esprits ». En effet, la commission d'études sur la loi de
1905 créée par le Gouvernement est en ligne de mire des
francs-maçons qui la jugent « dangereuse », allant jusqu'à
indiquer que « cette commission d'études, sous prétexte
d'adapter la loi sur la laïcité, risque de la réviser »,
insistant par la même occasion sur « les deux socles de la
loi de 1905 : la liberté des cultes et le fait que la République
ne subventionne aucun culte ». Le GOF demande notamment «
que la loi de 1905 soit étendue à toute la France »
c'est-à-dire aux départements d'Alsace et de Moselle
encore soumis au concordat, dont il réclame l'annulation,
estimant que « le contribuable ne doit pas payer les cultes
». Avant le départ de la manifestation, les neuf grands-maîtres
de la Maçonnerie française ont aussi remis au président
de l'Assemblée nationale, les Chantiers de la laïcité qui
rassemblent douze propositions de loi. Ces dernières
proposent, entre autres, de familiariser les plus jeunes à
un « code de la laïcité », de « redonner un lustre au
mariage civil » ou de « dispenser des cours d'éducation
civique lors de la naturalisation des étrangers ». Compte
tenu de ces éléments, et des légitimes inquiétudes
suscitées chez une écrasante majorité des Français par
une éventuelle remise en cause de la laïcité en France,
Mme Chantal Robin-Rodrigo demande désormais à M. le
Premier ministre de lui indiquer la position et les
intentions du Gouvernement à leur sujet.
Texte
de la REPONSE : Le Gouvernement est fermement attaché à la laïcité
de
la République dont la loi du 9 décembre 1905 est un des
fondements essentiels. Cette loi a permis, depuis un siècle,
de respecter la liberté de conscience, qui est à la fois
une prérogative personnelle de chaque citoyen et une liberté
qui peut s'exercer collectivement dans le cadre d'une
religion. La loi de 1905 respecte la liberté de chaque
religion de s'organiser selon les principes qui lui sont
propres, sous la seule réserve du respect de l'ordre
public. Elle interdit toute immixtion des autorités
publiques dans des questions d'ordre religieux et oblige ces
autorités à protéger l'expression des convictions de
chacun, dès lors qu'elle ne prend pas la forme d'un appel
à la haine ou à la violence. De tels excès sont
d'ailleurs aussi condamnables lorsqu'ils sont exprimés au
nom d'une religion qu'en vertu d'une conviction d'une autre
nature. La loi a été modifiée à plusieurs reprises
depuis 1905, mais ces modifications n'ont eu d'autre objet
que d'assurer la permanence de l'application des principes
fondamentaux énoncés par les quatre premiers articles de
la loi, dont la rédaction est demeurée intangible depuis
1905, en adaptant leurs modalités pratiques de mise en
oeuvre à l'évolution des circonstances. Le Gouvernement
n'envisage donc pas de toucher aux fondements de la loi de
1905 et notamment de remettre en cause l'interdiction de
financement direct de l'exercice du culte énoncée par les
articles 1er et 2 de la loi, ni le droit des associations
cultuelles de se constituer librement dans le respect des règles
d'organisation générale du culte dont elles assurent
l'exercice, énoncé par l'article 4. Il veille au
contraire, en entretenant un dialogue permanent et
respectueux avec les représentants des différentes
religions, à ce que ces principes continuent à trouver
leur pleine application dans notre société contemporaine.
Dès 1905, le législateur avait également réservé la
possibilité de maintenir des régimes spécifiques
d'organisation du culte sur certaines parties du territoire
national. Cette possibilité a été exercée jusqu'à présent
à la satisfaction générale des habitants et des représentants
des régions concernées et il n'est donc pas davantage
envisagé de la remettre en cause, d'autant que
l'application concrète de ces régimes locaux est assurée
par les autorités publiques dans le respect du principe général
de neutralité et de laïcité, qui s'impose sur tout le
territoire de la République en vertu du préambule de la
Constitution.
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