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Mise
à jour : mercredi 15 octobre 2008
Février
2008
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Question N° : 15390 de M. Dupont-Aignan
Nicolas(Députés n'appartenant à aucun groupe - Essonne) QE
Ministère interrogé : Éducation nationale
Ministère attributaire : Éducation nationale
Question publiée au JO le : 29/01/2008 page : 681
Rubrique : enseignement
Tête d'analyse : réglementation
Analyse : loi n°2004-228 du 15 mars 2004. application. bilan
Texte de la QUESTION : M. Nicolas Dupont-Aignan attire l'attention de M. le ministre
de l'éducation nationale sur certains faits laissant à penser
que la loi du 15 mars 2004 encadrant le port de signes ou tenues
manifestant une appartenance religieuse
dans les écoles, est
progressivement et sournoisement remise en cause. La décision
prise par la HALDE, en mai dernier, de donner raison à des
parents d'élèves qui s'étaient vu refuser la possibilité
d'accompagner des activités pédagogiques parce qu'ils arboraient
un voile islamique
, prouve que la notion de sanctuarisation de l'école comme lieu
de neutralité est battue en brèche. Premier lieu d'apprentissage
de la vie en collectivité, l'école ne doit pas cautionner le
principe du marquage de l'identité féminine, qui est par
ailleurs contraire au principe constitutionnel de l'égalité
homme/femme. Rappelant ici que la vocation de la HALDE est de protéger
les citoyens de toutes formes de discrimination, dès l'instant
que celles-ci sont contraires aux lois de la République, on peut
considérer qu'en l'occurrence, la recommandation qu'elle a émise
outrepasse ses prérogatives en prétendant se substituer à la
loi. C'est pourquoi, il lui demande de prendre des dispositions en
direction de la communauté éducative, pour rappeler les
principes et la portée de la loi du 15 mars 2004, et défendre
ainsi la laïcité
et la neutralité au
sein de l'institution scolaire.
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Question N° : 15308 de M. Raoult Éric(Union
pour un Mouvement Populaire - Seine-Saint-Denis) QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 29/01/2008 page : 686
Rubrique : cultes
Tête d'analyse : lieux de culte
Analyse : mosquées. construction. statistiques
Texte de la QUESTION : M. Éric Raoult attire l'attention de Mme la
ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités
territoriales sur le développement de la construction de mosquées
dans notre pays depuis vingt-cinq ans. En effet, ce dossier de la
réalisation concrète et apaisée de l'Islam en France a connu
diverses péripéties, notamment quant aux difficultés
d'acceptation par la population locale riveraine des projets de
construction de ces lieux de culte
musulman.
Voici vingt-cinq ans, ces projets donnaient lieu à des polémiques
locales. Désormais, les contextes locaux sont beaucoup moins polémiques,
quand un effort de concertation et d'explication peut être mis en
place. L'évolution de ces situations a conduit au lancement de
nombreuses mosquées sur le territoire. Il conviendrait donc d'en
connaître le nombre pour l'ensemble du territoire national (métropole
et outre-mer). Il lui demande donc de lui indiquer pour chacune
des vingt-cinq dernières années, quel a été le nombre de ces
mosquées ouvertes sur l'ensemble du territoire national français.
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Question N° : 16271 de M. Perrut Bernard(Union
pour un Mouvement Populaire - Rhône) QE
Ministère interrogé : Travail, relations sociales et solidarité
Ministère attributaire : Travail, relations sociales et solidarité
Question publiée au JO le : 05/02/2008 page : 956
Rubrique : travail
Tête d'analyse : travail le dimanche
Analyse : conséquences
Texte de la QUESTION : M. Bernard Perrut attire l'attention de M.
le ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité
sur les conséquences induites par la perspective de voir évoluer
la législation du travail en étendant l'autorisation, jusque-là
occasionnelle et exceptionnelle, du travail le dimanche
,
jour de repos consacré plus spécialement à la vie familiale et
associative et notamment à la pratique d'activités de loisirs,
sportives et culturelles, reposant essentiellement sur le bénévolat,
sans oublier les manifestations religieuses des différents cultes
qui se côtoient dans notre pays. Son affectation comme jour «
ouvrable », au même titre que les autres jours de la semaine,
porterait atteinte au mode de vie traditionnel de notre
population. Il lui demande quelles sont les intentions du
Gouvernement en ce domaine.
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Question N° : 15864 de M. Liebgott
Michel(Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Moselle) QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 05/02/2008 page : 922
Rubrique : cultes
Tête d'analyse : financement
Analyse : subventions. réglementation
Texte de la QUESTION : M. Michel Liebgott alerte Mme la ministre de
l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales
sur le projet prêté au chef de l'État de réformer la loi de
1905 portant sur la séparation de l'Église et de l'État
. De
laïcité
positive
lors
d'une visite pontificale mise à profit pour vanter les mérites
soit disant supérieurs du curé ou du pasteur face à
l'instituteur, fondés sur une transcendance dont ce dernier
serait démuni, en passant par Riyad où les valeurs religieuses
sont mises en avant avec la même verve par le président d'une République
laïque, le chef de l'État préparerait à présent, selon les déclarations
de sa directrice de cabinet, une refonte de la loi de 1905. Ses
principaux objectifs seraient « d'élargir la notion
d'association cultuelle
».
Derrière cette avenante sémantique se dissimule en fait la
volonté, à laquelle le président de la République a souvent
fait allusion, de rétablir le financement public des religions
en
leur accordant un statut qui autorise les subventions de l'État
et des dons et legs déductibles des impôts, donc puisés dans la
richesse de la nation. Il suffit pour s'en convaincre de considérer
l'accueil bienveillant réservé en son temps par M. Sarkozy,
alors ministre de l'intérieur et donc en charge des cultes, à l'église
de la scientologie
, à
travers son pape hollywoodien qu'est l'acteur Tom Cruise, alors même
que cette organisation est reconnue comme étant sectaire. Dès
lors se glisseront dans la brèche, témoins de Jéhovah
,
associations islamistes fondamentalistes et autres sectes
dont
les méthodes de décérébration ne sont que trop connues et dénoncées
par ceux et celles qui ont eu la force et la chance de s'en émanciper.
Il lui demande donc, en sa qualité de ministre des cultes, de
bien prendre la mesure des conséquences d'une telle réforme qui
dans les faits mettrait à bas les fondements de la loi de 1905
ainsi que notre pacte républicain et laïc, en alertant la présidence
de la République sur les risques ainsi encourus par notre pays.
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Question N° : 3529 de Mme Zimmermann Marie-Jo(Union
pour un Mouvement Populaire - Moselle) QE
Ministère interrogé : Économie, finances et emploi
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 21/08/2007 page : 5312
Réponse publiée au JO le : 12/02/2008 page : 1224
Date de changement d'attribution : 09/10/2007
Rubrique : travail
Tête d'analyse : jours fériés
Analyse : réglementation. Alsace-Moselle
Texte de la QUESTION :
Reprenant les termes de la question écrite qu'elle avait posée
le 3 avril 2007 sous la précédente législature, demeurée sans
réponse, Mme Marie-Jo Zimmermann attire l'attention de Mme la
ministre de l'économie, des finances et de l'emploi sur le fait
que, en Alsace-Moselle
, le
Vendredi Saint
est
journée chômée uniquement dans les communes où se trouve un
temple protestant
.
Elle souhaiterait qu'elle lui précise quelle est la notion de
temple correspondant à cette réglementation. En particulier dans
l'hypothèse où une commune ne dispose pas de temple stricto
sensu mais où une chapelle multicultes vient d'être réalisée
à côté de la morgue (cultes catholique, protestant, israélite
et musulman), elle souhaiterait savoir si des syndicats peuvent se
prévaloir de cette chapelle multicultes pour exiger que le
Vendredi Saint soit considéré comme journée chômée.
Texte de la REPONSE :
En application de l'ordonnance du 16 août 1892 relative aux jours
fériés locaux, le vendredi saint est un jour férié légal en
Moselle, dans le Bas-Rhin et dans le Haut-Rhin, mais uniquement
dans les communes qui possèdent un temple protestant
ou
une église mixte
. Il
faut entendre par temple un édifice du culte dédié à l'un des
deux cultes protestants reconnus
par
les articles organiques des cultes protestants du 18 germinal an X
(l'Église réformée et l'Église de la confession d'Augsbourg).
La notion d'église mixte, quant à elle, se rapporte au cas de
figure strict du simultaneum qui permet de célébrer dans un même
édifice le culte catholique
et
le culte protestant. En dehors de ces cas limités, l'existence
d'un édifice « multicultuel » dans une commune ne permet pas de
conférer le caractère férié du vendredi saint pour cette
collectivité.
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Question N° : 10335 de M. Kucheida
Jean-Pierre(Socialiste, radical, citoyen et divers gauche -
Pas-de-Calais) QE
Ministère interrogé : Éducation nationale
Ministère attributaire : Éducation nationale
Question publiée au JO le : 13/11/2007 page : 6965
Réponse publiée au JO le : 12/02/2008 page : 1214
Rubrique : enseignement privé
Tête d'analyse : établissements sous contrat
Analyse : financement. charges scolaires. répartition
intercommunale. Réglementation
Texte de la QUESTION : M. Jean-Pierre Kucheida attire l'attention
de M. le ministre de l'éducation nationale sur la publication de
la circulaire n° 2007-142 du 27 août 2007 ayant pour objet de préciser
les modalités d'application de l'article 89 de la loi n°
2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités
locales. Cette nouvelle circulaire rend obligatoire la
contribution des communes de résidence aux frais de scolarisation
des enfants fréquentant une école privée sous contrat
d'association d'une autre commune, alors que cette même mesure a
été précédemment annulée le 4 juin dernier par le Conseil d'État.
La possible entrée en vigueur de l'article 89 de la loi du 13 août
2004 soulève toujours émoi et inquiétude dans les écoles
publiques, qu'elles soient situées en zone rurale, dans les «
quartiers populaires » ou dans les zones d'éducation
prioritaire. L'application de cet article menace de mettre à mal
la parité entre le public et le privé d'autant que son cadre de
mise en oeuvre ne souffre aucune contrainte. Dans sa forme
actuelle, l'article 89 institutionnalise un raccourci dangereux
pour l'avenir de l'école publique, à savoir qu'il sera
facilement interprété comme donnant lieu au versement d'une
participation communale à tout élève du primaire scolarisé
dans un établissement privé. L'article 89 représente une charge
supplémentaire pour les communes, sans compensation financière
aucune, ce qui conduirait à favoriser l'enseignement privé, donc
confessionnel, par rapport à l'enseignement public
. En
conséquence, c'est au nom de l'égalité et du principe de laïcité
qu'il
lui demande de bien vouloir proclamer l'abrogation de l'article 89
de la loi du 13 août 2004.
Texte de la REPONSE : Il convient de rappeler que l'article 89 de
la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 a pour objet de préciser les
modalités d'application aux écoles privées sous contrat
d'association des dispositions, appliquées dans le secteur
public, concernant la prise en charge financière par des communes
des élèves non-résidents. Ces dispositions sont conformes au
principe selon lequel les dépenses de fonctionnement des écoles
privées sous contrat sont prises en charge dans les mêmes
conditions que celles des classes correspondantes de
l'enseignement public
(article
L. 442-5 du code de l'éducation). C'est dans ce cadre qu'a été
prise la circulaire interministérielle du 2 décembre 2005. Cette
circulaire a été annulée par le Conseil d'État pour un motif
de légalité externe tiré des règles de délégation de
signature des ministres. Il convient de rappeler que cette
circulaire, annulée pour des raisons de forme, avait permis de
nouer un dialogue constructif entre les maires et les instances de
l'enseignement privé, aboutissant dans la plupart des cas à une
application concertée et progressive. Avant d'être signée le 27
août 2007, cette circulaire a fait l'objet d'une relecture
commune avec les représentants de l'Association des maires de
France, qui a conduit à retirer de la liste des dépenses
obligatoires annexée à la circulaire les dépenses de contrôle
technique des bâtiments, la rémunération des agents
territoriaux de service des écoles maternelles et les dépenses
relatives aux activités extrascolaires. En revanche, les autres dépenses
dont le caractère obligatoire paraît établi ont été
maintenues afin de conserver une liste aussi exhaustive que
possible qui permette de guider le dialogue nécessaire entre
toutes les parties intéressées. Concernant l'article 89 de la
loi n° 2004-809 du 13 août 2004, il est utile de rappeler que le
Parlement a rejeté son abrogation le 27 novembre 2007.
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Assemblée nationale
13ème législature
Question N° : 16493 de M. Grellier Jean(Socialiste, radical,
citoyen et divers gauche - Deux-Sèvres) QE
Ministère interrogé : Relations avec le Parlement
Ministère attributaire : Relations avec le Parlement
Question publiée au JO le : 12/02/2008 page : 1117
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : sectes
Analyse : lutte et prévention
Texte de la QUESTION : M. Jean Grellier alerte M. le secrétaire d'État
chargé des relations avec le Parlement sur les publications récemment
reçue par les parlementaires relatives à la psychiatrie. Il y a
quelques semaines, une brochure luxueuse, agrémentée de surcroît
d'un DVD édifiant quant au diagnostic sur les "mérites
" de la pratique de la psychiatrie, était transmise à tous
les députés. Lecture faite des mentions légales de ce document,
il apparaît qu'il émane de l'Église de scientologie
.
Selon le rapport parlementaire n° 2468, l'Église de scientologie
est identifiée de manière indéniable comme un mouvement
sectaire
. Les
sectes
peuvent
donc librement faire oeuvre de prosélytisme jusque dans nos
institutions où les principes de laïcité
et
de rationalisme éclairé conditionnent nos principes républicains.
Il lui demande donc de bien vouloir lui expliquer sa position
quant à ce qui semble être pour le moins un paradoxe extrêmement
gênant.
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