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Mise
à jour : mercredi 01 septembre 2010
Décembre
2008
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Question N° : 32960 de M. Maurer Jean-Philippe ( Union pour un
Mouvement Populaire - Bas-Rhin ) QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 21/10/2008 page : 8952
Réponse publiée au JO le : 02/12/2008 page : 10496
Rubrique : cultes
Tête d'analyse : culte musulman
Analyse : jours fériés
.
calendrier
Texte de la QUESTION : M. Jean-Philippe Maurer attire
l'attention de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et
des collectivités territoriales, en cette période de ramadan
, sur
les fêtes religieuses musulmanes
qui
représentent pour tous les musulmans de France, et d'ailleurs,
des périodes sacrées. Afin de mieux partager les valeurs de
respect et de tolérance et de mieux faire connaître les coutumes
de la communauté musulmane lors de ces fêtes, la France pourrait
accorder un jour férié à l'ensemble des musulmans français. En
conséquence, il lui demande s'il envisage, pour les musulmans
français, d'attribuer un jour férié dans le cadre des fêtes
religieuses qui ponctuent le calendrier de la communauté
musulmane.
Texte de la REPONSE : Conséquences de l'histoire, les fêtes
légales d'origine civile ou religieuse constituent des jours fériés
bénéficiant à tous, indépendamment de convictions politique ou
religieuse de chacun. Instituer un jour férié pour les fidèles
d'un seul culte constituerait une rupture du principe
constitutionnel d'égalité et impliquerait en outre que les bénéficiaires
dévoilent et prouvent leur appartenance religieuse, entorse
manifeste au principe de liberté d'opinion. C'est pourquoi la création
d'un tel jour férié n'est pas envisagée. En revanche, au sein
de la fonction publique, des autorisations exceptionnelles
d'absence peuvent d'ores et déjà être accordées aux agents qui
le souhaitent, dans la limite des nécessités du service, à
l'occasion des principales fêtes religieuses de leur confession.
Cette possibilité est rappelée chaque année par une circulaire
du secrétaire d'État chargé de la fonction publique.
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Question N° : 30184 de M. Raoult Éric ( Union pour un Mouvement
Populaire - Seine-Saint-Denis ) QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 09/09/2008 page : 7707
Réponse publiée au JO le : 02/12/2008 page : 10489
Rubrique : cultes
Tête d'analyse : bouddhisme
Analyse : statistiques
Texte de la QUESTION : M. Éric Raoult attire l'attention
de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des
collectivités territoriales sur l'état du bouddhisme en France
et son évolution. En effet, la venue en France durant l'été du
Dalaï lama
a
placé le bouddhisme, comme religion ou comme philosophie, sous le
regard de l'actualité, sans véritablement présenter un état
des lieux objectif, sorti de son contexte international et de la
situation au Tibet. Dès lors, il conviendrait de mieux connaître
les réalités officielles et incontestables du bouddhisme dans
notre pays : les effectifs de ses fidèles, leur évolution depuis
une vingtaine d'années, le nombre de ses lieux de culte, le
nombre de ses prêtres et la localisation de ses structures de
formation, ses sources de financement, etc. Il lui demande donc de
lui communiquer ces informations et statistiques de présentation.
Texte de la REPONSE : Le principe de laïcité
interdit
à l'État d'établir des statistiques relatives aux cultes et aux
pratiques cultuelles. Néanmoins, si la République ne reconnaît
aucun culte, elle s'attache à les connaître tous et il est ainsi
possible d'apporter les précisions suivantes. Le bouddhisme
est
aujourd'hui la quatrième ou cinquième religion de France par le
nombre de ses pratiquants, qu'on évalue à 600 000 environ. Ses
fidèles sont majoritairement originaires d'Asie du Sud-Est, venus
en France par vagues successives après la seconde guerre
mondiale. Selon certaines sources, le nombre de bouddhistes
d'origine non asiatique ne dépasserait pas 30 000. Il existe
partout en France de nombreuses associations déclarées pour
l'exercice du culte bouddhiste et depuis 1988, onze congrégations
bouddhistes ont été légalement reconnues conformément au titre
III de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat
d'association. également réparties sur le territoire. On recense
trois cents lieux de culte, pagodes, centres de méditation ou de
retraite. L'Union des bouddhistes de France (UBF), fondée en
1986, regroupe la plupart de ces associations et congrégations
bouddhistes de toutes origines. Elle produit en particulier l'émission
religieuse « Sagesses bouddhistes » sur France 2. Depuis 1987,
les religieux bouddhistes sont affiliés à la Caisse d'assurance
vieillesse invalidité et maladie des cultes (CAVIMAC
). À
partir de 1990, à la demande de l'UBF, le ministère de la
justice a agréé des aumôniers de prison bouddhistes dans
plusieurs établissements pénitentiaires de la région
parisienne. Porté par la sympathie suscitée en France par la
personnalité du dalaï-lama et renforcé par la reconnaissance
administrative de congrégations bouddhistes, le bouddhisme est
passé, en quelques années, du statut de spiritualité exotique
à celui de culte à part entière. La situation française
constitue par ailleurs un phénomène unique dans l'histoire du
bouddhisme, puisque cohabitent dans notre pays toutes les
tendances de ce culte.
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Question N° : 38638 de M. Vanneste Christian ( Union pour un
Mouvement Populaire - Nord ) QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 23/12/2008 page : 11061
Rubrique : mort
Tête d'analyse : cimetières
Analyse : profanation. lutte et prévention
Texte de la QUESTION : M. Christian Vanneste attire
l'attention de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et
des collectivités territoriales concernant la surveillance des
tombes funéraires
. Il
se demande s'il ne serait pas possible de mettre en place un système
de protection plus renforcé, notamment par la présence de maîtres-chiens.
Aussi, il aimerait connaître la législation en la matière et
savoir si une réforme est actuellement envisagée.
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Question N° : 33134 de M. Ciotti Éric ( Union pour un Mouvement
Populaire - Alpes-Maritimes ) QE
Ministère interrogé : Justice
Ministère attributaire : Justice
Question publiée au JO le : 21/10/2008 page : 8957
Réponse publiée au JO le : 23/12/2008 page : 11181
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : sectes
Analyse : rapport. propositions
Texte de la QUESTION : M. Éric Ciotti interroge Mme la garde
des sceaux, ministre de la justice, sur la proposition formulée
dans le rapport remis par M. Georges Fenech au Premier ministre
intitulé « La justice face aux dérives sectaires
»
consistant à instituer au sein des directions régionales de la
protection judiciaire de la jeunesse un correspondant dérives
sectaires. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer son
sentiment sur cette proposition et le cas échéant les délais de
mise en oeuvre de cette mesure.
Texte de la REPONSE : L'honorable parlementaire a bien
voulu appeler l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de
la justice, sur la proposition émise par M. Fenech d'instituer un
correspondant dérives sectaires au sein des directions interrégionales
de la protection judiciaire de la jeunesse. Cette préconisation
est de nature à compléter utilement la circulaire du 1er décembre
1998, par laquelle le ministère de la Justice avait institué au
sein de chaque parquet général un magistrat référent chargé
de coordonner au plan régional l'identification et le traitement
judiciaire des dérives sectaires
.
Elle répond par ailleurs aux conclusions du rapport du 12 décembre
2006 fait au nom de la commission d'enquête parlementaire
relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et
aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et
mentale des mineurs, qui soulignait que les dispositifs juridiques
et administratifs existants demandaient à être complétés pour
assurer aux mineurs victimes d'une organisation sectaire une réelle
protection. La désignation d'interlocuteurs privilégiés des
parquets spécialisés et des cellules de vigilance au sein des
directions interrégionales de la direction de la protection
judiciaire de la jeunesse constitue enfin une amélioration concrète
du dispositif de protection de l'enfance et de prévention de la délinquance,
dont la mise en oeuvre est programmée avant la fin de l'année
2008.
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