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Mise
à jour : mercredi 15 octobre 2008
Avril
2008
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Question N° : 15145 de Mme Bousquet Danielle(Socialiste,
radical, citoyen et divers gauche - Côtes-d'Armor) QE Ministère
interrogé : Justice
Ministère attributaire : Justice
Question publiée au JO le : 22/01/2008 page : 450
Réponse publiée au JO le : 29/04/2008 page : 3667
Rubrique : système pénitentiaire
Tête d'analyse : établissements
Analyse : aumôniers
.
effectifs de personnel
Texte de la QUESTION : Mme Danielle Bousquet attire
l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice,
sur la situation des aumôniers
dans
les prisons françaises. En effet, la population carcérale
augmente de façon alarmante. Au 1er novembre 2007, 61 763
personnes étaient incarcérées en France, soit une augmentation
de 1,1 % par rapport au mois précédent. Mais aucune création de
poste d'aumôniers dans les prisons ne semble envisagée.
Pourtant, les aumôniers des prisons inscrivent leur action dans
le cadre de la loi du 9 décembre 1905 qui dispose, dans son
premier article, que la République garantit le libre exercice des
cultes. La liberté de recevoir une assistance spirituelle et de
pratiquer une religion pour les détenus qui le souhaitent est
donc une expression majeure de la liberté de conscience. Les aumôniers
représentent, par leur présence et leur travail, un espace de
spiritualité, loin des dérives prosélytes et radicales incontrôlées.
Elle lui demande donc d'indiquer à la représentation nationale
quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour les aumôniers
dans les prisons, afin d'y favoriser une pratique religieuse tolérante
et s'inscrivant dans les lois de la République.
Texte de la REPONSE : La garde des sceaux, ministre
de la justice, informe l'honorable parlementaire qu'une attention
particulière est portée à la liberté de pratiquer une religion
et de recevoir une assistance spirituelle en prison
.
Cette dimension a été prise en compte par un ensemble de mesures
d'aménagement de l'exercice du culte prises par l'administration
pénitentiaire : formations d'appui et d'accueil des nouveaux aumôniers
mises en place dans les directions interrégionales pour permettre
aux aumôniers de tous les cultes d'avoir des repères clarifiés
sur leur exercice en milieu pénitentiaire ; réglementation de
l'exercice du culte musulman. En effet, celui-ci, du fait d'une
implantation plus récente en milieu pénitentiaire nécessitait
des aménagements (objets de culte autorisés en prison, port des
vêtements religieux, organisation des prières collectives et des
fêtes religieuses
,
utilisation des tapis de prières...) ; désignation de
correspondants pour les cultes en directions interrégionales,
pour permettre une plus grande dynamique et faciliter le relais
avec l'administration pour les aumôniers régionaux ;
concertation accrue avec les aumôniers nationaux sur la gestion
et la répartition de leurs ressources : ceux-ci sont régulièrement
consultés sur cette question et sur celle de l'exercice du culte
en détention par le directeur de l'administration pénitentiaire
; modernisation du statut des aumôniers rémunérés. En outre,
comme l'honorable parlementaire l'indique, la mise en place de
l'exercice des cultes en milieu pénitentiaire résulte
directement de la loi de séparation des églises et de l'État de
1905, et du deuxième alinéa de l'article 2 de cette loi : «
Pourront, toutefois, être inscrites auxdits budgets les dépenses
relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le
libre exercice des cultes dans les établissements publics tels
que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons ».
L'administration pénitentiaire doit donc permettre l'exercice du
culte des personnes qui lui sont confiées par la justice.
L'action de l'administration doit toutefois s'inscrire dans le
respect des grands principes de neutralité et d'égalité. Deux
dispositifs répondent à cette exigence : un recueil des demandes
cultuelles des personnes détenues, recueil totalement anonyme,
qui permet de corréler le recrutement des aumôniers aux besoins
exprimés par les personnes détenues. Ce dispositif permettra
progressivement de mieux répartir les ressources d'aumônerie. À
cet égard, un amendement parlementaire a été voté lors des débats
sur le budget de la justice 2008, et sa répartition a permis de
mieux équilibrer le recrutement d'aumôniers au profit du culte
musulman, encore déficitaire dans les établissements pénitentiaires
: la mise en place de salles polycultuelles en détention dont
l'objectif est d'offrir à tous les cultes sans distinction un
lieu de célébration des offices, dans des conditions identiques
de respect et d'accès pour personnes détenues. Ce lieu, identifié
et aménagé, permet aux aumôniers des différents cultes de répartir
l'usage de la salle polycultuelle
en
accord avec le chef d'établissement. En outre, l'utilisation d'un
local partagé entre les différentes religions invite la
population pénale à ne pas vivre le fait religieux
en
termes de rivalité des religions entre elles, mais de respect réciproque
de la liberté de conscience et de religion auquel chacun a droit.
Enfin, le projet de loi pénitentiaire permettra à la représentation
nationale de reconnaître formellement le principe de la liberté
de culte des personnes détenues.
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Question
N° : 22019 de M. Perrut Bernard(Union pour un Mouvement
Populaire - Rhône) QE
Ministère
interrogé : Culture et communication
Ministère attributaire : Culture et communication
Question publiée au JO le : 29/04/2008 page : 3579
Rubrique : patrimoine culturel
Tête d'analyse : églises rurales
Analyse : conservation. aides de l'État
Texte de la QUESTION
: M. Bernard Perrut attire l'attention de Mme la ministre de
la culture et de la communication sur les difficultés rencontrées
par les communes, notamment dans le milieu rural, pour assurer le
bon état du patrimoine architectural et historique dont elles ont
la charge sans avoir les moyens financiers nécessaires. En
particulier, des églises ou des édifices religieux divers sont
menacés de destruction surtout lorsqu'ils ne sont plus affectés
à ce service auprès de la population. Il lui demande quelles
mesures peuvent être prises pour aider à assurer la restauration
d'un patrimoine parfois très ancien qui est un élément de
l'histoire de notre pays.
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Question N° : 22206 de Mme Zimmermann Marie-Jo(Union pour
un Mouvement Populaire - Moselle) QE
Ministère interrogé : Économie, industrie et emploi
Ministère attributaire : Économie, industrie et emploi
Question publiée au JO le : 29/04/2008 page : 3596
Rubrique : TVA
Tête d'analyse : taux
Analyse : pompes funèbres
Texte de la QUESTION : Mme Marie-Jo Zimmermann attire
l'attention de Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et
de l'emploi sur le fait que dans la plupart des pays européens,
les frais d'obsèques bénéficient d'un taux de TVA réduit, ce
qui correspond d'ailleurs à une directive de l'Union européenne.
Elle souhaiterait qu'il lui indique pour quelle raison les
pouvoirs publics persistent à refuser d'assujettir la plupart des
prestations funéraires
à
un taux réduit de TVA d'autant qu'en cas de décès, les familles
sont souvent confrontées à des difficultés matérielles
importantes.
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Question N° : 19843 de M. Cazeneuve Bernard(Socialiste, radical,
citoyen et divers gauche - Manche) QE
Ministère interrogé : Premier ministre
Ministère attributaire : Premier ministre
Question publiée au JO le : 01/04/2008 page : 2770
Réponse publiée au JO le : 22/04/2008 page : 3429
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : mission interministérielle de vigilance et de
lutte contre les dérives sectaires
Analyse : fonctionnement. bilan et perspectives
Texte de la QUESTION : M. Bernard Cazeneuve attire l'attention de
M. le Premier ministre sur les craintes exprimées en matière de
dérives sectaires
. Un
certain nombre d'associations ont exprimé leur profond
attachement à la Mission interministérielle de vigilance et de
lutte contre les dérives sectaires (Miviludes
) qui
existe depuis 2002. Elles expriment aujourd'hui leur peur de voir
cette structure disparaître au profit d'une entité unique de défense
de tous les droits. Il rappelle que l'État doit continuer à
exercer, via la Miviludes, une vigilance constante sur les
agissements sectaires et favoriser la coordination des actions de
prévention. Enfin, l'action de la Miviludes permet d'appréhender
le phénomène sectaire dans son ensemble, à un moment où les
plaintes des victimes nous montrent qu'il ne se limite plus à la
sphère religieuse mais touche de plus en plus le secteur de la
santé, du développement personnel, des actions humanitaires ou
encore les activités éducatives, sportives et culturelles. En
conséquence, il souhaite lui demander quel est l'avenir de la
Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte
contre les dérives sectaires) et quelles mesures pourraient être
adoptées pour améliorer et encourager son action.
Texte de la REPONSE : Le Premier ministre a eu l'occasion
de réaffirmer récemment l'intérêt s'attachant au maintien,
voire au renforcement, de la mission interministérielle de
vigilance et de lutte contre les dérives sectaires
et
à l'accomplissement de ses missions. Aucune disposition du décret
n° 2002-1392 du 28 novembre 2002 n'implique en effet que cette
vigilance doive se limiter à la sphère religieuse.
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Question N° : 21443 de M. Morisset Jean-Marie(Union pour un
Mouvement Populaire - Deux-Sèvres) QE
Ministère interrogé : Premier ministre
Ministère attributaire : Premier ministre
Question publiée au JO le : 22/04/2008 page : 3348
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : mission interministérielle de vigilance et de
lutte contre les dérives sectaires
Analyse : fonctionnement. bilan et perspectives
Texte de la QUESTION : M. Jean-Marie Morisset attire
l'attention de M. le Premier ministre sur l'avenir de la Mission
de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires
(Miviludes
).
Cette mission est notamment chargée d'observer et d'analyser le
phénomène des mouvements à caractère sectaire dont les
agissements sont attentatoires aux droits de l'homme et aux libertés
fondamentales ; de favoriser, dans le respect des libertés
publiques, la coordination de l'action préventive et répressive
des pouvoirs publics à l'encontre de ces agissements ; de développer
l'échange des informations entre les services publics sur les
pratiques administratives dans le domaine de la lutte contre les dérives
sectaires ; et de contribuer à l'information et à la formation
des agents publics dans ce domaine. En présentant le rapport 2007
de la Miviludes son président, Jean-Michel Roulet, a estimé
qu'il fallait "revoir, à la lumière de l'évolution du
paysage sectaire, ses attributions : il faut lui donner les moyens
d'aller plus loin dans l'investigation et multiplier les
formations des fonctionnaires d'État et des collectivités
locales". Aussi, il lui demande de bien vouloir lui préciser
ses intentions en la matière et les mesures qui pourraient être
envisagées afin de soutenir et renforcer l'action de la
Miviludes.
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Question N° : 17561 de Mme Zimmermann Marie-Jo(Union pour un
Mouvement Populaire - Moselle) QE
Ministère
interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 26/02/2008 page : 1545
Réponse publiée au JO le : 22/04/2008 page : 3491
Rubrique : cultes
Tête d'analyse : lieux de culte
Analyse : définition. conséquences. Alsace-Moselle
Texte de la QUESTION : Mme Marie-Jo Zimmermann attire l'attention
de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des
collectivités territoriales sur le fait qu'en Alsace-Moselle
,
certains cultes sont reconnus et que d'autres ne le sont pas. Or,
dans le reste de la France, les édifices cultuels sont dispensés
du paiement de la taxe foncière sur les propriétés bâties.
Elle souhaiterait savoir si en Alsace-Moselle, n'importe quel
culte non reconnu
peut
également bénéficier de cette exonération. Si oui, elle
souhaiterait également savoir si des critères précis sont fixés
pour la notion de culte non reconnu et si oui, elle souhaiterait
qu'elle lui indique sur quelle base un courant d'idées peut être
considéré comme étant un culte non reconnu.
Texte de la REPONSE : En application de l'article 1382 4°
du code général des impôts, les édifices consacrés à un
culte non reconnu
en
Alsace-Moselle
sont
exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties dès
lors qu'ils appartiennent à des associations ayant pour objet
exclusif l'exercice d'un culte non reconnu, ce qui implique que
pour bénéficier de cette exonération les associations en cause
ne peuvent mener que des activités en relation avec cet objet
telles que l'acquisition, la location, la construction, l'aménagement
et l'entretien des édifices servant au culte ainsi que la
formation des ministres et autres personnes concourant à
l'exercice du culte. Par exercice du culte, il faut entendre
conformément aux termes de l'avis rendu sur cette question par le
Conseil d'État le 24 octobre 1997 « la célébration de cérémonies
organisées en vue de l'accomplissement, par des personnes réunies
par une même croyance religieuse, de certains rites ou de
certaines pratiques ».
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Question N° : 17733 de M. Le Déaut Jean-Yves(Socialiste,
radical, citoyen et divers gauche - Meurthe-et-Moselle) QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 26/02/2008 page : 1546
Réponse publiée au JO le : 22/04/2008 page : 3491
Rubrique : mort
Tête d'analyse : funérailles
Analyse : locaux. mise à disposition
Texte de la QUESTION : M. Jean-Yves Le Déaut attire
l'attention de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et
des collectivités territoriales sur la situation des familles
souhaitant honorer leurs disparus en dehors de tout lieu de culte.
Depuis la Troisième République, ce sont les communes qui
assurent le service extérieur des pompes funèbres
et
ce directement ou par délégation de service public par les
termes de l'article L. 2223-19 du code général des collectivités
territoriales (CGCT). Cette mission a été modifiée en 1993 par
le droit européen au nom du principe de la «concurrence libre et
non faussée» et peut désormais être assurée par toute autre
entreprise ou association bénéficiaire de l'habilitation prévue
à l'article L. 362-2-1. Les prestations constitutives du service
extérieur des pompes funèbres ne comprennent pas la mise à
disposition gratuite de locaux municipaux décents permettant aux
familles et aux proches du défunt, notamment à ceux dont le
disparu souhaite l'organisation d'obsèques civiles
, de
se réunir dignement. En effet, les possibilités de rendre
hommage aux défunts en dehors des lieux de culte, des salles funéraires
des hôpitaux et des crématoriums, paraissent inexistantes.
Certain de son attachement à la laïcité, il lui demande ce
qu'elle compte mettre en oeuvre pour garantir, pour ceux qui en
font le choix, des obsèques civiles dans des conditions dignes et
respectant l'intimité. Il lui demande d'examiner avec diligence
la possibilité de mettre à disposition gratuite pour les
familles qui le souhaitent, des locaux municipaux leur permettant
de se réunir pour honorer la mémoire des défunts.
Texte de la REPONSE : Face à la demande de nos
compatriotes d'organiser des cérémonies civiles permettant
d'assurer un moment de recueillement auprès du défunt, même en
l'absence de cérémonies religieuses, les communes disposent,
d'une manière générale, de la faculté de mettre une salle
communale à disposition des administrés dans le cadre d'une
occupation temporaire du domaine public. L'attribution de cette
salle relève néanmoins de la seule appréciation de la commune.
Même si l'occupation privative du domaine public communal est
soumise à un principe général de non-gratuité, le montant
demandé aux particuliers dans ce cas de figure pourrait être
minimal, voire symbolique. Par ailleurs, la loi n° 2007-1787 du
20 décembre 2007 relative à la simplification du droit modifie
le code général de la propriété des personnes publiques et
laisse au conseil municipal la possibilité de délivrer
gratuitement une autorisation d'occupation ou d'utilisation du
domaine public communal lorsque celle-ci ne présente pas un
caractère commercial pour le bénéficiaire de l'autorisation.
Cette disposition pourrait être susceptible de fournir un cadre
juridique permettant la mise à disposition, à titre gratuit, de
salle par les communes en vue d'obsèques civiles
.
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Question N° : 21626 de M. Tourtelier Philippe(Socialiste,
radical, citoyen et divers gauche - Ille-et-Vilaine) QE
Ministère interrogé : Travail, relations sociales, famille et
solidarité
Ministère attributaire : Travail, relations sociales, famille et
solidarité
Question publiée au JO le : 22/04/2008 page : 3413
Rubrique : retraites : régimes autonomes et spéciaux
Tête d'analyse : cultes : montant des pensions
Analyse : perspectives
Texte de la QUESTION : M. Philippe Tourtelier attire
l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales,
de la famille et de la solidarité sur la situation des anciens
ministres du culte et anciens membres des collectivités
religieuses (AMC). Ces anciens prêtres, religieux et religieuses,
perçoivent pour une carrière complète, une retraite dérisoire
d'environ 353 euros par mois, de la Caisse d'assurance vieillesse
invalidité et maladie des cultes (CAVIMAC
).
Cette situation place souvent ces personnes âgées dans un état
de détresse financière. Ces dernières années des
parlementaires toutes tendances confondues ont plusieurs fois
souligné la nécessité d'une revalorisation progressive du
montant de la pension servie par la CAVIMAC. En effet la spécificité
des AMC et la particularité de leur régime de retraite font que
leur situation est délicate. Les droits qui leur ont été ouvert
s'avèrent insuffisants, en particulier pour ceux et celles dont
la « carrière », tous régimes confondus, est constitué
principalement de périodes dites cultuelles, antérieures au 1 er
janvier 1979, qui relèvent de la loi n° 78-4 du 2 janvier 1978
instituant le régime des cultes dans le cadre de la généralisation
de la protection sociale. Il leur a été impossible de se
constituer une retraite décente à partir d'une activité
professionnelle, salariée ou non, postérieurement à leur période
d'engagement religieux. Ceci est d'autant moins acceptable que
depuis la réforme issue de la loi de financement de la sécurité
sociale pour 2006 (n° 2005-1579 du 19 décembre 2005), le calcul
des nouvelles pensions vieillesse CAVIMAC a été aligné sur
celui des prestations de l'assurance vieillesse du régime général.
De plus, ces pensionnés du régime CAVIMAC ne bénéficient pas
de droits à retraite complémentaire. En effet, selon les
dispositions de l'article L. 921-1, alinéa premier du code de la
sécurité sociale, révisées à l'issue de la LFSS pour 2006,
l'affiliation obligatoire à un régime de retraite complémentaire
obligatoire est réservée «aux personnes mentionnées à
l'article L. 382-15 qui bénéficient d'un revenu d'activité perçu
individuellement». Il ne peut se satisfaire de la réponse apportée
au Sénat le 6 décembre 2007 à M. Cazalet (Question orale n °
122). Si le ministre convient de la réalité de la situation dénoncée,
il laisse planer un doute sur une volonté d'apporter une réponse
satisfaisante. Le raisonnement selon lequel les périodes antérieures
au 1 er janvier 1979 ne peuvent pas être prises en compte pour
les porter au niveau du minimum contributif de droit commun, car
elles n'auraient pas donné lieu au paiement de cotisations à un
régime de sécurité sociale des intéressés, est notamment
contesté. Ainsi, le Professeur Coursier, maître de conférences
à la Faculté de droit de Montpellier et Directeur du Master
Droit de la Protection Sociale (La Gazette du Palais du 22 février
2008) remarque qu'il est faux d'affirmer que les ministres du
culte et les membres de congrégations religieuses n'ont pas cotisé
avant 1979 alors qu'ils relevaient, à titre obligatoire, de
caisses mises en place, à titre interne, par l'Église catholique
dont les actifs ont été repris lors de la création du régime
de sécurité sociale issu de la loi du 2 janvier 1978. Il développe
également d'autres observations en faveur des revendications énoncées,
allant à l'encontre de la réponse ministérielle. Par conséquent,
afin d'éviter de laisser ces anciens ministres des cultes et
anciens membres des congrégations et communautés religieuses
dans des difficultés financières, il lui demande de réexaminer
ce dossier et de proposer une réforme visant à permettre une révision
de leurs droits à retraite par l'octroi d'un complément de
droits à caractère contributif, c'est-à-dire proportionnel aux
nombre de trimestres cotisés auprès du régime CAVIMAC ou
assimilés comme tels.
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Question N° : 20363 de M. Dumas William(Socialiste, radical,
citoyen et divers gauche - Gard) QE
Ministère
interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 08/04/2008 page : 2970
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : mission interministérielle de vigilance et de
lutte contre les dérives sectaires
Analyse : fonctionnement. bilan et perspectives
Texte de la QUESTION : M. William Dumas attire l'attention
de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des
collectivités territoriales sur l'avenir de la mission
interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives
sectaires
. Des
déclarations lors de sa visite pontificale célébrant les mérites
soit disant supérieurs du prélat sur l'instituteur, en passant
par Riyad où il a mis les valeurs religieuses en avant avec la même
verve, le président d'une République laïque préparerait à présent,
selon les déclarations de sa directrice de cabinet, une refonte
de la loi de 1905. Ses principaux objectifs seraient « d'élargir
la notion d'association cultuelle ». Dans ce contexte, il est bon
de rappeler que les dérives sectaires ne se limitent pas à la
seule sphère religieuse ; plus de la moitié des cas concernent
le secteur de la santé, du développement personnel, des actions
humanitaires, des activités sportives, éducatives et
culturelles. En conséquence, il lui demande quelles sont les
intentions du Gouvernement concernant l'avenir de la mission
interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives
sectaires.
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Question N° : 20476 de M. Martin Philippe Armand(Union pour un
Mouvement Populaire - Marne) QE
Ministère interrogé : Culture et communication
Ministère attributaire : Culture et communication
Question publiée au JO le : 08/04/2008 page : 2939
Rubrique : patrimoine culturel
Tête d'analyse : églises rurales
Analyse : conservation. aides de l'État
Texte de la QUESTION : M. Philippe Armand Martin attire
l'attention de Mme la ministre de la culture et de la
communication sur la dégradation du patrimoine architectural et
historique des communes rurales. Ces dernières sont nombreuses à
posséder des monuments culturels et religieux qui participent à
l'identité et à la richesse de l'histoire de notre pays. Aussi
convient-il de relever que les communes ont en charge leur
entretien et ce alors même qu'elles ne disposent de moyens
financiers que très limités pour en assurer leur sauvegarde.
Concernant plus particulièrement le patrimoine religieux,
certaines études ont chiffré à près de 2 800 églises en péril,
dont plusieurs dans le département de la Marne. En conséquence,
il lui demande de bien vouloir lui faire connaître les mesures
qu'elle entend prendre pour aider les communes rurales à
maintenir en état leur patrimoine.
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Question N° : 19841 de M. Kucheida Jean-Pierre(Socialiste,
radical, citoyen et divers gauche - Pas-de-Calais) QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 01/04/2008 page : 2802
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : mission interministérielle de vigilance et de
lutte contre les dérives sectaires
Analyse : fonctionnement. bilan et perspectives
Texte de la QUESTION : M. Jean-Pierre Kucheida attire
l'attention de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et
des collectivités territoriales sur l'annonce de la suppression
de la Miviludes
(Mission
interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives
sectaires
). Le
Gouvernement, au nom d'une lecture stricte et tronquée de la loi
de 1905 portant séparation des églises et de l'État, entend
garantir une liberté cultuelle absolue qui menace de profiter au
lobbying sectaire. Or, «la question sectaire nécessite qu'une
structure officielle très spécialisée puisse en étudier les
mutations dans l'objectif de faire de la prévention sur les mécanismes
sectaires, à destination des citoyens de notre pays», ce qui
correspond précisément aux responsabilités de la Miviludes. Les
associations de défense des victimes des sectes s'inquiètent de
la disparition de la Miviludes, ou de la restriction de son
mandat, dont la capacité préventive est bien plus efficace que
la seule alternative répressive qui semble se dessiner
aujourd'hui. Il ne faut en aucun cas céder aux sirènes financières
des sectes qui s'efforcent de la sorte d'obtenir une honorabilité
au sein de notre société. N'oublions pas que l'argent qu'elles
utilisent pour parvenir à une reconnaissance religieuse n'est
autre que celui qu'elles extorquent aux personnes fragiles, désorientées
voire parfois désespérées. Cet argent amassé à force de
manipulation n'honore en aucun cas la cause ou l'idéal métaphysique
défendu par ces organisations. Il met en péril la vie et la
survie des «disciples» enrôlés dans une enceinte qui abuse de
leur faiblesse et en fait un fond de commerce particulièrement
lucratif. La France ne peut se satisfaire d'une simple alternative
répressive et policière dans la lutte contre les dérives
sectaires. La Miviludes s'est attelée à la tâche qui est la
sienne et qui doit le demeurer : apporter un éclairage objectif
et complet sur les activités des sectes afin d'en prévenir les dérives.
En conséquence, il lui demande de prolonger ses activités, car
elle agit pour la préservation d'un droit fondamental que la
Constitution garantit à chaque citoyen : la sûreté et la sécurité
des personnes et des biens.
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Question N° : 19843 de M. Cazeneuve Bernard(Socialiste, radical,
citoyen et divers gauche - Manche) QE
Ministère
interrogé : Premier ministre
Ministère attributaire : Premier ministre
Question publiée au JO le : 01/04/2008 page : 2770
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : mission interministérielle de vigilance et de
lutte contre les dérives sectaires
Analyse : fonctionnement. bilan et perspectives
Texte de la QUESTION : M. Bernard Cazeneuve attire
l'attention de M. le Premier ministre sur les craintes exprimées
en matière de dérives sectaires
. Un
certain nombre d'associations ont exprimé leur profond
attachement à la Mission interministérielle de vigilance et de
lutte contre les dérives sectaires (Miviludes
) qui
existe depuis 2002. Elles expriment aujourd'hui leur peur de voir
cette structure disparaître au profit d'une entité unique de défense
de tous les droits. Il rappelle que l'État doit continuer à
exercer, via la Miviludes, une vigilance constante sur les
agissements sectaires et favoriser la coordination des actions de
prévention. Enfin, l'action de la Miviludes permet d'appréhender
le phénomène sectaire dans son ensemble, à un moment où les
plaintes des victimes nous montrent qu'il ne se limite plus à la
sphère religieuse mais touche de plus en plus le secteur de la
santé, du développement personnel, des actions humanitaires ou
encore les activités éducatives, sportives et culturelles. En
conséquence, il souhaite lui demander quel est l'avenir de la
Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte
contre les dérives sectaires) et quelles mesures pourraient être
adoptées pour améliorer et encourager son action
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Question N° : 19844 de M. Raimbourg Dominique(Socialiste,
radical, citoyen et divers gauche - Loire-Atlantique) QE
Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 01/04/2008 page : 2803
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : mission interministérielle de vigilance et de
lutte contre les dérives sectaires
Analyse : fonctionnement. bilan et perspectives
Texte de la QUESTION : M. Dominique Raimbourg appelle
l'attention de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et
des collectivités territoriales sur l'avenir de la Mission de
vigilance et de lutte contre les dérives sectaires
(Miviludes
).
Les dérives sectaires ne se limitent pas à la sphère
religieuse. On constate qu'elles relèvent aussi largement des
domaines de la santé, du développement personnel, de la
formation en entreprise, de la science, de la culture, etc. La
lutte contre les sectes ne doit pas être attentatoire à la
liberté de conscience, mais au nom de cette liberté de
conscience, il est aussi inadmissible que des groupes nuisent aux
libertés individuelles et publiques. En conséquence, il lui
demande de préciser ses intentions dans ce domaine, et les
orientations qu'elle compte prendre dans la lutte contre les dérives
sectaires.
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Question N° : 19845 de Mme Besse Véronique(Députés
n'appartenant à aucun groupe - Vendée) QE
Ministère
interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales
Ministère attributaire : Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales
Question publiée au JO le : 01/04/2008 page : 2803
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : mission interministérielle de vigilance et de
lutte contre les dérives sectaires
Analyse : fonctionnement. bilan et perspectives
Texte de la QUESTION : Mme Véronique Besse attire
l'attention de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et
des collectivités territoriales sur la mission interministérielle
de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires
(Miviludes
). En
effet, malgré la prise de conscience de ce problème de société,
grâce auquel un certain nombre de solutions ont pu être apportées,
les dérives sectaires ne se limitent pas à la sphère religieuse
même si cette dernière lui sert souvent de masque. Aujourd'hui,
le phénomène sectaire relève aussi largement des domaines de la
santé, du développement personnel, de la formation en
entreprise, et de la science et de la culture. L'État doit mener
une politique de vigilance et de prévention par la voie de la
Miviludes qui doit continuer à exercer une vigilance constante
sur les agissements sectaires. Elle lui demande quelles mesures
pourraient être adoptées pour améliorer l'action de la
Miviludes.
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