|
Mise
à jour : mardi 26 octobre 2010
Aôut
2010
|
óóó
|
|
|
|
Question
N° : 86149 de M. Éric Raoult ( Union pour un Mouvement Populaire
- Seine-Saint-Denis ) Question écrite
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales Ministère attributaire > Intérieur, outre-mer
et collectivités territoriales
Rubrique > gens du voyage Tête d'analyse > stationnement
Analyse > réglementation
Question publiée au JO le : 10/08/2010 page : 8685
Texte de la question
M. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur,
de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur le problème
du stationnement des gens du voyage pour leur pèlerinage
d'été.
En effet, si la législation a essayé de trouver une solution
pour l'hébergement de groupes réduits de caravanes durant
l'hiver, ce n'est pas le cas pour les grands pèlerinages
religieux, notamment des missions évangéliques qui rassemblent
sur des tracés précis, plusieurs centaines de caravanes. Ces
grands rassemblements réclament des terrains très importants
dont ne disposent pas toujours les collectivités locales traversées
par ces pèlerinages souvent durant l'été, avant les grandes fêtes
évangéliques. Dès lors, il conviendrait de différencier ces hébergements
et ces stationnements, afin de trouver des solutions différentes.
Il lui demande donc de lui indiquer sa position sur ces remarques
et les pistes de solution qu'il compte avancer face à cette
situation.
|
|
óóó
|
|
|
|
Question N° : 81783 de M. Éric Raoult ( Union pour un Mouvement
Populaire - Seine-Saint-Denis ) Question écrite
Ministère interrogé > Affaires européennes Ministère
attributaire > Affaires européennes
Rubrique > femmes Tête d'analyse > droits de l'homme et
libertés publiques Analyse > port du voile
intégral.
politiques communautaires. perspectives
Question publiée au JO le : 22/06/2010 page : 6781
Réponse publiée au JO le : 10/08/2010 page : 8722
Texte de la question
M. Éric Raoult attire l'attention de M. le secrétaire d'État
chargé des affaires européennes sur l'intérêt que présenterait
une réglementation européenne sur le port du voile intégral
dans
l'espace public
. En
effet, ce dossier qui est apparu dans plusieurs pays de l'Union
depuis moins d'une dizaine d'années, voire seulement 5 à 6 ans,
semble entrer dans le débat public, voire parfois dans la polémique
sur l'intégration et la place de cette pratique ancestrale de
certaines sociétés. Le port du voile s'il est accepté sans
aucune difficulté, du fait des sources de son passé colonial, il
n'en est pas de même pour la Belgique, la Hollande, l'Italie
,
l'Espagne et la France. Dans plusieurs de ces pays, il semblerait
que cette pratique ne soit pas acceptée par une large majorité
de la population, non pour des raisons d'ostracisme religieux ou
d'islamophobie, mais d'incompréhension de ce phénomène, qui
peut apparaître parfois, comme un pratique quasi sectaire. Les débats
sont souvent vifs et manquent parfois de cohérence, alors même
qu'il s'agit de tests intégristes à l'égard de sociétés démocratiques.
Face à ce défi qui paraît véritablement coordonné, autant que
manipulé, par des réseaux intégristes, il pourrait donc être
utile et intéressant que les dirigeants européens puissent
engager une réflexion et une action commune sur ce dossier du
voile intégral. Cette proposition d'initiative pourrait donner
l'occasion à une rencontre européenne de juriste et d'élus que
la France pourrait accueillir dans les prochains mois et ce sous
l'égide du secrétariat d'État aux affaires européennes. Il lui
demande donc s'il compte répondre à cette suggestion.
Texte de la réponse
Le secrétaire d'État chargé des affaires européennes rappelle
à l'honorable parlementaire que certains États membres
envisagent d'adopter des mesures sur le port du voile
intégral.
En début d'année, le secrétaire d'État chargé des affaires
européennes a réalisé un travail comparatif sur les initiatives
nationales sur le port du voile intégral
dans
les États membres de l'Union européenne. Il ressort notamment de
ce travail que ces initiatives nationales répondent à des
motivations diverses, tenant compte des circonstances locales
propres à chaque État membre. Ces initiatives relèvent, pour
cette raison, de la subsidiarité et doivent rester par conséquent,
au coeur de la compétence des parlements nationaux. Dans ce
contexte, une initiative législative au niveau européen paraît
difficile. Outre que des partenaires ont indiqué ne pas y être
favorables, il n'existe pas de base dans les traités européens
susceptible de servir de fondement à une telle proposition européenne,
et à même de couvrir la question dans tous ses aspects :
protection des personnes, droits de la femme, lutte contre l'intégrisme.
Pour cette raison, la commissaire en charge des affaires intérieures,
Mme Cécilia Malmström, a rappelé le 28 juin 2010 que la
Commission n'était pas favorable à une « loi européenne sur la
burqa
car
cette décision relève des gouvernements ».
|
|
óóó
|
|
|
|
Question N° : 79763 de M. Francis Saint-Léger ( Union pour un
Mouvement Populaire - Lozère ) Question écrite
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales Ministère attributaire > Intérieur, outre-mer
et collectivités territoriales
Rubrique > mort Tête d'analyse > cimetières Analyse >
profanation. lutte et prévention
Question publiée au JO le : 01/06/2010 page : 5993
Réponse publiée au JO le : 10/08/2010 page : 8879
Texte de la question
M. Francis Saint-Léger attire l'attention de M. le ministre de
l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales
sur la lutte contre les profanations de sépultures
. Il
désire connaître les mesures qu'il entend mettre en oeuvre afin
de renforcer cette lutte.
Texte de la réponse
Les dégradations de sépultures
,
comme les autres atteintes aux lieux de culte
,
sont contraires aux principes de respect de la dignité de la
personne humaine et de liberté de culte. Ces actes, imbéciles et
barbares, sont une insulte aux croyants et une offense à
l'ensemble de la communauté nationale. Ils sont combattus avec la
plus grande fermeté et avec une détermination sans faille. Le 13
décembre 2009, le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des
collectivités territoriales a eu l'occasion, lorsqu'il a reçu le
prix de la lutte contre le racisme et contre l'antisémitisme, de
redire son attachement à la tolérance et sa détermination à
lutter sans relâche contre toutes les formes de racisme, de xénophobie
et d'antisémitisme. À plusieurs reprises, comme par exemple après
les profanations de stèles au cimetière juif de Cronenbourg, du
carré militaire
du
cimetière Saint-Lazare de Tarascon où reposaient des soldats
musulmans morts pour la France, et récemment d'un carré musulman
à
Strasbourg, le ministre a redit solennellement sa consternation et
son indignation, ainsi que sa totale détermination à faire
respecter la légalité et les valeurs républicaines. Il a réaffirmé
que la condamnation morale et la sanction pénale constituaient
les seules réponses possibles. Afin de prévenir la commission de
tels actes, de nombreuses actions sont conduites tout au long de
l'année, au plan local, par les services de police et de
gendarmerie. Elles sont menées en étroite coordination avec les
responsables religieux et les élus locaux, notamment dans le
cadre des conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance.
Des surveillances ponctuelles et aléatoires des lieux de culte
sont organisées par les forces de sécurité et, à l'occasion
des principales fêtes religieuses, des dispositifs importants de
sécurité sont mis en oeuvre par les forces de sécurité. Les
communes ont un rôle important à jouer, puisque la surveillance
des cimetières et des lieux de sépulture incombe au maire, en
application du code général des collectivités territoriales. Il
appartient ainsi à chaque commune de prendre les mesures nécessaires
pour assurer la sécurité des cimetières et prévenir tout acte
de malveillance (recours à un garde-champêtre ou à un policier
municipal, mise en place d'un dispositif de vidéo protection,
etc.). Le ministre de l'intérieur a donné les instructions les
plus fermes pour que, chaque fois que de tels actes se produisent,
tout soit mis en oeuvre pour en identifier et en interpeller les
auteurs afin de les déférer à la justice, et par ailleurs nommé
un préfet coordonnateur de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme.
Des enquêtes systématiques sont diligentées pour chacune des
infractions commises et tous les moyens modernes de police
technique et scientifique sont mis en oeuvre. C'est ainsi que 143
personnes, auteurs présumés de tels actes, ont été interpellées
et déférées à la justice en 2009.
|
|
óóó
|
|
|
|
Question N° : 70813 de M. Philippe Folliot ( Nouveau Centre -
Tarn ) Question écrite
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales Ministère attributaire > Intérieur, outre-mer
et collectivités territoriales
Rubrique > ministères et secrétariats d'État Tête d'analyse
> intérieur, outre-mer et collectivités territoriales :
structures administratives Analyse > bureau central des cultes.
missions
Question publiée au JO le : 09/02/2010 page : 1284
Réponse publiée au JO le : 10/08/2010 page : 8859
Texte de la question
M. Philippe Folliot attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur,
de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur le ministère
des cultes. Il lui demande de lui préciser le contenu des
missions confiées à ce dernier.
Texte de la réponse
Sous le régime concordataire
instauré
par la loi du 18 germinal an X (8 avril 1802), quatre cultes
(culte catholique, culte protestant luthérien, culte protestant réformé
et culte israélite) étaient reconnus, leurs ministres percevant
un traitement de l'État. La direction générale des cultes du
ministère de l'intérieur, qui comprenait avant 1905 sept bureaux
et de nombreux effectifs, était donc essentiellement un «
service du personnel ». Depuis la loi de séparation des Églises
et de l'État du 9 décembre 1905, elle a fait place à deux
bureaux, rattachés à la direction des libertés publiques et des
affaires juridiques. Le bureau central des cultes a en charge les
problèmes cultuels généraux : relations avec les autorités
représentatives des divers cultes pratiqués en France, liaison
avec les autres ministères compétents dans les domaines
particuliers pouvant concerner les cultes, constitution et tenue
à jour d'une documentation générale sur tous les aspects de la
vie cultuelle. Il a également pour mission de répondre aux
questions juridiques relatives aux cultes posées par des
administrations ou des particuliers tels que l'application de la
loi du 9 décembre 1905, la police des cultes en général, la
nature et l'étendue de l'affectation cultuelle, l'entretien, la réparation
et la reconstruction des édifices cultuels qui sont la propriété
des communes. De même, il assure la tutelle administrative des
congrégations et collectivités religieuses en instruisant,
conformément au titre III de la loi du 1er juillet 1901 relative
au contrat d'association, les demandes de reconnaissance légale
des congrégations, de modification de leurs statuts ou
d'abrogation de leur titre d'existence légale, qui nécessitent
un décret du Premier ministre pris conformément à l'avis du
Conseil d'État. Il instruit également les dossiers de
regroupements d'associations cultuelles créées en 1906 conformément
à la loi du 9 décembre 1905, dont le deuxième paragraphe de
l'article 9 prévoit qu'en cas de dissolution d'une telle
association, les biens qui lui auront été dévolus seront
attribués par décret du Premier ministre en Conseil d'État à
des associations analogues. En outre, conformément à l'article 3
du décret n° 66-388 du 13 juin 1966, qui prévoit que l'exécution
en France des libéralités consenties à des États ou des établissements
étrangers est autorisée par arrêté du ministre de l'intérieur
après avis du ministre des affaires étrangères, le bureau
central des cultes instruit ces dossiers. Enfin, il notifie à la
nonciature apostolique, par l'intermédiaire du ministre des
affaires étrangères et européennes, la non opposition du
Gouvernement français lors de la nomination d'un nouvel évêque
par le Pape. Dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et
de la Moselle où, pour des raisons historiques liées à
l'annexion allemande de 1871 à 1918, la loi du 9 décembre 1905
n'est pas applicable, un bureau d'administration centrale délocalisé
à Strasbourg applique la législation spécifique afférente à
l'existence et à l'organisation des quatre cultes reconnus soumis
au régime concordataire. Ce bureau gère ainsi la rémunération
et la carrière administrative de près de 1 400 ministres du
culte rétribués sur le budget de l'État et intervient dans le
processus de désignation et de mutation de certains d'entre eux,
en particulier les curés, les pasteurs et les rabbins. Il est
l'interlocuteur des autorités des quatre cultes reconnus et est
amené, en concertation avec elles, à proposer des modifications
de textes afin de les adapter à l'environnement juridique et
social actuel et de leur permettre de disposer de règles adéquates
d'organisation et leur fonctionnement. Le bureau des cultes du
Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle est également consulté
par les trois préfectures concernées, ainsi que par les
collectivités territoriales pour toutes les questions relatives
à l'interprétation et à l'application du droit local des
cultes.
|
|
óóó
|
|
|
|
Question N° : 64574 de M. Bernard Carayon ( Union pour un
Mouvement Populaire - Tarn ) Question écrite
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales Ministère attributaire > Intérieur, outre-mer
et collectivités territoriales
Rubrique > ministères et secrétariats d'État Tête d'analyse
> intérieur, outre-mer et collectivités territoriales :
structures administratives Analyse > bureau central des cultes.
missions
Question publiée au JO le : 24/11/2009 page : 11078
Réponse publiée au JO le : 10/08/2010 page : 8852
Date de renouvellement : 01/06/2010
Texte de la question
M. Bernard Carayon attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur,
de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur le ministère
des cultes. Il lui demande de lui préciser le contenu de ses
missions au travers du ministère des cultes.
Texte de la réponse
Sous le régime concordataire
instauré
par la loi du 18 germinal an X (8 avril 1802), quatre cultes
(culte catholique, culte protestant luthérien, culte protestant réformé
et culte israélite) étaient reconnus, leurs ministres percevant
un traitement de l'État. La direction générale des cultes du
ministère de l'intérieur, qui comprenait avant 1905 sept bureaux
et de nombreux effectifs, était donc essentiellement un «
service du personnel ». Depuis la loi de séparation des Églises
et de l'État du 9 décembre 1905, elle a fait place à deux
bureaux, rattachés à la direction des libertés publiques et des
affaires juridiques. Le bureau central des cultes a en charge les
questions cultuelles générales : relations avec les autorités
représentatives des divers cultes pratiqués en France, liaison
avec les autres ministères compétents dans les domaines
particuliers pouvant concerner les cultes, constitution et tenue
à jour d'une documentation générale sur tous les aspects de la
vie cultuelle. Il a également pour mission de répondre aux
questions juridiques relatives aux cultes posées par des
administrations ou des particuliers tels que l'application de la
loi du 9 décembre 1905, la police des cultes en général, la
nature et l'étendue de l'affectation cultuelle, l'entretien, la réparation
et la reconstruction des édifices cultuels qui sont la propriété
des communes. De même, il assure la tutelle administrative des
congrégations et collectivités religieuses en instruisant,
conformément au titre III de la loi du 1er juillet 1901 relative
au contrat d'association, les demandes de reconnaissance légale
des congrégations, de modification de leurs statuts ou
d'abrogation de leur titre d'existence légale, qui nécessitent
un décret du Premier ministre pris conformément à l'avis du
Conseil d'État. Il instruit également les dossiers de
regroupements d'associations cultuelles créées en 1906 conformément
à la loi du 9 décembre 1905, dont le deuxième paragraphe de
l'article 9 prévoit qu'en cas de dissolution d'une telle
association, les biens qui lui auront été dévolus seront
attribués par décret du Premier ministre en Conseil d'État à
des associations analogues. En outre, conformément à l'article 3
du décret n° 66-388 du 13 juin 1966, qui prévoit que l'exécution
en France des libéralités consenties à des États ou des établissements
étrangers est autorisée par arrêté du ministre de l'intérieur
après avis du ministre des affaires étrangères, le bureau
central des cultes instruit ces dossiers. Enfin, il notifie à la
nonciature apostolique, par l'intermédiaire du ministre des
affaires étrangères et européennes, la non-opposition du
gouvernement français lors de la nomination d'un nouvel évêque
par le pape. Dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et
de la Moselle où, pour des raisons historiques liées à
l'annexion allemande de 1871 à 1918, la loi du 9 décembre 1905
n'est pas applicable, un bureau d'administration centrale délocalisé
à Strasbourg applique la législation spécifique afférente à
l'existence et à l'organisation des quatre cultes reconnus soumis
au régime concordataire. Ce bureau gère ainsi la rémunération
et la carrière administrative de près de 1 400 ministres du
culte rétribués sur le budget de l'État et intervient dans le
processus de désignation et de mutation de certains d'entre eux,
en particulier les curés, les pasteurs et les rabbins. Il est
l'interlocuteur des autorités des quatre cultes reconnus et est
amené, en concertation avec elles, à proposer des modifications
de textes afin de les adapter à l'environnement juridique et
social actuel et de leur permettre de disposer de règles adéquates
d'organisation et leur fonctionnement. Le bureau des cultes du
Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle est également consulté
par les trois préfectures concernées, ainsi que par les
collectivités territoriales pour toutes les questions relatives
à l'interprétation et à l'application du droit local des
cultes.
|
|
óóó
|
|
|
|
Question N° : 78716 de M. David Douillet ( Union pour un
Mouvement Populaire - Yvelines ) Question écrite
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales Ministère attributaire > Intérieur, outre-mer
et collectivités territoriales
Rubrique > cultes Tête d'analyse > culte catholique Analyse
> registres paroissiaux. inscription. radiation
Question publiée au JO le : 18/05/2010 page : 5455
Réponse publiée au JO le : 10/08/2010 page : 8875
Texte de la question
M. David Douillet attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur,
de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur les
fichiers paroissiaux des personnes baptisées. Est-il possible
pour un individu ayant été baptisé et qui ne souhaite plus
faire partie de l'église, d'être effacé complètement des
fichiers paroissiaux et pas seulement rayé de ceux-ci ? Ainsi, il
lui demande de l'éclairer sur ce point.
Texte de la réponse
En vertu du principe de laïcité
, les
cultes s'organisent librement dans le cadre législatif et règlementaire
en vigueur et l'État ne saurait s'immiscer dans leur
fonctionnement interne ou la nature des croyances qu'ils
professent. Il en résulte qu'il n'a pas compétence pour déterminer
ou commenter les conditions d'inscription ou de radiation sur un
registre paroissial des personnes baptisées.
|
|
óóó
|
|
|
|
Question N° : 80440 de M. Patrick Braouezec ( Gauche démocrate
et républicaine - Seine-Saint-Denis ) Question écrite
Ministère interrogé > Intérieur, outre-mer et collectivités
territoriales Ministère attributaire > Intérieur, outre-mer
et collectivités territoriales
Rubrique > mort Tête d'analyse > funérailles Analyse >
locaux. mise à disposition
Question publiée au JO le : 08/06/2010 page : 6259
Réponse publiée au JO le : 17/08/2010 page : 9157
Texte de la question
M. Patrick Braouezec appelle l'attention de M. le ministre de
l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales
sur l'impossibilité pour les personnes laïques d'honorer la mémoire
d'un défunt par le moyen d'obsèques civiles en dehors de toutes
considérations religieuses. Il regrette, en effet, que les
communes françaises ne soient pas tenues de proposer une salle
permettant le recueil et une cérémonie respectueuse quant à
l'hommage rendu à un défunt n'appartenant à aucune obédience.
Aussi il aimerait savoir quelles mesures le Gouvernement
entend-t-il prendre auprès des collectivités locales afin que
soient tenues à disposition des citoyens qui le souhaiteraient un
lieu de commémoration destiné, exclusivement ou non, aux obsèques
civiles.
Texte de la réponse
Les familles confrontées à un deuil sollicitent de plus en plus
fréquemment les mairies pour l'organisation de cérémonies
civiles
,
permettant d'assurer un moment de recueillement auprès du défunt,
même en l'absence de cérémonie religieuse. D'une manière générale,
les communes disposent de la faculté de mettre une salle
communale à disposition des administrés, dans le cadre d'une
occupation temporaire du domaine public. L'attribution de cette
salle relève de la seule appréciation de la commune. L'article
L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes
publiques pose en principe que toute occupation privative du
domaine public communal donne lieu à paiement d'une redevance.
Toutefois, aux termes du même article, « l'autorisation
d'occupation ou d'utilisation du domaine public peut être délivrée
gratuitement aux associations à but non lucratif qui concourent
à la satisfaction d'un intérêt général ». Ainsi, lorsque des
funérailles civiles sont organisées par une association habilitée
pour le service extérieur des pompes funèbres, les communes
peuvent autoriser l'occupation temporaire d'une salle communale à
titre gratuit.
|
|
óóó
|
|
|
|
Question N° : 68691 de M. François Loncle ( Socialiste, radical,
citoyen et divers gauche - Eure ) Question écrite
Ministère interrogé > Transports Ministère attributaire >
Transports
Rubrique > transports aériens Tête d'analyse > Air France
Analyse
> restauration à bord. laïcité
.
respect
Question publiée au JO le : 12/01/2010 page : 255
Réponse publiée au JO le : 17/08/2010 page : 9179
Date de renouvellement : 27/04/2010
Texte de la question
M. François Loncle attire l'attention de M. le secrétaire d'État
chargé des transports sur les compagnies de transport aérien qui
ne cessent de prendre des mesures de plus en plus contestables.
Sur les vols à destination de l'Afrique, les voyageurs d'Air
France sont ainsi soumis à des restrictions en matière
alimentaire qui ont pour effet de pénaliser tous les éleveurs de
porcs. En effet, les plateaux-repas comportent une étiquette
mentionnant, en français et en anglais, « Air France garantit ce
repas sans viande de porc ». Il lui demande que l'ostracisme
pratiqué par la compagnie nationale française à l'encontre des
porcs soit levé et que, au minimum, Air France propose à ses
passagers un choix de plats, comme c'est le cas pour les boissons.
En outre, il le prie de faire respecter le principe fondamental de
laïcité de la République qui s'applique aussi bien au sol que
dans les airs.
Texte de la réponse
Les compagnies aériennes sont libres de définir leur politique
commerciale et de fournir les services qu'elles jugent les mieux
adaptés à la typologie de leurs passagers. Ainsi, dans le
domaine de la restauration, aucune disposition nationale ou
internationale ne vient réglementer la prise en compte de
pratiques alimentaires éventuelles dans les repas servis à bord
des avions. Les compagnies aériennes qui ont fait le choix
d'offrir un tel service à bord de leurs aéronefs s'efforcent d'être
à l'écoute de leur clientèle sachant qu'elles sont confrontées
à la nécessité de concilier des attentes et des goûts fort
différents, tout en veillant au respect impératif des normes
d'hygiène en vigueur. Le fait pour la société Air France
de
ne pas servir de viande de porc, parmi les menus proposés à bord
de ses avions en direction de certains pays d'Afrique, est ainsi
l'expression d'une réponse commerciale à la demande d'une partie
importante de sa clientèle correspondant à ces destinations. Il
est par ailleurs constaté une croissance de l'offre de menus spéciaux
qu'il est possible de commander auprès des compagnies aériennes,
à l'occasion de vols de plus de trois heures. Plus cette pratique
se développera, plus elle permettra de compléter la gamme des
plats culinaires proposés et de satisfaire les attentes de choix
du plus grand nombre de passagers sans restreindre outre mesure l'établissement
des menus de base.
|
|
óóó
|
|
|
|
Question N° : 50829 de M. Franck Reynier ( Union pour un
Mouvement Populaire - Drôme ) Question écrite
Ministère interrogé > Santé et sports Ministère
attributaire > Santé et sports
Rubrique > ésotérisme Tête d'analyse > sectes
Analyse
> rapport. propositions
Question publiée au JO le : 02/06/2009 page : 5275
Réponse publiée au JO le : 24/08/2010 page : 9369
Texte de la question
M. Franck Reynier appelle l'attention de Mme la ministre de la
santé et des sports sur le rapport annuel de la Miviludes
. La
Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives
sectaires analyse dans son rapport annuel le dévoiement des
pratiques thérapeutiques. Elle souligne ainsi le manque total
d'encadrement des offres relatives au bien-être et à l'épanouissement
personnel, et préconise de protéger le titre de psychothérapeute,
régulièrement utilisé à des fins malveillantes. En conséquence,
il souhaite connaître son sentiment sur les conclusions du
rapport annuel de la Miviludes ainsi que les mesures que le
Gouvernement compte engager afin d'enrayer le dévoiement des
pratiques thérapeutiques.
Texte de la réponse
Dans son rapport annuel 2008, la mission interministérielle de
vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes
)
proposait d'encadrer le titre de psychothérapeute afin de lutter
contre le dévoiement des pratiques psychothérapeutiques à des
fins sectaires. Le décret n° 2010-534 du 20 mai 2010, pris en
application de l'article 52 de la loi n° 2004-806 du 9 août 2004
relative à la politique de santé publique modifié par l'article
91 de la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de
l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux
territoires, précise désormais l'usage du titre de psychothérapeute.
Ainsi, les professionnels souhaitant user du titre de psychothérapeute
doivent-ils, à présent, demander leur inscription au registre
national des psychothérapeutes. Dans le souci d'assurer une prise
en charge de qualité à des personnes potentiellement vulnérables,
une formation minimale en psychopathologie clinique est exigée
pour tous les professionnels souhaitant user du titre de psychothérapeute.
La qualité de cette formation est garantie par le haut niveau
requis à son entrée (diplôme de médecin ou master en
psychologie ou psychanalyse) ainsi que par le principe de l'agrément
des établissements souhaitant dispenser cette formation. Les
professionnels déjà établis pourront faire valoir leur expérience
pour se voir reconnaître tout ou partie des compétences
minimales requises pour user du titre de psychothérapeute. Ces
nouvelles dispositions devraient conduire à assainir les
pratiques rencontrées sur le terrain et surtout donner aux
usagers souhaitant suivre une psychothérapie des garanties quant
aux compétences des personnes auxquelles ils s'adressent.
|
|
óóó
|
|
|
|
Question N° : 84733 de M. Jacques Remiller ( Union pour un
Mouvement Populaire - Isère ) Question écrite
Ministère interrogé > Affaires européennes Ministère
attributaire > Affaires européennes
Rubrique > politiques communautaires Tête d'analyse >
droits de l'homme et libertés publiques Analyse > port du
voile
intégral.
réglementation. perspectives
Question publiée au JO le : 20/07/2010 page : 7985
Réponse publiée au JO le : 24/08/2010 page : 9259
Texte de la question
M. Jacques Remiller appelle l'attention de M. le secrétaire d'État
chargé des affaires européennes sur l'intérêt que présenterait
une réglementation européenne sur le port du voile intégral
dans
l'espace public
. En
effet, ce dossier qui est apparu dans plusieurs pays de l'Union
depuis moins d'une dizaine d'années, voire seulement cinq à six
ans, semble entrer dans le débat public, voire parfois dans la
polémique sur l'intégration et la place de cette pratique
ancestrale de certaines sociétés. Quant au port du voile, s'il
est accepté sans aucune difficulté, du fait des sources de son
passé colonial, il n'en est pas de même pour la Belgique, la
Hollande, l'Italie
,
l'Espagne et la France. Dans plusieurs de ces pays, il semblerait
que cette pratique ne soit pas acceptée par une large majorité
de la population, non pour des raisons d'ostracisme religieux ou
d'islamophobie, mais d'incompréhension de ce phénomène, qui
peut apparaître parfois, comme un pratique quasi sectaire. Les débats
sont souvent vifs et manquent parfois de cohérence, alors même
qu'il s'agit de tests intégristes à l'égard de sociétés démocratiques.
Face à ce défi qui paraît véritablement coordonné, autant que
manipulé, par des réseaux intégristes, il pourrait donc être
utile et intéressant que les dirigeants européens puissent
engager une réflexion et une action commune sur ce dossier du
voile intégral. Cette proposition d'initiative pourrait donner
l'occasion à une rencontre européenne de juriste et d'élus que
la France pourrait accueillir dans les prochains mois et ce sous
l'égide du secrétariat d'État aux affaires européennes. Il lui
demande donc s'il compte répondre à cette suggestion.
Texte de la réponse
Le secrétaire d'État chargé des affaires européennes rappelle
à l'honorable parlementaire qu'il a fait réaliser un travail
comparatif sur les initiatives nationales sur le port du voile
intégral
dans les États membres de l'Union européenne. Il ressort
notamment de ce travail que ces initiatives nationales répondent
à des motivations diverses, tenant compte des circonstances
locales propres à chaque État membre. Ces initiatives relèvent,
pour cette raison, de la subsidiarité et doivent rester, par conséquent,
au coeur de la compétence des Parlements nationaux. Dans ce
contexte, une initiative législative au niveau européen ne
semble pas appropriée. Outre le fait que des partenaires ont
indiqué ne pas y être favorables, il n'existe pas de base
juridique dans les traités européens susceptible de servir de
fondement à une telle proposition européenne et à même de
couvrir la question dans tous ses aspects : protection des
personnes, droits de la femme, lutte contre l'intégrisme. Pour
cette raison, la commissaire en charge des affaires intérieures,
Mme Cécilia Malmström, a rappelé le 28 juin 2010 que la
Commission n'était pas favorable à une « loi européenne sur la
burqa
car
cette décision relève des gouvernements ».
|
|
óóó
|
|
|
|
Question N° : 80438 de M. André Wojciechowski ( Union pour un
Mouvement Populaire - Moselle ) Question écrite
Ministère interrogé > Affaires étrangères et européennes
Ministère attributaire > Affaires étrangères et européennes
Rubrique > mort Tête d'analyse > cimetières Analyse >
cimetières civils à l'étranger. entretien
Question publiée au JO le : 08/06/2010 page : 6195
Réponse publiée au JO le : 24/08/2010 page : 9247
Texte de la question
M. André Wojciechowski attire l'attention de M. le ministre des
affaires étrangères et européennes sur l'état des cimetières
civils à l'étranger. Il lui demande quels sont les travaux
envisagés en 2010 et 2011 afin qu'aucun cimetière ne reste à
l'abandon et qu'il existe, partout dans le monde, une base
accessible à toutes les familles.
Texte de la réponse
Depuis la visite d'État du président de la République en 2003,
un ambitieux plan d'action et de coopération a été engagé en
faveur des sépultures
civiles
françaises en Algérie, afin que soit préservée la mémoire des
nombreux Français qui y ont vécu et y sont inhumés. Le plan
s'articule autour de trois axes : réhabilitation, entretien et
regroupement. Son achèvement est prévu pour 2010. Sur la période
2003-2009, les efforts consentis pour la sauvegarde des sépultures
françaises en Algérie ont été considérables. À ce jour, plus
de 2,2 MEUR leur auront été consacrés, soit près de 2 MEUR par
l'État français et plus de 250 000 EUR par des collectivités
locales françaises. Les travaux de réhabilitation ont concerné
des cimetières qui étaient très dégradés, sans que, pour
autant, il ait été nécessaire d'envisager un regroupement. Les
autorités algériennes assurent, en effet, souvent seules et
parfois conjointement avec nos consulats généraux, la réfection
des murs de clôture. Pour notre part, nous avons remis en état
de décence des sépultures détériorées ou profanées. Les
travaux d'entretien ont visé les cimetières dont l'état était
globalement bon, ainsi que ceux qui avaient été réhabilités.
Le regroupement a été envisagé, notamment, lorsque les sites
avaient subi des dommages irrémédiables ou que des travaux pérennes
de réhabilitation ne pouvaient plus être envisagés. Ces
regroupements s'effectuent dans des ossuaires. Le scellement des
dalles donne lieu à une cérémonie religieuse. Une étroite coopération
s'est établie entre les autorités locales algériennes et nos
consulats généraux, qui pilotent sur le terrain les opérations
d'entretien, de réhabilitation et de regroupement de cimetières.
La prise en charge de leur gardiennage par la partie algérienne
s'inscrit également dans ce cadre. Une deuxième phase de
regroupement, portant sur 153 cimetières pour la période
2010-2011, a été proposée aux autorités algériennes. 138
cimetières, dont 58 sont situés dans la circonscription
consulaire d'Alger, sont concernés. Un recours à des sources de
financement non publiques s'avèrera toutefois nécessaire pour
mener à bien ce projet. Un effort d'information des familles
particulièrement important a été consenti, notamment sur les
sites Internet des trois consulats généraux concernés en Algérie.
Les familles pourront, également, trouver prochainement sur ces
sites des photographies des cimetières déjà inspectés. Par
ailleurs, nos compatriotes peuvent aussi s'adresser aux trois
associations « In Memoriam » d'Algérie qui ont pour objectif de
veiller sur les sépultures civiles françaises, et dont les
coordonnées peuvent être consultées sur les sites Internet
susmentionnés.
|
|
óóó
|
|
|
|
Question N° : 29151 de M. Yvan Lachaud ( Nouveau Centre - Gard )
Question écrite
Ministère interrogé > Culture et communication Ministère
attributaire > Culture et communication
Rubrique > patrimoine culturel Tête d'analyse > protection
Analyse > édifices religieux
Question publiée au JO le : 05/08/2008 page : 6663
Réponse publiée au JO le : 24/08/2010 page : 9267
Date de changement d'attribution : 23/06/2009
Texte de la question
M. Yvan Lachaud attire l'attention de Mme la ministre de la
culture et de la communication sur la dégradation d'un certain
nombre d'édifices religieux. Un certain nombre de monuments avec
un grand intérêt architectural et historique sont menacés de
ruine. C'est par conséquent, le patrimoine architectural de la
France qui est en danger. Il souhaiterait savoir si des mesures
sont envisagées afin de préserver ces monuments.
Texte de la réponse
Conformément aux annonces faites par le Président de la République
le 4 décembre 2008, le patrimoine a bénéficié du plan de
relance de l'activité économique en 2009, avec une enveloppe
supplémentaire de 100 MEUR, qui s'est ajoutée aux crédits alloués
au ministère de la culture et de la communication dans le cadre
de la loi de finances initiale pour 2009. Le Président de la République
a également souhaité que cette enveloppe exceptionnelle soit pérennisée.
En quelques semaines, les services du ministère de la culture et
de la communication ont identifié 252 opérations, dont 216
concernant la restauration de monuments historiques, réparties
sur l'ensemble du territoire, y compris en outre-mer. Cette
programmation, qui a constitué la liste principale du plan de
relance, a été validée par le comité interministériel pour
l'aménagement et la compétitivité des territoires (CIACT) du 2
février 2009. La totalité des crédits de paiement de ce plan
ont été consommés en 2009. Plus des deux tiers des opérations
lancées ou accélérées en 2009 portent ainsi sur des monuments
n'appartenant pas à l'État, permettant de démultiplier, dans
des proportions comprises entre 2,5 et 3, l'impact sur l'économie
des crédits apportés par l'État. Au niveau national, le plan de
relance a constitué une réelle opportunité pour le patrimoine
rural religieux protégé, puisque 104 opérations ont concerné
le patrimoine des petites communes constitué essentiellement d'églises
et de chapelles. Toutefois, seules les églises protégées au
titre des monuments historiques peuvent bénéficier de crédits
du ministère de la culture et de la communication. La pérennisation
en 2010 des crédits du plan de relance de 2009, comme souhaité
par le Président de la République et intégrés aux dotations
budgétaires des directions régionales des affaires culturelles,
permettra de poursuivre l'effort accompli sur le patrimoine
religieux de la France.
|
|
óóó
|
|
|
|
Question N° : 70869 de M. Éric Raoult ( Union pour un Mouvement
Populaire - Seine-Saint-Denis ) Question écrite
Ministère interrogé > Affaires étrangères et européennes
Ministère attributaire > Affaires étrangères et européennes
Rubrique > politique extérieure Tête d'analyse > droits de
l'homme et libertés publiques Analyse > port du voile
intégral.
mission d'information. conclusions. diffusion
Question publiée au JO le : 09/02/2010 page : 1237
Réponse publiée au JO le : 24/08/2010 page : 9248
Texte de la question
M. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre des affaires
étrangères et européennes sur la nécessité de préparer, par
notre représentation diplomatique dans les pays musulmans ou
islamiques, une campagne d'explication sur la position qui sera
celle du Parlement français sur le voile intégral
. En
effet, comme cela avait d'ailleurs été le cas, pour la loi sur
les signes religieux à l'école en 2004, une certaine incompréhension
dans plusieurs nations musulmanes du Proche et du Moyen Orient,
comme du Maghreb, il est nécessaire de communiquer sur la spécificité
de la laïcité
française.
Notre volonté de faire respecter cette laïcité n'avait pas
toujours été comprise par une partie de la population de ces
pays. Le nouveau dossier du voile intégral qui donne lieu à un débat
dans l'opinion française depuis quelques mois va devoir être précisé,
explicité et argumenté dans les mois qui viennent auprès des
gouvernements et des autorités religieuses de ces pays. Il
conviendrait donc de s'y préparer préalablement. Il lui demande
donc de lui préciser sa position sur cette suggestion.
Texte de la réponse
La perspective d'une loi interdisant la dissimulation du visage
dans l'espace public
a
suscité au cours des derniers mois de nombreuses réactions à l'étranger,
en particulier dans certains pays à majorité musulmane. Suite à
l'adoption du projet de loi par l'Assemblée nationale le 13
juillet, le ministère des affaires étrangères et européennes
(MAEE) continue d'assurer un important travail préventif
d'explication du débat qui a lieu en France auprès des
gouvernements et des organisations, confessionnelles et non
confessionnelles, de la société civile de ces pays. Le MAEE est
amené à répondre aux sollicitations de nombreux interlocuteurs
(officiels, organisations non gouvernementales, journalistes,
etc.) et une communication soutenue a été nécessaire en amont
par le biais de nos ambassades et ou consulats. Le MAEE a encouragé
les ambassadeurs à intervenir dans les médias étrangers, en
particulier dans les pays les plus sensibles. Des argumentaires régulièrement
actualisés ont été diffusés à l'attention des services de
presse des ambassades. Nous avons également coordonné nos
efforts de communication avec ceux de nos partenaires européens
qui ont voté une loi similaire ou ont entamé une procédure législative
en ce sens (Belgique, Espagne et Danemark notamment). Sur le fond,
la laïcité
,
telle qu'elle est inscrite dans la Constitution française,
garantit la liberté de conscience et de libre exercice des
cultes. Elle est un principe de neutralité
respectueuse
des croyances et des religions. C'est dans cet esprit, par
exemple, que la loi de 2004 a interdit les signes extérieurs
d'appartenance religieuse dans les écoles publiques. Toutefois,
la question du port du voile
intégral
se situe moins sur le terrain de la laïcité que sur celui de l'échange
social dans l'espace public où des traits par trop distinctifs
pourraient heurter le sentiment d'une commune d'appartenance.
|
|