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janvier 2009
Somme - Nouvel appel à témoins pour Elodie Kulik, 24 ans, violée et tuée
Article
de Nathalie Mazier, publié le mardi 13 janvier 2009 sur Francesoir.fr
Le corps d'Elodie Kulik avait été retrouvé le 12 janvier 2002 à Tertry (Somme), en bordure de ce chemin.
Jacky Kulik continue son combat pour que les assassins de sa fille soient enfin retrouvés.
Jacky Kulik attend depuis sept longues années. Le père d’Elodie, violée et tuée dans la nuit du 10 au 11 janvier 2002, se raccroche à un espoir. Celui de voir les meurtriers de sa fille enfin arrêtés. Pour se préparer au procès d’assises, il assiste à de nombreuses audiences dans la région. Exclusivement des meurtres de jeune femme. « Pour voir les assassins en face de moi. Peut-être que par hasard je croise les meurtriers de ma fille », confie-t-il. Mais depuis ce matin du 12 janvier 2002, date de la découverte du corps d’Elodie, en bordure d’un champ, rien ne permet de remonter la trace des agresseurs.
Où sont-ils ? Qui sont-ils ? Les quatre enquêteurs de la section recherche de la gendarmerie de Picardie, qui continuent à travailler sur l’affaire, ont entre leurs mains quatre ADN. Ils continuent à chercher les porteurs. « Des milliers de confrontations sont effectuées avec des personnes impliquées dans des affaires similaires. C’est un travail de fourmi », explique le général Cavallier, patron des gendarmes picards. Ils détiennent également l’enregistrement du dernier appel d’Elodie, passé quelques minutes avant qu’elle ne succombe. Elodie, avait tenté de joindre les pompiers de la Somme. Il était minuit passé. Sur cet enregistrement, des cris, des voix. Trois ou quatre sont décelées. Mais elles ne parleront pas.
Rien ne permet alors de savoir ce qui s’est passé ce 10 janvier 2002. Ce soir-là, Elodie Kulik, 24 ans, quitte la banque qu’elle dirige à Péronne (Somme). Après avoir dîné avec un ami, elle prend la route vers 23 heures, au volant de sa 106 rouge. Le lendemain, son véhicule est signalé en bordure de la route à quelques kilomètres de Péronne. La portière avant ouverte. Mais aucune trace d’Elodie. C’est à six kilomètres de là que son corps est retrouvé. Nu, à moitié calciné. La jeune femme a été violée. « Je suis persuadé que les meurtriers sont des personnes de la région. Pour laisser le corps à cet endroit-là il fallait bien connaître le coin. On arrive pas là par hasard », souligne Jacky. Le 23 janvier, il fêtera ses 59 ans. Ce jour-là, il y a sept ans, Elodie était inhumée. Depuis, l’espoir que les assassins de sa fille soient confondus n’a jamais quitté Jacky. Un père meurtri qui, peu de temps avant la naissance d’Elodie, avait perdu ses deux premiers enfants dans un accident de la route.
Source:
http://www.francesoir.fr/faits-divers/2009/01/13/somme-nouvel-appel-a-temoins-pour-elodie-kulik-24-ans-violee-et-tuee.html
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