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EDITO Novembre 2006 |
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Quel
avenir pour la loi du 9 décembre 1905
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Brefs propos autour du rapport de la commission Machelon.
Depuis
la promulgation de la loi du 9 décembre 1905,
le paysage religieux français a changé et a entraîné, en un
peu plus d'un siècle, une inégalité de traitement, les cultes qui
sont apparus depuis 1905 ne bénéficiant pas d'avantages consentis à
ceux implantés sous le régime concordataire. Une
question se pose donc depuis quelques années déjà : la loi de 1905
est-elle toujours apte a régir les relations qu'entretiennent nécessairement
(car si l'article 2 de cette loi dispose que la France ne reconnaît
aucun culte, elle ne saurait les méconnaître) les mouvements religieux
avec les pouvoirs publics ? Placée
face à cette interrogation, la commission sobrement qualifiée "
de réflexion juridique sur les relations des cultes avec les pouvoirs
publics " présidée par le Professeur Machelon vient de remettre
le 20 septembre 2006 son rapport au ministre de l'Intérieur, également
chargé des cultes. Les
membres se sont attachés tout particulièrement à dresser l'état des
lieux des relations entre les communes et les cultes avant de mettre en
exergue les faiblesses du système et enfin d'entrevoir les pistes d'une
éventuelle réforme. Les
principales préconisations de cette commission sont les suivantes :
Ces
solutions, recommandant de façon fort louable le respect des
convictions religieuses de chacun (même si la question des rapports
entre les nouveaux mouvements religions et les pouvoirs publics locaux
n'est que timidement abordée), cèdent cependant la place à de
nouvelles questions. Par
exemple, en étendant les avantages accordés aux cultes catholique, réformé,
luthérien et juif aux cultes nouvellement apparus où qui restent à
identifier, en les aidant à financer des lieux de culte, les charges
financières pour les communes risquent de devenir colossales. Quid du
financement ? De
plus, ce rapport a récemment fait l'objet de critiques de la part de députés,
jugeant que ces préconisations sapent les fondements de la loi de 1905,
notamment en introduisant le financement public sans plafonnement des
lieux de culte et la banalisation des associations cultuelles. Ainsi,
si la réflexion proposée par cette commission est loin de faire
l'unanimité, elle a au moins le mérite de susciter le débat.
Sébastien Lherbier-Levy Fondateur du site Droit des religions |