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EDITO février 2005 |
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Du
bon usage de la liberté religieuse devant la Cour européenne des
droits de l’homme
Dans une affaire rendue le 11 janvier 2005, le requérant, sikh pratiquant, s’était rendu à Strasbourg dans le cadre de son travail et au retour à l'aéroport d'Entzheim, alors qu'il traversait le sas de sécurité pour pénétrer dans la zone d'embarquement, les agents de sûreté l’avaient obligé à retirer son turban pour contrôle. L’ingérence dans l'exercice de la liberté du requérant de manifester sa religion ou ses convictions était ainsi établie. La Cour relève néanmoins dans sa décision que le requérant n'a pas préalablement saisi les juridictions françaises de ses griefs. Elle juge cependant inutile de vérifier s'il disposait ou non de voies de recours internes au sens de l'article 35 § 1 de la Convention, dans la mesure où, en tout état de cause, la requête est irrecevable pour d'autres motifs. La
Cour estime ainsi que les contrôles de sécurité dans les aéroports
sont sans aucun doute nécessaires à la sécurité publique au sens de
cette disposition. D'autre part, les modalités de leur mise en œuvre
en l'espèce entrent dans la marge d'appréciation de l'Etat défendeur,
d'autant plus clairement qu'il ne s'agit que d'une mesure ponctuelle…
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