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31
octobre 2007
Assemblée
nationale Question
N° : 6411 de M. Dupré
Jean-Paul(Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Aude) QE Ministère
interrogé : Éducation nationale Ministère
attributaire : Éducation nationale
Question
publiée au JO le : 09/10/2007 page : 6065 Réponse
publiée au JO le : 30/10/2007 page : 6731 Rubrique
: enseignement privé Tête
d'analyse : établissements sous
contrat Analyse
: financement. charges scolaires. répartition
intercommunale. réglementation
Texte
de la QUESTION : M. Jean-Paul Dupré
attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'impérieuse
nécessité d'abroger l'article 89 de la loi de décentralisation du 13 août
2004 faisant obligation aux communes de financer les frais de scolarisation des
enfants domiciliés sur leur territoire mais inscrits dans une école privée
choisie par les parents dans une autre commune. Non seulement elle génère un
accroissement de dépenses difficilement supportable pour les petites communes
rurales, mais de surcroît cette mesure participe à la désaffection pour les
petites écoles rurales et accélère leur fermeture. Elle constitue en outre
une atteinte fondamentale au principe constitutionnel de laïcité et un privilège
manifeste accordé à l'école privée, sans égard pour les efforts de tous
ceux qui agissent en faveur de l'école de la République. Il lui demande si le
Gouvernement entend revenir sur cette mesure inique.
Texte
de la REPONSE : L'article 89 de la
loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales a pour
objet de préciser les modalités d'application aux écoles privées sous
contrat d'association des dispositions, appliquées dans le public, concernant
la prise en charge financière par les communes des élèves non résidents. Ces
dispositions sont conformes au principe selon lequel les dépenses de
fonctionnement des écoles privées sous contrat sont prises en charge dans les
mêmes conditions que celles des classes correspondantes de l'enseignement
public (article L. 442-5 du code de l'éducation). C'est dans ce cadre qu'a été
prise la circulaire interministérielle du 2 décembre 2005. Cette circulaire a
été annulée par le Conseil d'État pour un motif d'illégalité externe tiré
des nouvelles règles de délégation de signature des ministres. En l'absence
de circulaire la loi continue naturellement de s'appliquer. Or le texte de décembre
2005 avait permis de nouer un dialogue constructif entre les maires et les
instances de l'enseignement privé, aboutissant dans la plupart des cas à une
application concertée et progressive. C'est la raison pour laquelle il est
apparu opportun de prendre une nouvelle circulaire, tenant compte des motifs de
forme soulevés par le conseil d'État. Cette circulaire vient de paraître.
Elle a fait l'objet d'une relecture commune avec les représentants de
l'Association des maires de France, qui a conduit à retirer de la liste des dépenses
obligatoires annexée à la circulaire les dépenses de contrôle technique des
bâtiments, la rémunération des agents territoriaux de service des écoles
maternelles et les dépenses relatives aux activités extrascolaires. En
revanche, les autres dépenses dont le caractère obligatoire paraît établi
ont été maintenues afin de conserver une liste aussi exhaustive que possible
qui permette de guider le dialogue nécessaire entre toutes les parties intéressées.
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