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26
octobre 2007
Assemblée Nationale
13ème
législature Question
N° : 7944 de
Mme Bello Huguette(Gauche démocrate et républicaine - Réunion) QE Ministère
interrogé : Intérieur,
outre-mer et collectivités territoriales Ministère
attributaire :
Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales Question
publiée au JO le : 23/10/2007 page : 6461 Rubrique
: outre-mer
Tête
d'analyse : DOM-ROM
: Réunion Analyse
: cultes.
sacrifices rituels caprins. réglementation
Texte
de la QUESTION :
Mme Huguette Bello appelle l'attention de Mme la ministre de l'intérieur,
de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur un projet d'arrêté en
cours d'élaboration à la préfecture de la Réunion et visant à réglementer
les sacrifices rituels caprins. L'objectif de cet arrêté est d'appliquer à
ces rites religieux la réglementation européenne qui interdit les abattages
d'animaux en dehors du cadre familial ou d'un abattoir officiel. Il définit
ainsi un certain nombre de règles dont certaines suscitent une grande émotion
chez les responsables religieux hindous et parmi la grande majorité des fidèles.
En effet, si personne ne conteste la nécessaire traçabilité des animaux, le
respect des règles d'hygiène ou encore la gestion des déchets, cet arrêté
contient d'autres articles qui, dans leur rédaction actuelle, ignorent
totalement les pratiques religieuses. Les responsables religieux hindous et les
représentants des associations culturelles et cultuelles tamoules contestent
d'abord la référence à l'arrêté ministériel du 17 mars 1992. Celui-ci
concerne les « abattoirs d'animaux de boucherie pour la production et la mise
sur le marché de viandes fraîches ». Dans le cas des sacrifices rituels, il
ne pourrait en aucun cas s'agir d'abattage mais d'offrande ; il ne s'agit pas
non plus de mise sur le marché mais de partage. De façon plus précise, les
nouvelles règles relatives au choix du sacrificateur, à l'intervention d'un vétérinaire
sanitaire dans les temples, aux normes imposées pour le local d'abattage
ignorent totalement les pratiques cultuelles séculaires et surtout leur
signification religieuse. C'est sans doute la première fois que la République
française doit se pencher sur la question des sacrifices rituels dans des
temples. Cette situation inédite implique que toutes les décisions devront
faire l'objet de la concertation la plus approfondie possible avec les
responsables religieux concernés. Elles ne peuvent résulter d'une mise en
oeuvre mécanique de la réglementation. La bonne application de la laïcité à
la Réunion suppose que cette réglementation soit appliquée avec le plus grand
discernement. Aussi elle lui demande de veiller à ce que les mesures prises
soient de nature à apaiser les inquiétudes.
Droitdesreligions.
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