20 mars 2006

L'Algérie adopte une loi réglementant la pratiques des rites religieux non-musulmans

 

En Algérie, tenter de convertir un musulman à une autre religion, est désormais passible de peines de prison, après l'adoption par le parlement d'une loi réglementant l'exercice religieux pour les non-musulmans.

Les membres du Conseil de la nation, la deuxième chambre du parlement, ont voté ce texte portant approbation de l'ordonnance relative aux conditions et règles régissant la pratique des rites religieux non musulmans.

La loi prévoit des peines de 2 à 5 ans de prison et une amende de 500.000 à 1.000.000 de dinars (5.000 à 10.000 euros) contre toute personne qui "incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion".

Les mêmes sanctions sont prévues contre toute personne qui "fabrique, entrepose, ou distribue des documents imprimés ou métrages audio-visuels ou tout autre support ou moyen, qui visent à ébranler la foi musulmane".

Le texte interdit l'exercice du culte autre que musulman en "dehors des édifices prévus à cet effet et subordonne l'affectation des édifices pour l'exercice du culte à l'obtention d'une autorisation préalable".