30
juin 2008
Assemblée
Nationale
13ème
législature
Question
N° :
25764
de M.
Bartolone Claude(Socialiste, radical, citoyen et divers gauche -
Seine-Saint-Denis) QE
Ministère
interrogé : Éducation nationale
Ministère
attributaire : Éducation nationale
Question
publiée au JO le :
24/06/2008
page : 5315
Rubrique
: enseignement
Tête
d'analyse : parents d'élèves
Analyse
: laïcité. respect
Texte
de la QUESTION :
M. Claude Bartolone attire l'attention de M. le ministre de l'éducation
nationale sur les difficultés posées par l'application du principe de laïcité,
notamment dans le cadre de l'accompagnement des sorties scolaires. Des parents
d'élèves, qui arboraient un signe religieux, se sont vus refuser il y a
quelques mois leur participation à l'encadrement d'activités éducatives.
Saisie par une association et plusieurs parents d'élèves, la haute autorité
de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE) a considéré
que cette exclusion constituait une discrimination fondée sur la religion ou
les convictions. Elle a recommandé aux conseils d'école de « revoir les règlements
intérieurs applicables et/ou leur interprétation de manière à respecter le
principe de non-discrimination religieuse dans la participation des parents à
la vie de l'école ». Des parents participant à l'encadrement d'activités d'éducation
avec des élèves deviennent dans les faits de véritables auxiliaires éducatifs.
Dès lors, ils devraient être soumis aux règles appliquées aux enseignants et
personnels de l'éducation nationale depuis plus d'un siècle. La circulaire
d'application de la loi n°
2004-228
du
15 mars 2004
encadrant, en application du
principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une
appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics, avait
pourtant déjà précisé que « les agents contribuant au service public de l'éducation,
quels que soient leur fonction et leur statut, sont soumis à un strict devoir
de neutralité qui leur interdit le port de tout signe d'appartenance
religieuse, même discret ». Il lui demande de lui indiquer ce que le
Gouvernement entend faire pour que toute personne participant à l'encadrement
d'activités scolaires dans le service public respecte à l'avenir les principes
de laïcité et de stricte neutralité.