24
juin 2008
Un
musulman fait retirer un crucifix dans une clinique catholique de Grenoble.
Un
musulman a obtenu après l'avoir exigé de façon véhémente le retrait d'un
crucifix accroché au mur de la chambre de sa fille soignée dans une clinique
catholique de Bourgoin-Jallieu (Isère), a indiqué le Dauphiné libéré dans
son édition de mercredi.
Lundi
en fin d'après
midi,
à la clinique Saint-Vincent de Paul, le père d'une
petite fille, qui venait de subir une intervention chirurgicale programmée, a
demandé que le personnel décroche un crucifix de la chambre de sa fille.
"Pendant
près d'un quart d'heure, le père en présence de son épouse s'est emporté
verbalement, exigeant que le crucifix soit décroché", a raconté un témoin,
cité par le Dauphiné libéré.
Le
personnel de l'établissement a finalement cédé à cette exigence.
La
direction de la clinique a exprimé son étonnement.
La
directrice de la clinique a déclaré au Dauphiné libéré que cette demande était
"surprenante de la part d'une famille qui a choisi librement notre établissement".
"Quand
les gens choisissent d'être soignés dans notre établissement (...) ils savent
qu'ils sont dans une maternité catholique", a-t-elle ajouté.
"Ceci
n'est nullement caché: c'est d'ailleurs parfaitement inscrit à l'entrée de l'établissement
tout comme dans le livret d'accueil. Les petites soeurs des maternités
catholiques évoluent en vêtement religieux dans les services", a ajouté
la directrice.
Tout
en soulignant que le crucifix est "nullement ostentatoire, très
sobre", elle a néanmoins approuvé l'attitude de l'aide soignante qui a
mis un terme à l'incident.
La
présidente du conseil d'administration de la clinique a évoqué d'autres
incidents de ce type dans d'autres établissements gérés par des religieux.
Cette
affaire devrait être évoquée au prochain comité d'éthique de l'Alliance des
maternités catholiques qui rassemble religieuses, personnalités civiles,
philosophes, juristes et médecins.