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1er juillet 2006 CourEDH: Irrecevabilité de l'affaire no 25777/03, Abdallah TAHRAOUI contre la France, 30
mai 2006. Dans l'affaire Abdallah TAHRAOUI contre la
France, la Cour européenne des Droits de l’Homme (deuxième section),
siégeant le 30 mai 2006 a déclaré irrecevable la requête introduite
par M.TAHRAOUI, le requérant n’ayant pas présenté d’observations
en réponse à celles du Gouvernement. La Cour en a ainsi déduit que le
requérant n’entend plus maintenir sa requête la Cour a donc considéré
qu’il convient de rayer l’affaire du rôle. Au fond, le requérant
était détenu, lors de l’introduction de la requête. En septembre
2002, ses trois avocats reçurent une convocation afin de l’assister
lors du débat contradictoire en vue de la prolongation de sa détention
provisoire. Ce débat fut fixé au samedi 5 octobre 2002. L’un des
avocats informa le juge de son impossibilité d’être présent un
samedi. Le débat eut néanmoins lieu le samedi et le juge des libertés
et de la détention de Meaux rendit une ordonnance de prolongation de la
détention. Par un arrêt du 23 octobre 2002, la chambre de
l’instruction de Paris confirma l’ordonnance, estimant que
l’organisation un samedi d’un débat contradictoire en vue de la
prolongation d’une détention provisoire est régulière. Le requérant
estimait dans sa requête qu’en fixant à un samedi le débat prévu
pour qu’il soit statué sur sa détention, le juge n’avait pas
garanti l’effectivité du recours prévu à l’article 5 de la
Convention. Il affirmait notamment, invoquant les articles 5, 6 et 14
combinés de la Convention, que, sans avoir préalablement obtenu
l’accord de la défense et de son représentant, un juge ne peut, sans
faire de discrimination, fixer arbitrairement une audience à un samedi
alors qu’il s’agit pour de nombreuses personnes du jour de repos
imposé par leur religion.
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