2 février 2007
Pour le recteur de la Mosquée de Paris et président du CFCM, les caricatures de Mahomet constituent "un délit d'expression".

Les caricatures du prophète Mahomet constituent "un véritable délit d'expression de la haine raciale", a déclaré Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris et président du CFCM alors que s'ouvre dans quelques jours  le procès opposant la Mosquée à Charlie Hebdo.

Charlie hebdo avait publié le 7 février 2006 les dix caricatures du Prophète provenant d'un quotidien danois qui avaient suscité des réactions passionnées.

La Mosquée de Paris poursuit l'hebdomadaire satirique pour deux de ces dix dessins, celui où le prophète accueille les terroristes au paradis en disant "stop, nous n'avons plus de vierges" et celui qui montre le prophète avec un turban en forme de bombe.

Lors d'un point presse à la Mosquée de Paris, le recteur, qui était en compagnie de son avocat, Me François Spizner, s'est défendu d'avoir une position intégriste. Il s'est dit favorable à la liberté d'expression et à la liberté de la presse mais estime qu'il faut faire la différence entre le délit d'opinion et la haine. "ces caricatures sont une expression de l'islamophobie et l'islamophobie est un délit", a-t-il insisté.

Interrogé sur le fait de porter plainte contre Charlie Hebdo et pas contre France Soir qui avait également publié les caricatures, M. Boubakeur a répondu que France Soir était "dans sa mission d'information normale" alors que Charlie Hebdo était "dans la provocation". Selon lui, Charlie Hebdo, en publiant ces caricatures, cherchait à "heurter tous les musulmans, pas seulement les intégristes".

Me Spizner a souligné qu'"en ne contestant que deux des dix caricatures, on admet qu'on peut caricaturer le Prophète et que donc on n'est pas hostile à la liberté d'expression".



Droitdesreligions. net Répertoire du droit des religions Caricatures (affaires des) de

Mahomet