1er décembre 2007

Le consistoire central saisit la Halde à propos des dates d'examen

Le consistoire central et l'association du rabbinat français ont indiqué mercredi avoir saisi la Halde à propos du cas des étudiants juifs pratiquants dont les dates d'examen tombent les samedis et jours fériés du calendrier juif, confirmant une information publiée dans Le Monde. La Haute autorité de lutte contre la discrimination et l'exclusion (Halde) confirme avoir été saisie de la question. "Le samedi et certains jours de fêtes, il est interdit religieusement dans le judaïsme d'écrire et de composer pour un examen", écrivent le rabbin Haïm Korsia et le président du consistoire central, Jean Kahn, en préambule du document adressé à la Halde le 19 novembre 2007."De tout temps la question s'est posée et il a toujours été possible de trouver des solutions de bon sens permettant à la fois le respect des principes d'égalité et de laïcité et les convictions religieuses des uns et des autres", poursuivent-ils. Ils remarquent qu'en 1953 le bulletin officiel de l'Education nationale reconnaissait comme jours fériés chômés (donc sans examens) toutes les fêtes juives alors que maintenant il ne retient plus que les deux jours de nouvel an et le jour du Grand Pardon (Kippour).Ils disent se heurter "depuis peu" à un "refus de discussion" sur la question. "Nous estimons ainsi le nombre de cas non résolus en 2007 à plus d'une cinquantaine, touchant près de 200 étudiants juifs pratiquants qui ont donc dû rater leur année universitaire", ajoutent-ils. "Nous ne demandons évidemment pas qu'il n'y ait aucun examen aux jours interdits pour les juifs pratiquants (...), nous espérons simplement obtenir que les universités, dans le cadre de la loi de 1905, acceptent des discussions avec les étudiants concernés pour tenter de trouver, au cas par cas, des solutions de bon sens". "Il est malheureusement vrai qu'à ce rythme de dégradation, les étudiants juifs pratiquants vont être amenés à ne plus pouvoir étudier en France et ils se tournent soit vers Israël, soit vers les Etats Unis où la connaissance de ces impératifs et l'écoute des élèves sont une évidence"."C'est la grandeur de la France que de ne placer personne dans une situation où il doit choisir" entre "son engagement religieux et son engagement citoyen", écrivent-ils en conclusion.

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