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6 avril 2006 : Belgique, l'abus de faiblesse sera désormais
puni Sur
proposition de Mme Laurette Onkelinx, Ministre de la Justice, le Conseil
des Ministres de Belgique a approuvé l'avant-projet de loi visant à réprimer
l'abus de l'état d'ignorance ou de la situation de faiblesse des
personnes. Il y a quelques années, des événements graves démontrant
l'emprise des sectes sur des personnes avaient amené le Parlement à créer
une Commission d'enquête. Cette Commission d'enquête devait étudier
les mesures à appliquer pour élaborer une politique envue de lutter
contre les pratiques illégales des sectes et le danger qu'elles représentent
pour la société et pour les personnes, particulièrement pour les
mineurs d'âge. Dans son
rapport, elle recommandait l'introduction dans notre droit pénal d'une
disposition réprimant l'abus de la positionde faiblesse d'un individu.
La prise en compte de l'état de faiblesse n'est pas inconnue par le
Code pénal. Ainsi, l'état de faiblesse est considéré comme
circonstance aggravante dans le cadre du viol et de l'attentat à la
pudeur (376 CP), de l'exploitation de la débauche et de la prostitution
(380 CP), des actes de torture ou des traitements inhumains (417ter et
quater), de l'exploitation de la mendicité (433quater), de la traite
des êtres humains (433septies), des pratiques des marchands de sommeil
(433 decies) et du trafic des êtres humains (art. 77quater de la loi du
15 décembre 1980 sur l'accès au territoire, le séjour, l'établissement
et l'éloignement des étrangers). L'avant-projet va plus loin en érigeant
en infraction à part entière l'abus de l'état d'ignorance ou de la
situation de faiblesse d'une personne pour obliger celle-ci à un acte
ou à une abstention portant gravement atteinte à son intégrité
physique, à sa santé physique ou mentale ou portant gravement atteinte
à son patrimoine. A cet
effet, un nouveau chapitre IV ter sera inséré au sein du titre VIII du
code pénal « Des crimes et des délits contre les personnes ».L'avant-projet
prévoit une peine d'emprisonnement de 3 mois à 3 ans et une amende 250
à 20.000 euros.
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