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29 août 2007 La Commission européenne se défend de tout harcèlement envers l'Eglise italienne
La Commission européenne, qui envisage d'ouvrir une enquête sur les activités immobilières de l'Eglise catholique italienne, s'est défendue de tout harcèlement des communautés religieuses, soulignant qu'elle ne faisait qu'appliquer le droit.
"Le dialogue de la Commission avec les Eglises et communautés religieuses est au-dessus de tout reproche", a plaidé Johannes Laitenberger, porte-parole du président de la Commission José Manuel Barroso.
"Ce que révèle ce sujet, c'est le respect du droit par la Commission: il y a une plainte et il faut regarder cette plainte, la traiter comme toute autre plainte, c'est dans l'intérêt de tout le monde", a-t-il ajouté.
Même si la Commission devait décider d'ouvrir une enquête, "elle ne pourrait qu'être limitée aux activités commerciales de l'Eglise", a ajouté le porte-parole pour les questions de concurrence, Jonathan Todd.
La Commission avait indiqué mardi que suite à des plaintes, elle avait demandé des informations au gouvernement italien sur les avantages fiscaux accordés à l'Eglise pour ses activités immobilières, et qu'elle pourrait ouvrir une enquête formelle pour déterminer si ces avantages équivalaient à des distorsions de concurrence.
Elle avait précisé qu'une demande d'informations similaire avait été adressée à l'Espagne, également suite à des plaintes d'origine non dévoilée.
En
Italie, la majorité de la classe politique italienne a
réagi en défendant l'Eglise, propriétaire d'un énorme
patrimoine immobilier, dans une nouvelle illustration
des liens toujours forts entre le clergé et les élus
dans ce pays officiellement laïc. Droitdesreligions.
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