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3
janvier 2005,
Washington a versé 1 milliard de dollars à des groupes
religieux en 2003
Le gouvernement américain a versé plus d'un
milliard de dollars (730 millions d'euros) en 2003 à des
organisations qu'il considère comme confessionnelles. L'argent
est allé à des programmes axés sur la prière et le conseil
spirituel mais aussi à des groupes surpris de se découvrir
qualifiés de religieux.
Au
total, les organisations confessionnelles ont reçu 1,17 milliard
de dollars (860 millions d'euros) en 2003, soit environ 8% des
14,5 milliards (10,7 mds euros) consacrés aux programmes sociaux
pouvant prétendre à de l'argent de cinq ministères fédéraux.
Les responsables de la Maison Blanche s'attendent à ce que ce
total augmente.
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4
janvier 2005
Démission de Dounia Bouzar du CFCM
L'anthropologue Dounia Bouzar, l'une des deux
femmes du CFCM, a démissionné du Conseil français du culte
musulman.
Mme Bouzar a envoyé une lettre annonçant sa démission
au président du CFCM, le recteur de la grande mosquée de Paris,
Dalil Boubakeur. Le bureau du CFCM, qui doit se réunir jeudi, n'a
pas rendu publique cette lettre dans l'immédiat. Avec Fatiha
Ajbli, Dounia Bouzar était l'une des deux femmes siégeant à la
direction de l'instance représentative des musulmans de France.
En marge des voeux aux autorités religieuses à
l'Elysée, le président du CFCM Dalil Boubakeur a "regretté"
cette démission. Mais "c'est son choix, chacun est
libre". "Je suis sûr que l'ensemble du bureau, qui se réunira
le 5 (janvier) à la mosquée de Paris, émettra son regret à
cette occasion", a-t-il ajouté.
Née
en 1964, convertie à l'islam en 1991, Dounia Bouzar défend l'idée
d'un islam français tourné vers la modernité. Elle reproche au
CFCM de se focaliser plus sur la forme que sur le fond des choses.
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7 janvier 2005
Permis de construire
refusé par le maire de Deyvillers aux Témoins de Jéhovah
La
chaîne de télévision France 3 a, le 6 janvier 2005, relaté
le refus formulé par le maire de Deyvillers aux adeptes du culte
des Témoins de Jéhovah pour la construction d'un lieu de culte.
Un permis de construire déposé par les Témoins
de Jéhovah pour implanter, dans le petit village vosgien de
Deyvillers, une vaste salle d'assemblée, a été refusé par le
maire du village, a-t-on indiqué à la mairie.
Le
projet des Témoins de Jéhovah de construire une "salle du
Royaume" de 1.500 places avec un parking de 500 places, dans
un village de 1.400 âmes près d'Epinal suscitait une levée de
boucliers de la part des habitants. Le refus du permis de
construire est toutefois motivé par des raisons
"techniques", qui tiennent à "la voirie, la
circulation et l'évacuation des eaux", a précisé le bureau
d'information des Témoins de Jéhovah à Louviers (Eure) qui dénonce
dans un communiqué "une décision prise dans un contexte de
dénigrement et d'intolérance à l'égard d'une minorité
religieuse".
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7
janvier 2005
Le Préfet de Guyane veut relancer la vigilance contre les
dérives sectaires
Le préfet de Guyane a annoncé jeudi sa volonté
de "redoubler de vigilance contre les dérives
sectaires" suite au décès d'un jeune épileptique de 15 ans
après des séances d'exorcisme pratiquées par des membres de
"l'Eglise du christianisme céleste".
"La vigilance était déjà soutenue mais
elle va être encore renforcée" a assuré Alain Geney,
directeur de cabinet du Préfet Ange Mancini. "Nous
souhaitons attendre les résultats de l'enquête de manière à
pouvoir très justement apprécier la suite à donner à cette
affaire en matière d'autorisation ou non de poursuite du culte
par ce mouvement" a ajouté M. Geney.
Jusqu'à
présent, "l'Eglise du christianisme céleste" n'avait
pas attiré l'attention de la commission de vigilance contre les dérives
sectaires présidée par le Préfet et qui regroupe différents
services de l'Etat.
"La commission s'est réunie en juin et à cette date il n'y
avait aucune information alarmante sur une quelconque dérive de
ce mouvement, comme d'autres" assure le directeur de cabinet
de la Préfecture. Les pouvoirs publics ne sont pourtant pas en
mesure de produire des éléments d'enquête ou des données
statistiques détaillées sur le pratiques sectaires en Guyane.
Le Parquet de Cayenne a déjà mis en examen et
écroué ou placé sous contrôle judiciaire, six membres de cette
"Eglise", dont le plus haut dignitaire de cette
association cultuelle et son épouse, soupçonnés de violences
volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Le
jeune épileptique, âgé d'un peu plus de 15 ans, a succombé en
début de semaine, après avoir été soumis à des rîtes de désenvoûtement
destinés "à chasser le diable de son corps".
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13
janvier 2005
La Miviludes publie un guide sur les dérives sectaires
Les responsables administratifs vont avoir à
leur disposition un "Guide de l'agent public face aux dérives
sectaires" publié par la Mission interministérielle de
vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), a
annoncé jeudi cet organisme.
Tiré à 20.000 exemplaires et édité par La
Documentation Française, ce guide sera diffusé au sein des
personnels d'encadrement des trois fonctions publiques (Etat,
territoriale et hospitalière) pour leur servir de "support
concret d'aide à la décision", selon un communiqué de la
Miviludes.
Il s'agit d'aider les agents publics à discerner "ce qui relève du
domaine privé et ce qui appelle une réponse de la puissance
publique", explique le président de la Miviludes Jean-Louis
Langlais dans un avant-propos. Selon lui, les agents publics
"doivent pouvoir distinguer les agissements répréhensibles,
identifier les groupes à risques, effectuer les signalements éventuels,
venir en aide aux personnes, mettre en place des actions de prévention".
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jeudi 20 janvier 2005, 12h33
48 élèves exclus au total pour non respect de la loi laïcité
Le ministre de l'Education nationale, François Fillon, a annoncé
jeudi à Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne) que 48 élèves ont été
exclus au total depuis la rentrée scolaire pour non respect de la
loi sur l'interdiction des signes religieux dans les établissements
scolaires.
Près de cinq mois après la rentrée scolaire, tous les conseils
de discipline prévus ont eu lieu, a-t-on précisé au ministère.
"Cette loi en faveur de la laïcité à l'école, hier
contestée par certains, s'est imposée fermement et calmement.
L'an passé, près de 1.500 élèves manifestaient ostensiblement
une appartenance religieuse. Cette année, 639 ont été recensés",
a détaillé M. Fillon dans son discours introductif à un
colloque sur le centenaire de la loi de 1905 de séparation de l'Eglise
et de l'Etat à l'université de Marne-la-Vallée.
"Le nombre d'exclusions fut limité à 48 élèves",
s'est félicité le ministre.
Selon lui, "plus de 550 de ces situations ont trouvé une
solution par le dialogue", les jeunes filles ayant accepté
de retirer leur voile, foulard ou bandana. Une soixantaine de
situations litigieuses ont été réglées par des inscriptions
dans le privé ou au Cned (enseignement à distance).
"La loi ne refoule personne, elle invite au respect
mutuel", a insisté M. Fillon. Avec la loi du 15 mars 2004
interdisant le port de signes religieux ostensibles, "le
gouvernement a légitimement remis les points sur les i",
a-t-il estimé.
Tous les conseils de discipline convoqués sur cette question ont
prononcé l'exclusion, le plus souvent de jeunes musulmanes, mais
aussi de trois sikhs portant un sous-turban.
Selon le ministère, les recours aux rectorats puis aux tribunaux
administratifs "ont été majoritaires mais pas systématiques".
Jeudi, le ministre a également indiqué son souhait
d'"avancer sur la question de l'apprentissage du fait
religieux à l'école" sans faire "du prosélytisme ni
du catéchisme".
"Concrètement", M. Fillon a proposé que "cette
sensibilisation au fait religieux" trouve sa place "dans
la formation des enseignants" au sein des instituts
universitaires de formation des maîtres.
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