lundi 5 juillet 2004, 18h52
Le CFCM appelle à appliquer la loi sur la laïcité 

 

Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Dalil Boubakeur a appelé lundi les jeunes musulmanes à appliquer la loi sur la laïcité afin d'assurer "une rentrée évitant l'exclusion".

 

"Aujourd'hui, en réunion plénière, nous avons, tous fédérations et bureaux réunis, rédigé une circulaire aux présidents des CRCM (conseils régionaux) pour les appeler au respect de la loi et des principes qui guident le CFCM", a déclaré le recteur de la mosquée de Paris sur Europe-1.

 

Le CFCM souhaite "avant tout assurer une rentrée si possible pour toutes, en évitant des exclusions et un certain nombre de comportements des présidents ou aux dirigeants des CRCM", a expliqué Dalil Boubakeur. Et ce, "de manière à ce que l'attitude générale de cette rentrée soit une attitude de recherche de solutions, de conciliation, d'éviter les polémiques, et de ne réserver que pour les cas difficiles une concertation avec le bureau du CFCM".

 

"L'UOIF, qui est partie prenante du CFCM, a totalement souscrit à cette lettre, qui va partir incessamment et qui enjoint les régions à rester vigilantes, prudentes, responsables et de privilégier toutes les voies de conciliation afin que les jeunes filles puissent être assurées d'une scolarité normales", a-t-il martelé.

 

Selon le recteur de la mosquée de Paris, "on a beaucoup exagéré qui s'est passé en Rhône-Alpes". L'Union des organisations islamiques de France (UOIF) a recommandé ce week-end à Lyon aux jeunes musulmanes de se présenter dans les établissements scolaires dans les tenues qu'elles auront choisi de porter, alors que les dirigeants du CRCM ont fait part de leur crainte de voir une "recrudescence de procès".

 

Ecartant l'hypothèse d'un "double langage", Dalil Boubakeur a répété que "le CFCM et les conseils régionaux auront pour mission, avec l'accord unanime de tous, d'assurer une rentrée apaisée: s'il y a des problèmes, on les étudiera avec un esprit non polémique".

 

"La force est à la loi, nous sommes là pour voir les conditions d'application", a conclu le président du CFCM.