La Lettre du droit des religions  

 

N°28

 

Décembre 2007 / Janvier 2008

 

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240 pages (1,25 MO)

SOMMAIRE

L’équipe de la lettre du droit des religions vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2008.

 

 

EDITORIAL

p.9

La place de la religion dans le Traité de Lisbonne

Par Sébastien Lherbier-Levy

 

 

 

ACTUALITE EN BREF  novembre 2007

p.12

n Un curé jugé pour avoir détruit une fresque dans une église de sa paroisse

n CourEDH : annonce d’arrêt Perry c. Lettonie  (n° 30273/03)

n Conformité du culte protestant danois à la Convention européenne des droits de l’homme

n Espagne : la justice admet la scientologie parmi les "entités religieuses"

n Atteinte à la liberté religieuse: la Lettonie  condamnée par la CEDH

n Le Liechtenstein  projette une séparation entre l'Etat et l'Eglise

n Magasins ouverts le dimanche en Allemagne : plainte des Eglises catholique et protestante berlinoises devant la cour constitutionnelle

n Diffamation religieuse : le maire d'Asnières relaxé, son 1er adjoint condamné

n Belgique  Création d'un Conseil des leaders religieux .

n Une action en diffamation  de l'Opus Dei  contre un roman jugée irrecevable


 

ACTUALITE EN BREF décembre 2007

p.16

n Le consistoire central  saisit la Halde  à propos des dates d'examen

n USA : Rejet d'un recours intenté par les parents d'un mineur hospitalisé, membre des témoins de Jéhovah

n La Miviludes  publie un guide sur le risque sectaire en entreprise

n La Cour suprême du Canada  indemnise le préjudice subi par une épouse suite au refus de son ex-conjoint de lui accorder le divorce  religieux juif  après le divorce civil

n Russie : publicité de Coca-Cola jugée "blasphématoire" par des orthodoxes

n Projet de Grande mosquée  à  Marseille  :  audience au Tribunal administratif de Marseille.

n ONU  Conseil des droits de l'homme . sur l'élimination de toutes les formes d'intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction

n Rejet du recours contre la délibération du conseil municipal de la ville de Marseille  ayant approuvé la mise à disposition par bail emphytéotique, une parcelle de terrain communal au profit de l'association "La mosquée  de Marseille".


 

PARLEMENT EUROPEEN Questions

p.19

n Position de la minorité alevi en Turquie   E-5766/07  12 novembre 2007. QUESTION ÉCRITE posée par Frank Vanhecke (NI) à la Commission 

n Investissements sur le site du cimetière  juif  de Snipiskes à Vilnius (Lituanie )  P-6083/07  28 novembre 2007. QUESTION ÉCRITE posée par Filip Kaczmarek (PPE-DE) à la Commission 

n Actes de vandalisme et saccage d'églises  chrétiennes grecques en Turquie   E-6053/07  27 novembre 2007. QUESTION ÉCRITE posée par Katerina Batzeli (PSE) et Maria Eleni Koppa (PSE) au Conseil 

n Financement de la Grande Mosquée à Cologne-Ehrenfeld  E-6052/0727 novembre 2007.    QUESTION ÉCRITE posée par Renate Sommer (PPE-DE) à la Commission 

n Violation de la liberté religieuse en Turquie   P-6232/07  3 décembre 2007. QUESTION ÉCRITE posée par Antonios Trakatellis (PPE-DE) à la Commission 

n L'Europe doit rappeler la Turquie  au respect des règles du fair-play dans le football   E-6413/07  12 décembre 2007. QUESTION ÉCRITE posée par Mario Borghezio (UEN) à la Commission 


 

ASSEMBLEE NATIONALE Question écrites        novembre 2007

p.22

Question N° : 9310  de M. Pinte Étienne(Union pour un Mouvement Populaire Yvelines) QE

Question N° : 3403  de Mme Poletti Bérengère(Union pour un Mouvement Populaire - Ardennes) QE

Question N° : 3401  de Mme Poletti Bérengère(Union pour un Mouvement Populaire - Ardennes) QE

Question N° : 9807  de M. Tardy Lionel(Union pour un Mouvement Populaire - Haute-Savoie) QE

Question N° : 10467  de M. Lasbordes Pierre(Union pour un Mouvement Populaire - Essonne) QE

Question N° : 10335  de M. Kucheida Jean-Pierre(Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Pas-de-Calais) QE

Question N° : 11070  de M. Remiller Jacques(Union pour un Mouvement Populaire - Isère) QE

Question N° : 4285  de M. Vigier Philippe(Nouveau Centre - Eure-et-Loir) QE

Question N° : 10660  de M. Saint-Léger Francis(Union pour un Mouvement Populaire - Lozère) QE

Question N° : 4724  de M. Vanneste Christian(Union pour un Mouvement Populaire - Nord) QE


 

ASSEMBLEE NATIONALE Question écrites        décembre 2007

p.28

Question N° : 12359  de M. Valax Jacques(Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Tarn) QE

Question N° : 12271  de M. Eckert Christian(Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Meurthe-et-Moselle) QE

Question N° : 6869  de M. Raoult Éric(Union pour un Mouvement Populaire - Seine-Saint-Denis) QE

Question N° : 13325  de M. Rogemont Marcel(Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Ille-et-Vilaine) QE

Question N° : 8354  de M. Demange Jean-Marie(Union pour un Mouvement Populaire - Moselle) QE

Question N° : 4738  de M. Vanneste Christian(Union pour un Mouvement Populaire - Nord) QE

Question N° : 8488 de M. Vuilque Philippe(Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Ardennes) QE 
Question N° : 13672 de Mme Lignières-Cassou Martine(Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Pyrénées-Atlantiques) QE

Question N° : 13793 de M. Renucci Simon(Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Corse-du-Sud) QE

Question N° : 13514 de M. Grall Michel(Union pour un Mouvement Populaire - Morbihan) QE


 

ASSEMBLEE NATIONALE Propositions et Projets de loi

p.34

n Proposition de loi du 24 octobre 2007 de M. Bernard Accoyer complétant l'ordonnance n° 58-1100 du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires


n RAPPORT FAIT AU NOM DE LA COMMISSION DES FINANCES, DE L'ÉCONOMIE GÉNÉRALE ET DU PLAN SUR LE PROJET DE loi de finances pour 2008 (n° 189),PAR M. GILLES CARREZ, Rapporteur Général, Député. ANNEXE N° 14 DIRECTION DE L'ACTION DU GOUVERNEMENT PUBLICATIONS OFFICIELLES ET INFORMATION ADMINISTRATIVE Rapporteur spécial : M. Jean-Pierre Brard Député Extrait


 

SENAT Questions écrites

p.39

n Retraite des anciens ministres du culte  et anciens membres des congrégations et communautés religieuses Question orale sans débat n° 0122S de M. Auguste Cazalet (Pyrénées-Atlantiques - UMP) publiée dans le JO Sénat du 06/12/2007 - page 2204

n Dimension subjective de la différence entre la notion de secte  et celle de religion  Question écrite n° 02438 de M. Jean Louis Masson (Moselle - NI)  publiée dans le JO Sénat du 08/11/2007 - page 2018


 

SENAT Projet de loi

p.41

n Projet de loi de finances pour 2008 : Administration générale et territoriale de l'État

Extrait

Avis No 96 tome 1 de M. José BALARELLO, fait au nom de la commission des Lois constitutionnelles, de la législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration général


 

HALDE

p.44

n Délibération relative au port du niqab  au sein d’un établissement public de santé n° 2007-210 du 03/09/2007


n Délibération relative à des autorisations d’absence pour fêtes religieuses n° 2007-301 du 13/11/2007


 

CONSEIL SUPERIEUR DE L’AUDIOVISUEL

p.50

n Décision n° 2007-864 du 25 septembre 2007 mettant en demeure l'association Ici et Maintenant


 

CONSEIL CONSTITUTIONNEL

p.53

n Conseil constitutionnel Décision n° 2007-3882 du 26 juillet 2007 M. GÉRARD G.


 

REGLEMENTATION

p.56

n Décret n° 2007-1853 du 26 décembre 2007 pris pour l'application de l'article 16 ter de l'ordonnance n° 45-174 du 2 février 1945 et relatif à la mesure d'activité de jour


n Décret n° 2007-1829 du 24 décembre 2007 modifiant le décret n° 88-145 du 15 février 1988 pris pour l'application de l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif aux agents non titulaires de la fonction publique territorial


 

DISCOURS / ALLOCUTIONS

p.60

n Discours de Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République française au Palais du Latran  lors de sa visite au pape Benoît XVI.

Rome, Palais du Latran , jeudi 20 décembre 2007


 

JURISPRUDENCE ADMINITRATIVE      

p.66

n Tribunal administratif de Paris, n° 0702693/7, 5 juillet 2007, SYNDICAT NATIONAL DES PROFESSIONNELS DE LA KINESIOLOGIE

Les dispositions précitées de la loi du 17 juillet 1978 n'ont pas pour objet ou pour effet de charger l'administration de procéder à des recherches en vue de fournir ou de reconstituer pour le demandeur une documentation sur un sujet donné ; que, par suite, en refusant la communication de " l'ensemble des documents qui ont servi de support à la rédaction des développements concernant la kinésiologie  et figurant dans le rapport de la MIVILUDES  pour l'année 2005 " au syndicat requérant, dont la demande était dépourvue de toute précision quant à la nature des pièces demandées, l'administration n'a pas méconnu les dispositions de l'article 2 et, en tout état de cause, de l'article 3 de la loi du 17 juillet 1978


n Tribunal administratif de Paris, n°0601801/5, 14 novembre 2007, M. Mourad B

Le requérant, gardien de la paix  stagiaire, a, à maintes reprises, manifesté dans l'exercice de ses fonctions un militantisme religieux, créant des conflits avec ses collègues ; qu'il a ainsi manqué au principe de laïcité  et à l'obligation de neutralité  qui s'impose à tout agent public.


n Tribunal administratif de Rouen, nos 0402836 - 0402837 - 0501823 - 0501828 - 0503175 - 0600475 - 0700317 - 0700318 - 0700661 - 0700662, 16 octobre 2007, ASSOCIATION CULTUELLE LECTORIUM  ROSICRUCIANUM

Il ne résulte aucunement de l'instruction que les maisons d'habitation susmentionnées sises respectivement sur le territoire des communes de (…) et comprenant chacune cuisine, salle à manger, salle de bain et plusieurs chambres seraient affectées à un usage autre que purement privatif à destination des membres de l'association requérante ; que celle-ci ne peut, dès lors, sérieusement demander qu'ils soient exonérés de taxe d'habitation et de taxe foncière.


n Tribunal administratif de Versailles, n° 0600977, 26 octobre 2007, Mme Christine E

Si l'avis du conseil d'Etat du 3 mai 2000 porte en particulier sur le cas d'un agent du service public de l'enseignement, il précise également qu'il résulte des textes constitutionnels et législatifs que le principe de liberté de conscience ainsi que celui de la laïcité  de l'Etat et de neutralité des services publics s'appliquent à l'ensemble des services publics ; que si les agents publics bénéficient comme tous les citoyens de la liberté de conscience et de religion édictée par les textes constitutionnels, conventionnels et législatifs, qui prohibent toute discrimination fondée sur leurs croyances religieuses  ou leur athéisme , notamment pour l'accès aux fonctions, le déroulement de carrière ou encore le régime disciplinaire, le principe de laïcité de l'Etat et de ses démembrements et celui de la neutralité des services publics font obstacle à ce que ses agents disposent, dans l'exercice de leurs fonctions, du droit de manifester leurs croyances religieuses, notamment par une extériorisation vestimentaire  ; que ce principe, vise à protéger les usagers du service de tout risque d'influence ou d'atteinte à leur propre liberté de conscience.


n Tribunal administratif de Toulouse, n°0603496, 5 novembre 2007, M. Raphaël R.

Le requérant a présenté par une lettre en date du 15 juin 2006, soit dans le délai du recours contentieux ouvert contre la décision litigieuse, une demande de communication des motifs de la décision implicite de rejet de sa demande d'agrément en qualité d'aumônier  du centre pénitentiaire de M. du 25 février 2006 ; qu'il est constant que, bien que la demande ait été adressée au ministre de la justice, l'administration n'a pas communiqué les motifs de cette décision dans le délai d'un mois prévu par la disposition précitée; que, dès lors, la décision implicite de rejet est entachée d'illégalité.


n Tribunal administratif de Dijon,  n°0600661, 13 novembre 2007, M. Bernard R.

Pour établir le comportement, équivoque et fautif du vérificateur, qui aurait délibérément cherché à lui nuire, M. R. soutient que ce dernier entretenait des rapports étroits, en raison de ses liens avec l'Eglise de Scientologie , avec la propriétaire des locaux professionnels qu'il louait ; qu'il fait notamment valoir que seule cette relation peut expliquer la mention manuscrite portée sur la fiche de programmation des opérations de contrôle indiquant que l'affaire a été attribuée au vérificateur " à sa demande " ;Considérant cependant, qu'il ne résulte pas de l'instruction que le vérificateur ayant été en charge du dossier de M. R. pour les années 1996 et 1997 soit un membre actif ou un sympathisant de l'Eglise de Scientologie, ni qu'il soit entré en contact, par cette appartenance  avec son bailleur ; qu'ainsi, la mention manuscrite portée sur la fiche de programmation des opérations de contrôle n'est pas de nature à faire regarder comme anormale l'attribution au vérificateur, sur sa demande, de ce dossier par son supérieur hiérarchique et comme révélant un soi disant fait de " concussion " ; qu'enfin, il ne résulte pas de l'instruction que le comportement du vérificateur ait été guidé par une volonté délibérée de nuire ou que ce dernier ait refusé d'engager un débat oral et contradictoire avec le contribuable ou son représentant.


n Tribunal administratif de Strasbourg, n0505482, 20 novembre 2007,  M. et Mme Thierry G.

Eu égard aux dispositions de l'article L. 911-1 du code de l'éducation, il n'appartient pas à la juridiction administrative de connaître d'un recours indemnitaire contre le directeur d'un établissement public local d'enseignement agricole et horticole, introduit par les parents d'une élève qui a déclaré en classe être témoin de Jéhovah  et avoir ainsi été la cible par les autres élèves de l'établissement d'une attitude discriminatoire à son égard


n Tribunal administratif de Bordeaux, ord. Ref., n°0705282, 18 décembre 2007, FEDERATION CHRETIENNE DES TEMOINS DE JEHOVAH DE FRANCE et M. et Mme M.

La mise en garde du public scolaire contre le risque social lié au prosélytisme  de mouvements sectaires  paraît relever de la mission éducative confiée aux établissements d'enseignement par les textes législatifs et réglementaires qui les régissent ; qu'en admettant que la note incriminée ait à tort assimilé les Témoins de Jéhovah  à une secte  dangereuse, il n'en résulte pas nécessairement l'illégalité d'une décision autorisant la tenue d'une conférence destinée à mettre en garde les lycéens contre les périls des dérives sectaires  ; que la circonstance que cette autorisation rendrait possible l'expression de propos excessifs ou diffamatoires à l'encontre du mouvement des Témoins de Jéhovah ne saurait, par elle-même, justifier la suspension d'exécution demandée, le prononcé en référé d'une telle mesure ne pouvant être l'instrument d'une censure préventive du contenu supposé de réunions publiques ; qu'il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins de suspension susvisées doivent, en tout état de cause, être rejetées.


n Cour administrative d'appel de Paris, n° 04PA00568, 7 juin 2007, FEDERATION CHRETIENNE DES TEMOINS DE JEHOVAH DE France

Un rapport établi pour l'information du législateur dans le cadre des travaux d'une commission d'enquête parlementaire, qui n'est pas par lui-même un acte administratif et ne se rattache à aucune activité de nature administrative, n'est pas détachable de la fonction de contrôle constitutionnellement dévolue au Parlement pour qu'il l'exerce souverainement ; que, hors les cas où le législateur y aurait lui-même consenti, il n'appartient au juge administratif de connaître ni des actes relatifs à cette fonction, ni des conditions dans lesquelles celle-ci s'exerce, ni même des conséquences pouvant en résulter ; qu'il s'ensuit que la compétence pour en connaître ne lui ayant pas été, fût-ce implicitement, conférée, les litiges trouvant leur cause dans un rapport parlementaire ne sauraient ressortir à la compétence du juge administratif ; que la circonstance qu'aucune juridiction ne peut être saisie d'un tel litige ne saurait avoir pour conséquence d'autoriser le juge administratif à se déclarer compétent.


n Cour administrative d'appel de Marseille , n°05MA00225, 17 octobre 2007, COMMUNE DE M.

Un bâtiment destiné à l'exercice d'un culte ne saurait être regardé comme une construction à usage d'équipements collectifs ou de service au sens des dispositions précitées de l'article UE1 du règlement du plan d'occupation des sols de M., dès lors qu'il résulte de ce règlement que la zone UE a essentiellement une vocation économique et commerciale ; qu'ainsi, l'édifice envisagé par l'association locale pour le culte des témoins de Jéhovah  de X. Y. , destiné à l'exercice d'un culte, ne figure pas au nombre des constructions admises dans la zone UE ; que, dans ces conditions, le maire de M. n'a pas fait une inexacte application du règlement de la zone UE du plan d'occupation des sols en délivrant un certificat d'urbanisme négatif à l'association locale pour le culte des témoins de Jéhovah de X. Y. (Annulation du jugement).


n Cour administrative d'appel de Nancy, n°06NC01625, 6 décembre 2007, DEPARTEMENT DES ARDENNES c/ M. et Mme S.

En réservant la gratuité aux seuls collégiens fréquentant l'établissement privé le plus proche de leur secteur scolaire, le DEPARTEMENT DES ARDENNES établit une sectorisation scolaire comparable à celle prévalant pour les seuls établissements publics ; qu'il favorise ainsi l'exercice effectif de la liberté de l'enseignement consacrée par l'article premier de la loi susvisée du 31 décembre 1959, désormais codifié sous l'article L. 151-1 du code de l'éducation, et ne viole ni la laïcité  républicaine, ni la liberté de conscience des collégiens et de leurs parents.


n Conseil d'Etat, ord. Ref., n° 310221, 22 novembre 2007, FEDERATION CHRETIENNE DES TEMOINS DE JEHOVAH DE France.

Rejet de la demande de suspension de l'exécution de la décision de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires  (Miviludes ) de mettre en ligne sur son site Internet  un extrait de la 4ème couverture du livre de  M. Nicolas J. intitulé " Nicolas, 25 ans, rescapé des témoins de Jéhovah ."


n Conseil d'Etat, n° 285394, 5 décembre 2007, M. S. ; Conseil d'Etat, n° 285395, 5 décembre 2007, M. S. ; Conseil d'Etat, n° 285396, 5 décembre 2007, M. S. ; Conseil d'Etat, n° 295671, 5 décembre 2007, M. et Mme G.

Si les élèves des écoles, collèges et lycées publics peuvent porter des signes religieux discrets , sont en revanche interdits, d'une part, les signes ou tenues, tels notamment un voile  ou un foulard islamique , une kippa  ou une grande croix , dont le port, par lui-même, manifeste ostensiblement une appartenance religieuse , d'autre part, ceux dont le port ne manifeste ostensiblement une appartenance religieuse qu'en raison du comportement de l'élève ;


n Conseil d'Etat, n°294439, 19 décembre 2007, M. V.

Le régime applicable aux établissements publics du culte  dans les départements du Bas-Rhin , du Haut-Rhin  et de la Moselle ne relève pas de la compétence exclusive du législateur et peut être réformé par des dispositions réglementaires dès lors que ces dispositions n'ont pour effet ni de créer une nouvelle catégorie d'établissement public ni de modifier, dans un sens ou dans l'autre, les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice de la liberté du culte ; que, s'agissant de l'Eglise protestante réformée d'Alsace et de Lorraine, le décret attaqué ne confie aucun pouvoir propre de décision aux organes de l'Union ; qu'en particulier, contrairement à ce que soutient le requérant, la seule circonstance que ce décret, d'une part, substitue l'avis facultatif du conseil restreint de l'Union à l'avis facultatif du conseil synodal sur les admissions au ministère pastoral, alors même que les consistoires conservent leur pouvoir de nomination, et d'autre part, en matière de création et de transfert de postes pastoraux, substitue au pouvoir d'approbation du conseil synodal le pouvoir d'approbation du conseil restreint de l'Union, alors même que les consistoires conservent leur pouvoir de proposition, ne suffit pas, par elle-même, à porter atteinte aux garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice de la liberté du culte.


n Conseil d'Etat, n° 295828,310522, 19 décembre 2007, CONSEIL PRESBYTERAL DE L'EGLISE REFORMEE DE SARREBOURG et autres

La délibération attaquée, qui porte sur un projet de création d'une Union des Eglises protestantes d'Alsace et de Lorraine, " chargée de conduire des actions communes et de resserrer les liens entre les deux Eglises protestantes d'Alsace et de Lorraine " ainsi que sur la création d'un corps pastoral unique et d'une commission des ministères commune chargée de délivrer aux candidats au ministère pastoral un certificat d'aptitude aux fonctions pastorales, constitue non un acte faisant grief mais un vœu adressé au gouvernement, manifestement insusceptible de faire l'objet d'un recours devant le juge de l'excès de pouvoir ; que, dès lors, ni le CONSEIL PRESBYTERAL DE L'EGLISE REFORMEE DE SARREBOURG et autres, ni M. G. ne sont recevables à en demander l'annulation.M. G., qui ne soutient pas être membre de l'église de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine, est sans intérêt et partant sans qualité pour demander l'annulation de la délibération susvisée du consistoire supérieur de cette église, contre laquelle il ne formule d'ailleurs aucun moyen.


n Conseil d'Etat, n°282100, 21 décembre 2007, M. B. et autres

Si les requérants font valoir qu'en rendant illégal l'usage de l'Ayahuasca ou du Daime, alors qu'ils sont utilisés lors de cérémonies  organisées par des associations telles que " l'Eglise du Santo Daime ", l'arrêté du 20 avril 2005 du ministre de la solidarité, de la santé et de la famille fixant la liste des plantes et substances classées comme stupéfiants , en tant qu'il classe les plantes " Psychotria viridis " et " Banisteriopsis caapi " parmi les substances stupéfiantes, porte atteinte à la fois à la liberté de pensée, de conscience et de religion, garantie tant par la Constitution que par les articles 9 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et d